ramazani

Au milieu Didier Ramazani

Les gouvernants belges mènent une politique esclavagiste, répressive et dissuasive contre les Représentants du Mouvement Patriotique et Démocratique Congolais vivant en Belgique en vue de les faire taire et de perpétuer le système esclavagiste, prédateur, exterminateur et criminel imposé au Peuple Congolais.

Personne ne s’occupe de la catastrophe humanitaire et sanitaire dénoncée par les organisations des droits de l’homme et humanitaire. Personne ne fait allusion aux aspirations et à la volonté exprimée de notre Peuple…….

1. Les faits

1.1. Dès le début du mois de juin 2005 jusqu’à peu près un mois après le 30 Juin 2005, la Police belge a protégé l’Ambassade de la RDC à Bruxelles. L’accès à notre Ambassade pour réclamer pacifiquement le respect de nos libertés et nos droits fondamentaux et ceux de nos compatriotes systématiquement et massivement violés dans l’impunité absolue en RDCongo par les gouvernants dont M. Mutamba est le Représentant ici en Belgique. L’accès à notre Ambassade nous a été interdit même avec une violence et une brutalité provocatrices par la Police belge.

1.2. Lors de la manifestation pacifique du 20 Juin 2005, la Police belge nous a provoqués par l’utilisation injustifée d’un gaz toxique pour les voies respiratoires (suflure de carbone) et de l’eau alors que les manifestants marchaient et chantaient paisiblement. Cette provocation a eu pour réaction subséquente le fait que que les manifestants ont brûlé une voiture et endommagé quelques autres voitures. Il y eut des arrestations. Et pourtant, il est connu que les manifestations des Congolais en Belgique se sont toujours déroulées, de façon exemplaire, dans le calme et le respect de l’ordre public

1.3. Lors de la manifestation du 30 Juin 2005, alors que l’itinéraire de la manifestation avait été convenu lors de la réunion préparatoire de ladite manifestation, réunion tenue entre les Autorités belges et nous, et qu’il avait été aussi convenu que l’accès à l’Ambassade serait autorisé pour qu’une Délégation rencontre l’Ambassadeur, la Police belge a fait l’itinéraire au cours de la manifestation. Ce qui a conduit les manifestants devant l’Ambassade des Ets-Unis et sur le Rue Belliard. Pendant que le Comité organisateur de la manifestation voyait avec certains Responsables de la Police belge la possibilité d’amener les manifestants à dégager pacifiquement la Rue Belliard, une autre partie de la Police qui stationnait en bas de la Rue Belliard enleva avec brutalité et violence le Président des Etudiants Benvenu Mondondo Mbutu et fit, de façon intempestive et brutale, usage de l’eau. Récation subséquente: quelques voitures et bâtiments endommagés. Il y eut encore des arrestations. Certains manifestants passèrent plus d’une semaine en prison..

1.4. Plusieurs fois, les Bana Congo ont été arrêtés et les manifestations pacifiques programmées par eux interdites.

1.5. Avant-hier: un Sit-In pacifique des Bana Congo devant l’Ambassade de la RDCongo à Bruxelles, en hommage au journaliste congolais Franck Ngyke sauvagement assassiné à Kinshasa par les forces répressives du sujet rwando-tanzanien Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila, a étrangement irrité les Gouvernants belges. Les manifestants ont été arrêtés avec une violence et une brutalité indignes d’un Etat de droit démocratique qu’est le Royaume de Belgique et incarcérés. Henri Muke, Désiré Katompa… ont été libérés. Mais Didier Ramazani croupit toujours en prison. Les Gouvernants belges envisagent même de l’expulser vers Kinshasa pour le livrer en pâture dans la gueule du loup….

1.6. Parmi les géniteurs et parrains du régime Kabila 1+4=0 se trouvent des gouvernants belges bien identifiés et connus de tous. Certains utilisent les institutions politiques belges, les autres utilisent les institutions de l’Union Européenne pour assouvir leurs intérêts privés et égoïstes au détriment du contribuable belge et européen, de notre Patrie et de notre Peuple.

1.7. Toutes les délégations qui se sont succédé en RDCongo (Union Européenne, ONU…) avant et après le 30 Juin 2005 pour menacer notre Peuple et ses dignes Représentants et encourager et soutenir leurs pions au pouvoir n’ont cité, dans toutes leurs déclarations, nulle part la volonté souveraine de notre Peuple. Leur discours a été unique: “Sales esclaves, soumettez-vous à l’ordre politique nous vous imposons. Vous n’avez ni opinion à faire prévaloir, ni aspiration à exprimer, ni volonté à faire respecter, ni droit, ni liberté. Nous vos tuteurs, nous nous occupons de vous. Vous n’avez qu’une seule chose à faire: vous taire et exécuter servilement et silencieusement notre seule volonté.”

