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UDPS Liège

Journal de la dynamique section UDPS Liège

28 janvier 2006

ENCORE UNE DISTRACTION POUR DEMOBILSER LA BASE DE L'UDPS

hpim35272Processus électoral
Enrôlement : ouverture de 130 bureaux

Par  Le Potentiel

Si la plénière conjointe de tous les enjeux de l’ Assemblée nationale – Sénat sur l’ adoption du projet de Loi électorale est reportée à lundi prochain, les choses semblent se dénouer en ce qui concerne la réouverture des bureaux d’enrôlement. De sources concordantes, la décision vient de tomber après moult tractations et tergiversations. La Commission électorale indépendante procèdera incessamment à la réouverture de certains bureaux d’enrôlement sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

Les pourparlers qui se poursuivent en vue d’aboutir à un compromis politique pour le bon déroulement du processus électoral progressent positivement. Il nous revient des sources crédibles que la Commission électorale indépendante, Cei, procèdera dans quelques jours à la réouverture de 130 bureaux d’enrôlement sur toute l’ étendue du pays. Y compris bien sûr dans la ville de Kinshasa.

Cette décision intervient après plusieurs tractations visant à conférer plus de crédit aux scrutins lors des prochaines échéances électorales. La concrétisation de cette décision a été laissée à la Cei qui, de façon discrète, a associé certaines structures et institutions pour matérialiser cette préoccupation qui ne vise qu’ à éviter la spirale des contestations avant, pendant et après les élections. Ainsi, outre les bureaux déjà opérationnels dans les provinces de Bandundu et de l’ Equateur, il est envisagé la réouverture d’autres bureaux d’enrôlement dans des régions où le nombre des inscrits ne correspond pas au taux démographique.

On se rappellera qu’ à ce sujet, les Députés originaires de la ville de Kinshasa avaient introduit une requête auprès de la Commission électorale indépendante pour solliciter cette réouverture tant il est vrai qu’ ils ont dit que le nombre des enrôlés de Kinshasa ne reflétait pas la réalité de la population kinoise. La solution est en train d’être trouvée dans ce sens.

Une réponse à l’Udps

La réouverture de ces bureaux constitue également une réponse à la requête de l’ Udps. Certes, l’ Udps en levant l’ option de rejoindre le processus électoral, avait plaidé pour la réouverture de quels bureaux d’enrôlement. Il est entendu que ses militants qui avaient suivi son mot d’ordre devraient être les premiers bénéficiaires. Cependant, l’Udps avait vu loin en plaidant aussi la cause des compatriotes qui venaient de bénéficier des faveurs de la loi d’amnistie, ceux de la diaspora qui regagnent le pays, et bien sûr ces adolescents qui viennent d’atteindre l’âge de voter. Autant d’électeurs qui sont appelés à accomplir leur devoir civique.

Cependant, il serait intéressant que la Commission électorale indépendante, une fois cette mesure rendue publique, la fasse accompagner des mesures d’encadrement pour éviter d’autres contestations. Il s’agit d’acheminer à temps la logistique nécessaire tant sur le plan de l’ équipement que financier et humain.

En effet, les rapports sur le déroulement du référendum constitutionnel ont relevé justement ces insuffisances sur ces points précis. Il importe donc de prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin d’éviter ces erreurs.. Par ailleurs, la réouverture de ces bureaux doit se limiter dans un temps court. Ceci, pour ne pas perturber le calendrier électoral qui a accusé de nombreux ratés dans la mesure où le mois de février n’est plus qu’à 48 heures

Or, ce mois coïncide avec le commencement du dépôt des candidatures et le coup d’envoi de la campagne électorale. Pour preuve, la République démocratique du Congo vit au rythme des « Congrès ». Hier, c’était le Mouvement pour la libération du Congo, Mlc. Demain, ce sera le tour du Pprd . Auparavant , il y a eu le Rcd – Goma et le Rcd –National qui ont tenu respectivement leur congrès..

Comme pour dire que les dés sont jetés et il faut parer au plus pressé. Avec beaucoup de dextérité politique.
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NB: En acceptant de négocier avec le regime des predateurs sans force de frappe militaire, il y a de cela un mois que nous attendons la suite de CIAT pour la réouverture des bureaux d'enrôlement de notre base du parti. Le 1 février sonne le jour de dépot des candidatures à tous les niveaux, mais sans une reponse de CIAT on est réparti pour la non violence pour 5 ans.
LA SEULE SOLUTION AYONS LE COURAGE DE PRENDRE LES ARMES POUR SE FAIRE ENTENDRE, CAR EUX SE PREPARENT AVEC L'ENVOI DES TROUPES DE L'UNION EUROPEENNE POUR NOUS IMPOSER HYPPOLITE KANAMBE ET SES COMPLICES

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SIT-IN A BRUXELLES PLACE DE LA BOURSE LE 01/02/2006

hpim4470SIT-IN DES CONGOLAIS A BRUXELLES CONTRE LOUIS MICHEL ET MARCHE CONTRE LE PCN BELGE

Dans cinq mois, la transition politique va définitivement prendre fin en RD Congo. De plus en plus la scène politique congolaise devient bipolarisée. La mouvance présidentielle d’une part, l’opposition de l’autre. Deux questions s’imposeront de plus en plus : Des deux présidentiables les plus en vue à savoir Joseph KABILA et Etienne TSHISEKEDI, qui l’emportera ? Du PPRD et de l’UDPS, quel parti aura la majorité au parlement ? Les « menus fretins » se positionnent progressivement dans un camp ou dans l’autre.

Ces deux questions ne susciteraient pas de levée de boucliers dans la communauté congolaise s’il n’y avait eu des interférences étrangères pour un véritable hold-up électoral : imposer au peuple congolais des dirigeants qui ne correspondent pas à ses aspirations les plus profondes. C’est ainsi que les congolais de Belgique viennent de reprendre les actions de rue pour leur pays, , après une année 2005 très active, avec en apothéose la giga marche du 30 juin qui avait déversé 4000 personnes dans les rues de Bruxelles.

La première action de l’année sera le sit-in qui aura lieu le mercredi 1er février 2006 de 11h00 à 14h00 à la place de la Bourse de Bruxelles. Pourquoi cette date ? Pourquoi cet endroit ? Pourquoi ce sit-in ?

1er FEVRIER.

Dans son calendrier caractérisée par la navigation à vue, la CEI, commission électorale indépendante du Congo a fixé la période du 1er au 7 février pour l’inscription des candidats aux différentes élections. Ce n’est donc pas une date anodine pour l’avenir du Congo. Les congolais de Belgique ont décidé d’attirer ce jour-là l’attention de l’opinion belge sur ce qui se passe au Congo sous le prisme de l’activisme de certains politiques belges. Au pays ce jour-là, les premiers candidats iront s’inscrire. La pression de la rue devrait être présente et au Congo et en Belgique.

PLACE DE LA BOURSE.

Située sur le boulevard Anspach, la place de la Bourse est un des endroits les plus visibles de Bruxelles, surtout aux heures de midi. Les fonctionnaires, les touristes, et des milliers d’anonymes passent par là. On notera par exemple que depuis très longtemps, chaque vendredi après-midi les palestiniens y manifestent pour leur pays.

LOUIS MICHEL

Une des raisons de ce sit-in, est dénoncer l’immixtion inacceptable dans la politique du Congo de Louis Michel, ancien ministre belge des affaires étrangères, et actuel commissaire européen au développement et à l’action humanitaire. Pour les congolais vivant en Belgique, le cerveau des interférences étrangères au Congo a un nom : Louis Michel. S’il fait le « Zorro » quand il débarque au Congo, ici en Belgique il est vulnérable via l’opinion publique de son pays. Les congolais de Belgique ont décidé de jouer à fond cette carte.

MARCHE CONTRE LE PCN BELGE.

Juste après le sit-in, le Cercle des étudiants congolais de l’ULB, a prévu une marche contre le PCN Belge pour sa nonchalance vis-à-vis de certaines entreprises belges dans le dossier du pillage des richesses minières du Congo : GROUPE FORREST INTERNATIONAL, NAMI GEMS, BELGOLAISE, COGECOM. Le PCN, Point de Contact National est l’instance officielle belge chargée de défendre et de promouvoir le code de conduite de l’OCDE pour le multinationales.

La marche partira de la Place de la Bourse sur le Boulevard Anspach, pour se terminer devant le siège du PCN, sur la rue du Progrès, non loin de la gare du Nord.

L’action des étudiants congolais de l’ULB précède une série de conférences qui auront lieu le 2 et le 4 février autour de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice, contre l’Ouganda. Plusieurs noms figurent au programme : Professeur Olivier CORTEN, l’enquêteur Charles ONANA, les représentants d’ONG belges… Une vidéo-conférence avec Monsieur Etienne TSHISEKEDI est également prévue.

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26 janvier 2006

Phénomène Tshisekedi: quel sort lui réserve le régime 1 + 4 ?

tshisekedi_3Phénomène Tshisekedi: quel sort lui réserve le régime 1 + 4 ?
(Le Soft 25/01/2006)

Mis hors jeu de tous les rendez-vous sous Mobutu et les Kabila, va-t-il l’être sous le régime post 1+4?
S’il y a un atout à reconnaître à Étienne Tshisekedi, c’est, contre vents et marrées, d’être resté constant dans sa lutte pour un État de droit, démocratique. Certes, l’homme n’a pas, jusque-là, démontré les capacités de grand homme d’État, mais force est de constater que les événements politiques dans le pays finissent souvent par lui donner raison.

Mobutu, lui-même, grand stratège, le redoutait plus que tout autre politique r-dcongolais. Un dignitaire du régime du Grand Léopard a ironisé un jour en privé: «Lorsque Tshisekedi, alors Premier ministre élu de la Conférence nationale souveraine, démonétisa la coupure de 5.000 NZ avec chiffres à l’appui démontrant que la grande masse de billets émis échappait au contrôle de la Banque Centrale, le Maréchal, furieux et voulant voir clair dans l’affaire, vociféra sur ses proches collaborateurs: «Tata wana akosaka te» - cet homme ne ment jamais!

C’est dire que nul leader politique r-dcongolais n’a autant fait peur à Mobutu Sese Seko.

Aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire est que Tshikas joue à fond son destin politique. Sans doute, livre-t-il là l’ultime bataille de son long combat politique entamé en 1980 aux côtés des douze autres parlementaires de l’ère Mobutu. Son combat à lui, c’est l’avènement de la démocratie dans le pays, dont la récompense suprême pour ce septuagénaire ne pourra logiquement qu’être le fauteuil présidentiel. Lui, qui peut être incontestablement considéré, à juste titre, comme le père de la Nation, de la Démocratie en R-dCongo.

Comme le prophète Moïse de la Bible qui n’est pas entré dans la Terre promise, sûr que Tshikas comparé à Moïse par ses supporters, ne sera peut-être pas le premier président de la République de l’ère démocratique. Pour avoir décidé de se mettre en travers du processus de transition issu de l’accord de Sun City.