1.8. La liste des faits révélateurs et significatifs est longue….

2. La déontologie coloniale toujours d’actualité

Le père Jean Roussel, missionnaire de Scheut, qui était curé de la Cathédrale sainte-Anne à Léopoldville avait écrit à l’intention des blancs qui voulaient aller travailler au Congo un traité de Déontologie coloniale, avec comme sous-titre: “Consignes de vie et d’action pour l’élite”, Edition de 1956.

La lecture de ce traité vous démontre que la logique et les principes décrits par cet auteur dans son traité continuent d’être suivis et appliqués malheureusement avec succès grâce à la complicité de certains compatriotes qui se comportent comme des Kapitas médaillés, pures créatures des colonialistes, pions et agents d’affaires des intérêts étrangers.

Dès leur arrivée sur le sol de nos Ancêtres, les colonialistes ont combattu les véritables chefs coutumiers trouvés sur place et qui étaient l’émanation de l’Autorité traditionnelle et les défenseurs des aspirations et des intérêts de la population. Ils ont créé les chefferies artificielles et placé à leur tête leurs pions noirs qui étaient rémunérés et qui recevaient une médaille de mérite civique comme récompense. Grâce à ces pions appelés “Kapitas médaillés”, les colonialistes qui se considéraient comme des tuteurs des noirs obtenaient la soumission des indigènes aux travaux forcés et à l’ordre colonial.

C’est ce même professeur de Déontologie coloniale qui traça les obligations des congolais

Devoirs des autochtones: - Ces autochtones ont des devoirs: devoirs de reconnaissance et de gratitude. Respect, docilité, collaboration loyale et sincère sont les grandes vertus que doit inculquer à ses frères noirs tout colonial épris d’idéal. Que les populations voient, qu’elles sentent, qu’elles comprennent et apprécient la dette immense qu’elles ont envers les métropoles. Qu’elles se rendent compte d’une façon évidente que cette dette doit s’amortir, du moins partiellement, pa rune juste considération et une rétribution dans les domaines économique et politique”. (Cfr Op. Cit. , p. 43).

Ce professeur avait aussi recommandé la répression des manifestations patriotiques chez les noirs. Nous vivons la même répression aujourd’hui en RDCongo comme en Belgique.

A la base de cette logique se trouve le mépris profond de l’homme noir, de sa culture, de sa volonté, de ses aspirations, de son bien, de son bonheur, de ses intérêts. Créé par Satan, il devait d’ailleurs se désafricaniser et s’européaniser pour devenir civilisé. Il recevait alors l’immatriculation et pouvait alors bénéficier de certains droits réservés uniquement aux blancs. C’était la politique de l’assimilationnisme. La condition de l’octroi de cette faveur était que le candidat puisse “justifier par sa formation et sa manière de vivre d’un état de civilisation impliquant l’aptitude à jouir des droits et à remplir les devoirs prévus par la législation civile”.

L’immatriculation n’était conférée qu’à la suite d’une procédure longue et compliquée. Le demandeur devait déposer une requête au Tribunal de Première Instance. Des bans étaient publiés comme pour un mariage. Le Tribunal organisait des visites domicilalires au cours desquelles l’on faisait l’inventaire de la vaisselle (on comptait le nombre de cuillères), de literie (le nombre d’oreillers).. etc… Il fallait avoir l’assurance que le noir sollicitant son immatriculation vivait vraiment comme un blanc… Ensuite, si cet examen était concluant, le candidat était l’objet d’un interrogatoire par le Juge Principal du Tribunal Provincial. Enfin, un jugement était prononcé. A la fin de l’année 1958, il n’y avait que 217 immatriculés pour une population de plus de 13 millions de Congolais.

Monseigneur de Hemptine, évêque d’Elisabethville, justifiait les difficultés mises à l’octroi de l’immatriculation. La Sous-Commission katangaise de la Commission pour la protection des indigènes avait adopté le texte ci-après inspiré par cet évêque:

Consciente de l’infériorité actuelle de l’indigène du Congo comparé à l’Européen, sans s’occuper de résoudre la question insolite de savoir si l’évolution progressive de cette race arrivera à la rendre un jour l’égale de la nôtre;

Reconnaît chez les individus exceptionnels la possibilité d’arriver à cette égalité;

Et forme le voeu suivant: Que cette assimilation de la race placée sous notre tutelle nes e fasse qu’avec une extrême prudence sans perdre de vue l’infériorité où se trouve encore la presque totalité de la population indigène”.

Cfr Guebbels, Relation complète des travaux de la Commission permanente pour la protection des Indigènes du Congo belge, Elisabethville, 1953, p. 442-443)

A la fin de la colonisation en 1960, les néocolonialistes ont poursuivi leur bataille contre les leaders et les dignes représentants des aspirations et des intérêts des populations noires et créé, parmi les noirs dociles et opportunistes, les “Kapitas médaillés modernes, post-coloniaux”. Grâce à eux, ils appliquent jusqu’à ce jour et avec succès le projet néocolonial, esclavagiste, prédateur, exterminateur et criminel.