RIEN SANS LUI.
Néanmoins, on retiendra utilement qu’à chaque grand rendez-vous historique, Étienne Tshisekedi est toujours mis hors jeu politique, mais curieusement tous, à l’extérieur comme à l’intérieur, lui reconnaissent un certain rôle à jouer, c’est-à-dire, que rien ne peut se faire sans lui. La communauté internationale représentée en R-dCongo par la MONUC, Mission de l’ONU au Congo, et le CIAT, Comité international d’accompagnement de la transition, l’a compris. Elle tente actuellement de l’impliquer, lui et son parti, UDPS, dans le processus électoral en cours. Mais le sphinx rue Pétunias est imperturbable, comme à ses débuts dans la lutte. Depuis un quart de siècle, il incarne un idéal, l’avènement d’un État de droit et démocratique; prône une idéologie politique, la non violence. Refusant de prêter le flanc à toutes les sollicitations voulant le porter au pouvoir par un coup de force.

À Sun City, il était le seul à proposer une transition de cinq ans. Personne n’en a voulu. Aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Avec le vote de la Constitution de la IIIè République, la transition est désormais de 3+3, c’est-à-dire, 6 ans jusqu’à la mise en place effective des nouvelles institutions, telles que décrites dans la nouvelle constitution approuvée par referendum.

Son appel à boycotter le processus électoral depuis l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs a été qualifié d’anachronisme. Tout comme son mot d’ordre pour la fin de la transition au 30 juin 2005. N’empêche! À voir la manière dont le referendum a été organisé et la précipitation avec laquelle les Occidentaux se sont jetés sur les résultats jusque là partiels, tout porte à croire que ceux qui financent le processus commandent. Que les R-dCongolais ne s’en sont pas appropriés.

Et le doute est désormais permis quant aux élections proprement dites. Que dire du projet de la loi électorale aux contours mal maîtrisés par leurs Honorables? Tant que le problème fondamental posé par la mémorable lettre ouverte des 13 parlementaires à Mobutu Sese Seko est encore d’actualité, l’UDPS estime que la lutte pour la démocratie et le progrès social doit continuer. Au siège du parti rue Henias sur la 10ème rue à Limeté, on rappelle utilement la devise du parti: «Tenez bon, l’UDPS vaincra».

Après le meeting de réarmement moral en juillet dernier au stade Tata Raphaël après les événements du 30 juin, on s’attendait à une prise de parole d’Etienne Tshisekedi lors de la commémoration, le 1er novembre, des 25 ans de l’action téméraire des 13 parlementaires, considérée comme le fondement historique du combat démocratique dans le pays. Que non! Aucune manif politique n’avait été prévue. Ni messe en mémoire des signataires décédés, ni meeting n’a été organisé le jour de la Toussaint.

Seulement, le Comité national, l’assemblée du parti, a saisi cette occasion pour fixer l’opinion sur les grandes manœuvres politiques dans le pays. Valentin Mubake, son président, a accusé certains politiques de vouloir ternir l’image de Etienne Tshisekedi et de l’UDPS.

Plus que jamais, Valentin Mubake a réitéré la démarche politique de son parti qui appelle à un réajustement politique des institutions pour sauver la transition qui, selon lui, tangue. L’UDPS, a-t-il dit, appelle les uns et les autres au dialogue pour un nouveau consensus politique car le 1+4 actuel a échoué depuis le 30 juin 2005.

Il rejette toute velléité pour l’UDPS de faire partie des institutions de la transition dans leur configuration actuelle. Désigné à trois reprises Premier ministre pendant les années transition sous le Maréchal, Tshisekedi a démontré qu’il ne cherchait pas le pouvoir pour le pouvoir. Mais au sein du parti, ceux qui cirent ses escarpins ou ceux qui les couvrent de poussière n’ont pas du Tshikas en eux. «Le débauchage des cadres de l’UDPS n’a jamais résolu le problème et n’améliorera pas la situation sociale de la population. Qu’on ne pense pas qu’en procédant de cette manière, on affaiblit l’UDPS et son président», confie Valentin Mubake. Qui note: «D’autres ont quitté l’UDPS, ils sont où? Le parti est cependant resté le même et Tshisekedi demeure incontournable, crédible aux yeux du peuple congolais».

BAL DES CHAUVES.
La cascade de départs qu’a connus l’UDPS n’a ni ébranlé le moral des militants, ni empêché l’opposant historique de continuer à peser sur la scène politique nationale. Pendant la Conférence nationale souveraine, Tshikas n’a cessé de parler du «bal des chauves». Ceux qui se sont fait raser la tête ont fini par être démasqués. Et ont connu diverses fortunes.

En 15 ans de transition démocratique en R-dCongo, nul autre parti politique n’a compté autant de départs que l’UDPS. Limeté a vu partir la majorité des fondateurs, l’un après l’autre: Vincent Mbwakiem, Frédéric Kibassa, professeur Dikonda, François Lusanga, Marcel Lihau, etc. Jusqu’aux plus fidèles cadres: Faustin Birindwa, Paul Kapita, Paul Bandoma, Justine Kasa-Vubu, Omer Kamba, Agathe Mulimbi, Corneille Mulumba, etc. Happés par les sirènes du pouvoir, tous reprochaient une certaine coterie tribale et le manque de débat interne à l’UDPS. Un jour, Corneille Mulumba, devenu vice-ministre au Plan dans un des multiples gouvernements de la transition, eut cette boutade: «À force d’exclure les autres, Étienne Tshisekedi finira par s’exclure lui-même du parti parce qu’il n’y aura plus de nom sur la liste sauf le sien».

Tshisekedi est-il réellement le problème? En tout cas, il ne reste plus grand monde dans sa cour. Ceux qui partagent les réflexions politiques du maître de Limeté, reprochent à ceux qui ont traversé la rue de n’avoir pas compris le sens de la lutte politique. Pour eux, le combat politique de Tshikas est un exemple pour la démocratie. Aujourd’hui, les hommes clés de l’UDPS sont à compter sur les doigts de la main: Valentin Mubake, le président du Comité national; Me Joseph Mukendi, l’inamovible conseiller politique; Gaston Dindo Yogo, officiellement le directeur de campagne; Rémy Massamba, le secrétaire général; Eve Bazaïba, la chargée des relations avec la MONUC et le CIAT, l’une des rares femmes à compter réellement dans le pré carré, rue Pétunias.

Les compromissions, Tshikas n’en a cure. En lui tout seul, il est véritablement une machine politique, un rouleau compresseur. Pour combien de temps encore?
TSHIMANGA DOLAY.

La RDC n'oublièra jamais son digne fils pour le retablissement d'un Congo malade d'hommes integres à la trempe de notre P.N et cela malgré les analyses maladroites des hommes politiques soucieux de s'enrichir pour leurs propres comptes.
Il est temps que tous les amis de l'UDPS nous aident à reussir cette fois-ci à corriger les comportements congolais dans la gestion de la chose publique par une éléction reéllement démocratique.
Le sort de notre lutte doit-être recompensé par le fauteuil présidentiel,car les députés de l'UDPS ne manqueront pas même si les élections se passaient d'une manière irregulière, c'est à nous de mettre le paquet humain et financier pour offrir le meilleur cadeau à notre parti " La PRESIDENCE DE LA RDC à l'UDPS"

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25 janvier 2006

Louis Michel, Malu Malu et Pprd:La peur bleue de l'implication de l'UDPS

hpim3535Louis Michel, Malu Malu et Pprd

LA PEUR BLEUE DE L’IMPLICATION DE L’UDPS:Le rouleau compresseur est en marche

Par N’Saka wa N’Saka/Journaliste indépendant[/size]

« Tshisekedi a peur des élections ». Tel est le refrain d’invention ésotérique avec lequel des néo-conquistadors du continent africain à partir de la Rdc comme tête de pont, endormaient l’opinion internationale. Louis Michel, Aldo Ajello, Javier Solana, Baroso, des griots du Pprd, modulaient à qui mieux mieux ce refrain somnifère. Certains ambassadeurs membres du Ciat assaisonnaient leurs propos et rapports écrits de ce refrain. Mais des renseignements reçus d’autres sources confidentielles indépendantes dignes de foi dépeignaient la situation en Rdc autrement plus catastrophique que le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, le Département d’Etat américain et le Foreign Office britannique n’y comprenaient plus rien. Il fallait en avoir le cœur net absolument. Le conseil de sécurité décide de dépêcher en Rdc une délégation de 15 (quinze) ambassadeurs pour une évaluation exhaustive de la situation sur le terrain.

Ces émissaires diplomatiques reçoivent Etienne Tshisekedi de l’Udps à la résidence de l’ambassadeur de France à Kinshasa, accompagné de quelque trois de ses collaborateurs immédiats. Ils lui posent la question fondamentale de savoir pourquoi il est hostile aux élections. Ils veulent tenir de lui une réponse qui confirme ou infirme cette assertion largement répandue dans l’opinion occidentale. « Comment un leader et son parti qui luttent depuis 25 (vingt-cinq) ans sans répit pour l’avènement de la démocratie et de l’Etat de droit, peuvent-ils s’opposer aux élections ? Or, la démocratie et l’Etat de droit ne peuvent émaner que des élections. Nous voulons des élections qui vont cimenter la paix dans ce pays et non celles qui vont engendrer le chaos ». C’est en ces termes qu’a été la réponse du président national de l’Udps, réponse étayée par un mémorandum fignolé adressé au secrétaire général de l’Onu par le truchement de l’ambassadeur Jean-Marc de La Sablière, le chef de la délégation. « Vous êtes partisan des élections! Voilà ce dont nous avions besoin, cette réponse affirmative», réagit ainsi sur-le-champ de La Sablière.

«Nous étudierons votre mémo avec une attention soutenue», ajoute-t-il comme pour remercier et réconforter son interlocuteur. Il convient de rappeler que la rencontre de Tshisekedi avec cette délégation du conseil de sécurité avait semé la panique dans les milieux conservateurs du pouvoir à Kinshasa, et dans l’esprit des plénipotentiaires de l’Union européenne, ainsi que certains membres du Ciat. C’est ce qu’on a pu observer peu après le retour de la délégation à New York. A la suite de l’audition du rapport objectif fait par cette délégation, le conseil de sécurité avait pris une série de résolutions pertinentes et chargées le Ciat d’entreprendre des contacts avec l’Udps en vue de son implication dans le processus électoral.

Le mot d’ordre lâché par Jean-Marc de La Sablière était « Personne ne peut s’exclure et personne ne peut être exclu ». Des contacts ont été effectivement amorcés englobant le Ciat, l’Udps, le Rcd et le Mlc, sauf le prétendu omnipotent Pprd qui les a boudés. Au moment où se tenaient ces contacts, de Bamako au Mali il se trouvait au sommet France-Afrique, Louis Michel, alias « Léopold II bis », profite du micro de Rfi pour dénoncer ces négociations dans un langage vulgaire et haineux qui lui est propre chaque fois qu’il parle de « sa colonie » la Rdc. Du jour au lendemain, Joseph Kabila, improvise une rencontre avec une certaine presse de son obédience pour se faire l’écho des propos de Louis Michel, dans un langage de défi stupéfiant. « Pas de négociations. Le chien aboie la caravane passe… ». Le conseil de sécurité écrit et ordonne, Louis Michel efface le tableau noir et rue dans les brancards. Soit directement, soit par des personnes imposées à Kinshasa. Est-ce au nom d’une certaine Union européenne ou bien au nom d’un groupe d’affairistes wallons du gouvernement belge?

Dans son message de nouvel an 2006, vraisemblablement en rapport avec l’évolution harmonieuse des contacts avec le Ciat, Etienne Tshisekedi annonce solennellement qu’il envisage d’impliquer son parti l’Udps, avec ses alliés, dans le processus électoral, moyennant certaines conditions indispensables pour la crédibilité et le sérieux des scrutins, ainsi que la maîtrise des opérations du processus. Le lendemain, il écrit au Ciat et à la Cei pour leur notifier sa décision, afin qu’ils prennent toutes les dispositions utiles à cet effet. Ce geste a le mérite de démontrer à l’opinion internationale si c’est Tshisekedi qui est hostile aux élections, ou bien ce sont ses détracteurs qui y sont hostiles. Les apprentis sorciers Louis Michel, Malu Malu et le Pprd  sont vite tombés dans le panneau et se sont enferrés jusqu’à la garde. Curieusement et contre toute attente, la Cei réserve à la lettre de l’Udps une fin de non recevoir dans un réponse qui n’est ni chair ni poisson.

Porte-parole de Léopold II bis

L’implication de l’Udps dans le processus électoral n’est pas un coup de tête, ou un revirement inconscient de la part du leader de ce parti. Il n’y a que des gens peu intelligents pour ne pas comprendre qu’elle est la conséquence de la reconnaissance du poids politique de ce parti et du charisme de son leader par la communauté internationale jusque-là induite sciemment en erreur par des antennes corrompues et des diplomates affairistes. C’est pendant le référendum et en relation avec le mot d’ordre du boycott lancé par Tshisekedi, que les saints Thomas ont pu se rendre à l’évidence la mort dans l’âme. « Il n’est pas question, quel que soit le résultat du scrutin, d’occulter le message de ceux qui, comme l’Udps, ont appelés au boycott et qui semblent avoir été suivi par la population de manière significative». C’est un diplomate influent qui s’exprimait ainsi dans des bureaux de vote à Kinshasa où il venait de passer plusieurs heures d’observations des opérations. Dans son 20ème (vingtième) rapport sur la Monuc en Rdc, le secrétaire général Kofi Annan qui reconnaît que la participation au référendum a été très faible, souligne que «la stabilité post-électorale est tributaire de la coopération de tous les partis politiques et de l’acceptation, par la population, des résultats des élections».

La Cei de Malu Malu et le Pprd ne sont pas des structures dotées de reins solides pour se permettre des gesticulations aussi cavalières qu’irréfléchies. Celui qui avait ordonné au Pprd de bouder les contacts avec le Ciat et l’Udps, est le même qui aurait soufflé à la Cei cette réaction stupide et suicidaire contre l’implication de l’Udps dans le processus électoral. Louis Michel, Malu Malu et le Pprd ont une peur bleue de l’implication de l’Udps dans le processus. Mais le rouleau compresseur est en marche bon gré mal gré. Ils sont persuadés que le bulldozer ne va pas laisser pierre sur pierre de l’échafaudage des tricheries et fraudes électorales destinées à revêtir d’un semblant de légitimité un candidat président de 30 (trente) ans consacré par une constitution taillée sur sa mesure pour un mandat de 10 (dix) ans d’avance cadenassé. Pendant ces 10 (dix) ans, des néo-conquistadors composés d’aventuriers et de requins de tous les horizons de la planète, auront le loisir de consolider leur main mise sur les ressources du sol et du sous-sol du pays.

Que d’insomnies et de vertiges n’obsèdent pas Louis Michel quand il songe au scandale géologique de la Rdc, alors que les entreprises wallonnes dépérissent en Belgique faute de sève nutritive, face à l’essor des sociétés flamandes ! Cuivre, diamant, cobalt, uranium, or, cassitérite, coltan, argent, fer, cadmium, sélénium, germanium, rhéniums, gallium, fleuve et ses affluents, savane et forêt équatoriale, pétrole de Moanda, entreprises publiques devenues des biens sans maîtres, devraient être exploités en système d’anciens comptoirs coloniaux pour renflouer des fermes nationales et des compagnies multinationales d’outre-Afrique, à partir de la Rdc transformée en tête de pont de reconquête impérialiste du continent africain. Mais le rouleau compresseur se met déjà en marche. Gare aux retardataires et aux têtus qui ne veulent pas dégager la voie.

L’attitude désinvolte de la Cei, qui ne manque pas de porter la marque de Léopold II bis et du Pprd, est un suicide pour des gens désemparés. Mais l’éternelle équation pour Louis Michel, le néo-colonialiste négrophobe, c’est comment parvenir à installer au pouvoir à Kinshasa à l’issue de la transition, des béni-oui-oui avec lesquels il sera possible de « privatiser » le grand Congo. Il sait quelles structures instrumentaliser pour porter sa voix. N’est-ce pas lui-même qui a dit : « pourquoi empêcherait-on les Européens de faire en Rdc ce que les Américains ont fait en Afghanistan et en Irak ? » C’est tout un testament de sa part. Aux fils et filles de ce pays d’en prendre acte et de réagir en conséquence. Sinon ce sera trop tard.

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MISE EN GARDE A LA HIERARCHIE DU PARTI

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MISE EN GARDE A LA HIERARCHIE DU PARTI

Après avoir analysé la situation actuelle au sein du parti ; Nous membres de la dynamique UDPS/LIEGE :

Entendu que notre parti, l’UDPS, bien que tolérant la liberté d’opinion et d’idées ne peut servir de marche-pied à quelques individus.

Entendu que notre mission, en tant que membres du Parti est de garantir le bon fonctionnement des structures du parti pour protéger notre jeune démocratie et garantir l’intérêt de notre peuple tout entier.

Entendu que les cadres et la base du parti doivent protéger l’UDPS comme PATRIMOINE NATIONAL pour notre pays car il représente l’espoir de tout notre peuple et de toutes les forces progressistes.

Entendu que le peuple a payé un lourd tribut pour conquérir la démocratie.

Entendu que nous avons fait suffisamment des concessions aux belligérants en acceptant qu’ils dirigent le pays pendant la période transitoire malgré les tueries dont ils se sont rendus coupables pendant les différentes guerres.

Entendu que la victoire du parti dans la cohesion de nous tous pointe à l’horizon.

Vu les concessions faîtes par les forces progressistes en général et notre parti UDPS en particulier en acceptant d’aller aux élections sans conditions majeures préalables.

Vu que les divergences au sein de l’UDPS fer de lance de la lutte du peuple ne peuvent que fragiliser les forces progressistes et servirent la cause de nos oppresseurs

Prenons nos responsabilités devant la nation congolaise et l’histoire,mettons en garde de la manière la plus ferme tout cadre du parti quelque soit son rang,dont les actions,les paroles ou toute autre attitude auront comme conséquence de fragiliser notre lutte contre l’oppresseur. Cela lui vaudra d’être considéré comme collabos et par conséquent ne méritent que mépris de la part de notre peuple.
Ses actes de haute trahison ne meritent que le châtiment supreme,notre peuple n’hésitera pas à aller jusque là si besoin en est, car la vie du traître ne vaut pas plus que les 5000000 de congolais qui sont morts. Etant donné que ses actes peuvent encore occasionner d’autres pertes en vies en humaine.

Enfin nous lançons un appel pressant à la direction du parti pour que du choc des idées jaillissent la lumière et davantage la détermination pour la victoire finale sans exclusive c.à.d la victoire de l’UDPS doit être considérée comme la résultante de divergences  internes et non la victoire d’un clan sur un autre.
La concorde et l’harmonie d’esprit doivent guider les actions des uns et des autres à tous les niveaux des organes du parti pour le triomphe de la démocratie.
Saisissons cette occasion pour féliciter tous ceux qui ont œuvré pour mettre ensemble les 2 courants politiques pour le bonheur de notre peuple et l’intérêt général en particulier. Que cet esprit puisse guider tous nos cadres partout où nous nous trouvons.

JEAN de DIEU MITIMA
SAMY MUSAMPA BATENA BABO
ANGE PABOLANGI
STEPHANE NGANDU
RAPHAEL TSHIPAMBA
DOMINIQUE DIKETE
JEAN PATRICE NDALA
ALAIN PUMBULU
ISAAC SIFA MUTUANGIYO
JP KAYEMBE TSHIPAMBA

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ASSEMBLEE GENERALE UDPS/WALLONIE 29/01/2005

INVITATION A L’ASEMBLEE GENERALE
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Chèr(e)s combattant(e)s ;

Vous êtes coordialement invitées à prendre part à l’assemblée Générale ordinaire de la section UDPS/WALLONIE qui se tiendra ce Dimanche 29 Janvier 2006 à 16 H00 très précises dans la salle de l’ASBL APODI sise Place Louis de Geer N° 13 Q.Droixhe à 4020 Liège
Réf. Bus 17 ( gare de guillemins) ou 18 ( Place saint Lambert) jusqu’au terminus.

ORDRE DU JOUR

1. Lecture et adoption PV du 20 /12/2005
2. Echange des vœux
3. Préparatifs et financement des élections
4. Divers (suivi pétition)


Compte tenu de l’importance des points inscrit à l’ordre du jour, votre présence est vivement souhaitée



Nota : Pas oublier les cotisations pour le mois en cours ( 12.5 Euros)

Pour le comité

MITIMA BULINZ Jean de Dieu
Secrétaire/ rapporteur

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24 janvier 2006

Assemblée Générale Extraordinaire Fédération UDPS/BELUX

FEDERATION DE Belgique et Grand duché de LUXEMBOURG
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Invitation à l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération UDPS/BELUX.

Cher(e) Combattant(e)
Le Président du Bureau de l’Assemblée fédérale UDPS/BELUX vous invite à prendre part à l’Assemblée Générale Extraordinaire qu’il convoque ce samedi 28 janvier 2006 à partir de 15h00 très précises dans la salle du Centre Culturel Nekkersdal sis Bd Emile Bockstael au n°107 à 1020 Bruxelles ( Laeken).Ref.Metro Emile Bockstael.

Ordre du jour :

1.les actualités politiques ;
2.annulation motivée des Elections des Cellules de Bruxelles ;
3.position du Parti vis –à vis du processus électoral en RDCONGO ;
4.finances du parti :

Cotisation spéciale Elections 2006
Facture soins Médicaux ;
5.Divers .

Compte tenu de l’importance des sujets à traiter, votre présence active est vivement souhaitée .

N’oublier pas d’apporter votre contribution de 10 euros pour les dépenses de la journée .

Un verre d’amitié vous sera offert à la fin de la réunion.


Fait à Bruxelles, le 28JANVIER2006 .


Pour le président du Bureau de l’assemblée fédérale.

Alexis KABEYA KALALA.

1er Secrétaire Rapporteur du B .A.F


N.B: Nous lançons un appel vibrant à tous ceux qui se proclament de l’UDPS de venir rehausser massivement à cette réunion pour un nouveau départ dans la lutte pour la libération de notre peuple
_________________
Samy Musampa Batena Babo
Liège
Belgique
Notre E-mail:
sammusampa@hotmail.com
Notre Blog :
http://udpsliege.afrikblog.com/

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20 janvier 2006

LOUIS MICHEL est-il impliqué dans la mort de LAURENT KABILA?

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Dans cette conversation à baton rompu avec le phare le M17 se pose la question de savoir comment LOUIS MICHEL fût la 1ére personne au monde à communiquer la mort de LAURENT KABILA, il se pose une question:qui lui avait donné cette information?C'est à ce moment là qu'on connaitra les veritables temoins de la mort de l'ancien chef de l'etat. La réponse à cette question était simple si le remplaçant de Laurent Kabila était Colonel Kapend mais la présence de KANAMBE HYPOLITE et le soutien qu'il beneficie de LOUIS MICHEL est un élement de méfiance dans ce dossier dont le M17 exige l'enquete international comme c'est le cas avec Rafik HARIRI.



Eikukama réclame la comparution de Louis Michel


Le Phare (Kinshasa)

INTERVIEW
19 Janvier 2006
Publié sur le web le 19 Janvier 2006

Propos Recueillis Par Fidèle Musangu
Kinshasa

Profitant des manifestations commémoratives de l'assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila, le secrétaire général du M 17 a accordé une interview à chaud au Phare et dans laquelle il a réclamé la révision du procès pour connaître les véritables commanditaires de cet acte ignoble et lâche.

Comme il est établi qu'il y a des ramifications de ce complot à l'étranger, Augustin Kikukama rejette toute mesure d'amnistie avant qu'une juridiction de droit commun n'ait dit le droit sur la base d'un rapport lui présenté par une commission d'enquête internationale. Sans le désigner nommément, le secrétaire général du M 17 se demande comment le belge Louis Michel a été la première personne au monde à annoncer la mort de L.D. Kabila alors qu'il se trouvait à huit mille kilomètres du lieu du drame? Sa déposition est attendue pour éclairer la religion de cette cour de justice internationale, a t il indiqué. Si aujourd'hui, la communauté internationale se mobilise pour traquer les assassins de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri, comment peut on se permettre de faire bénéficier la loi d'amnistie à ceux qui ont tué un chef de l'Etat en exercice, s'est exclamé Augustin Kikukama?

Que représente pour votre parti la date du 16 janvier?

La date du 16 janvier est une date inoubliable, non seulement pour notre parti mais aussi et surtout pour la nation congolaise tout entière car nous avons perdu un digne fils de ce pays, un patriote, un homme qui s'est battu pour un nouveau Congo, un Congo démocratique, un Congo prospère et un Congo puissant. Oui, Laurent-Désiré Kabila est mort physiquement mais il est encore avec nous parce que tous les compatriotes se sont organisés pour poursuivre l'ouvre inachevée.

Il y a une controverse qui s'observe au sein de la famille qui se réclame de feu L.D. Kabila.

Le Héros National n'a jamais eu une double vision de la chose publique. La seule vision qui a guidé son action politique durant les trois ans passés à la tête de la République n'a été que celle de la bonne gouvernance, celle qui privilégie la souveraineté du pays, celle qui est liée au patriotisme. Sans pour autant m'ériger en donneur de leçons, je suis convaincu qu'à partir des actes posés par les uns et les autres, les Congolais et l'opinion savent distinguer ceux qui sont restés fidèles aux idéaux et aux enseignements nous légués par le Héros National. A mon humble avis, il n'y a pas controverse, il y a tout simplement amalgame entretenu délibérément pour flouer l'opinion.

En examinant vos actes et vos déclarations, votre parti le M 17 n'est pas dans la même ligne que celle du fils biologique de feu L.D. Kabila.

Le M 17 s'est toujours réclamé de feu L.D. Kabila, de sa pensée et de sa démarche politique et de la concrétisation de son programme. Alors, si l'actuel chef de l'Etat était dans la même ligne, je crois qu'il n'y aurait pas divergence. Cependant, nous observons qu'il a son propre programme politique qui est différent de celui de son défunt père, qu'il a sa propre méthodologie de travail qui est aussi différente de celle de feu L.D. Kabila, nous ne lui faisons pas de procès d'intention, nous respectons son opinion. Nous tenons ainsi à ce que l'on respecte notre opinion et seul le peuple souverain va juger qui est resté dans la ligne et la démarche politique de feu L.D. Kabila.

Trois mouvements politiques, à savoir les amis de Jeanot Mwenze Kongolo, le PPRD et le M 17 se réclament tous héritiers de L.D. Kabila. N'avez-vous pas l'impression d'avoir dispersé vos forces au risque de jouer le jeu des adversaires de celui dont vous vous réclamé?

Tout d'abord il faut signaler que L.D. Kabila n'appartient plus seulement à ceux qui se réclament de lui, il est devenu un patrimoine national. A ce stade du débat, l'important, ce sont les actes et les démarches que l'on pose. C'est par-là que les observateurs vont détecter celui ou celle qui est vraiment dans la ligne politique tracée par le Héros National. C'est comme les diverses sectes ou confessions chrétiennes, toutes se réfèrent à une même bible et à Jésus-Christ. Il va s'agir tout simplement séparer le bon grain de l'ivraie. Tout le combat livré par L.D. Kabila visait à instaurer la bonne gouvernance dans la gestion de la chose publique. Que dire alors de tous les cas de malversations financières et de détournement des deniers publics qui sont demeurés impunis? Le M 17 les a publiquement dénoncés en citant des noms des entreprises mafieuses et des personnalités impliquées dans ce genre des crimes économiques. Certes, vous me direz que des gens ont démissionné et remplacés, mais cela ne suffit pas, la justice devrait sévir sans pitié pour que ce genre des cas ne se répète plus jamais.

L.D. Kabila n'a jamais toléré cela. Le plus grave, c'est que l'argent que L.D. Kabila a laissé dans certains comptes du trésor a été confié à des groupes mafieux libanais qui non seulement ne l'ont pas remboursé mais surtout n'ont jamais rendu compte au gouvernement. Ce sont des bureaux de change appartenant à ces groupes mafieux libanais qui ont promis des devises étrangères au gouvernement. Chose impensable du temps de Mzee L.D. Kabila. Ce qui est difficile à croire, c'est que certains de ces gens à qui l'on a remis de l'argent avaient été expulsés en 1995 par le gouvernement de Léon Kengo Wa Dondo à cause de leurs activités liées à la contrefaçon, au blanchiment des narco dollars et aux liens qu'ils entretenaient avec la filière Al Qaïda. Ces gens, expulsés par Léon Kengo, sont curieusement revenus au pays au lendemain de l'assassinat de L.D. Kabila et c'est à eux que l'on a remis des sommes importantes d'argent pour acheter des devises étrangères qu'ils n'ont même pas reversées dans les comptes du trésor public. Comment des gens expulsés par une décision prise par l'Etat congolais sous Léon Kengo ont pu revenir sans que cette décision n'ait été revue ou abrogée, où est la continuité de l'Etat? De même, comment le gouvernement a pu confier une telle charge à des gens qui se livrent à des pratiques décriées et condamnées par la communauté internationale, notamment les liens avec la filière terroriste Al Qaïda. Cela est dangereux non seulement pour la sécurité du pays mais aussi celle des Etats amis qui nous font confiance.

Qu'attendez-vous pour saisir la justice internationale?

Ce n'est pas la première fois que nous dénonçons cette filière mafieuse. Nous avions déjà saisi le Parquet Général de la République. Les noms seront déposés au moment opportun devant la justice internationale dont ceux qui ont ouvert des institutions bancaires privées. Permettez-moi de relever le cas du belge Louis Michel qui se targue d'être démocrate mais dont le comportement nous rappelle celui de Léopold II, comme signalé dans l'une de vos récentes livraisons. IL se comporte comme si le Congo était devenu un protectorat dont il a la charge. Qu'on se rappelle que c'est lui qui à huit mille kilomètres à vol d'oiseau a été le premier à annoncer l'assassinat de L.D. Kabila au moment où les Congolais qui étaient à Kinshasa le croyait blessé et évacué au Zimbabwe pour des soins appropriés. Et comme des voix ne cessent de réclamer la réouverture du procès devant une juridiction de droit commun, son témoignage est le plus attendu et constitue une piste sérieuse pour expliquer à l'opinion tant nationale qu'internationale comment il a pu être le premier homme sur la planète Terre à apprendre la mort du président de la République. En matières criminelles, on demande toujours à qui a profité le crime. Sous Kabila père, Louis Michel ne pouvait pas se permettre un comportement qu'il affiche aujourd'hui en se mêlant sans gêne des affaires intérieures de la RDC, en s'opposant ouvertement et sans scrupule au désir exprimé par certaines forces politiques congolaises de recourir au dialogue pour un accord électoral, afin que les élections puissent se dérouler dans des bonnes conditions. Louis Michel a poussé le culot très loin jusqu'à se comporter en gouverneur général du Congo, celui qui a le dernier mot. Selon certaines rumeurs, son propre fils a des intérêts dans des entreprises minières qui exploitent des gisements riches au Katanga et dans les deux Kasaï. Ce sont là des éléments qui devraient intéresser la justice congolaise. C'est lui qui veut amener le pays vers un schémas à la Togolaise, on connaît déjà les vainqueurs et les vaincus, les élections ne seront qu'une formalité. C'est lui qui décide désormais sur le sort du Congo en lieu et place des congolais eux-mêmes.

L'actualité politique est focalisée pour le moment sur l'adresse du président national de l'UDPS de rejoindre le processus électoral. Que pense le M 17 à ce sujet?

L'UDPS est une organisation souveraine qui a décidé de rejoindre les autres forces politiques pour permettre au souverain primaire de se choisir librement et dans la transparence les animateurs des institutions de la IIIème République. Les dirigeants de ce parti frère et ami doivent avoir examiné toutes les voies possibles pouvant les rassurer que ces élections seront libres, démocratiques et transparentes. Cependant, au M 17, nous sommes d'avis qu'il faut un accord électoral, que les règles du jeu puissent être déterminées et que tous les acteurs politiques puissent se mettre d'accord sur cet arrangement. C'est pour cela que le M 17 a saisi la Cour Suprême de Justice pour qu'elle se prononce sur certaines violations de la loi référendaire, notamment la publication de deux différents projets de constitution, le fait que ce soit un sujet belge qui s'est vanté publiquement d