Depuis 1960 à ce jour, la logique et les principes décrits dans la Déontologie coloniale sont restés les mêmes et très simples:

- Mépris profond et ignorance de la volonté souveraine de notre Peuple;

- Exclusion, de la gestion de l’Etat, des leaders dignes représentants et défenseurs des aspirations et des intérêts de notre Peuple. Certains de ces leaders ont été même, non seulement éliminés politiquement, mais aussi physiquement ;

- Imposition à notre Peuple, pour la gestion du Pays, des Kapitas médaillés (pions et agents d’affaire des intérêts étrangers);

- Blocage de l’avènement de la démocratie: “gouvernement du peuple par le peuple”;

- Prédation des richesses naturelles de notre Pays par certains décideurs internationaux avec la complicité de leurs pions et agents d’affaire placé spar la force à la tête de notre Pays;

- Répression armée, violente et brutale de toute expression de la volonté populaire, des revendications, des contestations, des mécontentements de la population;

- Maintien du Peuple dans la famine, la misère, le deuil perpétuel et du pays dans un état de sous-développement permanent.

En 1960, l’application de la Loi Fondamentale et des institutions démocratiques issues de la Table Ronde de Bruxelles et le pouvoir des gouvernants issus des élections démocratiques de mai 1960 ont été bloqués par la création des mutineries, des conflits intertribaux et interethniques fractricides, des sécessions, la révocation du Premier Ministre Lumumba, le coup d’Etat militaire du 14 septembre 1960 et finalement par l’assassinat du Premier Ministre le 17 janvier 1961.

En 1961, le Gouvernement d’Union Nationale issu du Conclave de Lovanium (22 Juillet 1961-2 août 1961) et dirigé par le Premier Ministre plébiscité par le Parlement convoqué en session extraordinaire pour la tenue du Conclave de Lovanium a été dénaturé par des remaniements intempestifs et illégaux, sans l’aval du Parlement, pour le vider des “nationalistes”et et les remplacer par des agents néocoloniaux à la solde des intérêts du Groupede Binza et des parrains esclavagistes et prédateurs internationaux.

En 1965, l’application de la Constitution de Luluabourg a été étouffée dans l’oeuf par le coup d’Etat militaire du 24 novembre 1965.

1992, l’application des Résolutions de la Conférence Nationale Souveraine a été bloquée successivement par le coup d’Etat militaire du 1er décembre 1992 et par le coup d’Etat militaire du 17 mai 1997.

2003-2005: l’application des Résolutions du Dialogue Intercongolais a été bloquée par les les bourreaux de notre Peuple et les fossoyeurs de la Transition avec comme chef de file le sujet rwando-tanzanien Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila.

La volonté souveraine exprimée par notre Peuple lors des manifestations d’avant et du 30 Juin 2005 organisées en RDCongo et à travers le Monde est méprisée, ignorée et étouffée par les esclavagistes et les prédateurs internationaux utilisant les institutions internationales (Union Européenne, ONU…).

3.Conclusion:

a) UDPS/BELUX dénonce et condamne la politique esclavagiste, répressive et dissuasive menée par les gouvernants belges contre les Forces Congolaises du Progrès vivant en Belgique.

b) UDPS/BELUX demande à toutes les Organisations des défense des droits de l’homme et humanitaires et à tous les hommes de bonne volonté de se joindre au combat que mènent les Forces Congolaises du Progrès vivant en Belgique contre les criminels au pouvoir à Kinshasa et contre leurs parrains internationaux.

c) UDPS/BELUX exige la libération immédiate et sans condition du Combattant de liberté Didier Ramzani Ali, de lui octroyer la protection internationale et de le dédommager de tous les préjudices moraux et physiques subis.

d) UDPS/BELUX demande à toutes les Forces Congolaises du Progrès de ne pas se laisser intimider ni de se décourager, de se rappeler que les gouvernants belges portent, tout au long de notre histoire, une responsabilité grave et historique dans la génèse, l’entretien et l’aggravation de la crise congolaise ainsi que dans la catastrophe humanitaire et sanitaire actuelle. Nous devons rester en alerte, unis, solidaires et en état de mobilisation maximale car M. Didier Ramazani Ali et nous tous nous menons le combat le plus noble qui soit: le combat pour la reconquête de la dignité de notre Peuple, notre liberté et l’avènement d’un Etat de droit souverain, démocratique, pluraliste, moderne et prospère en RDCongo.


Fait à Bruxelles, le 16 novembre 2005.

Pour le Bureau de Représentation de l’UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant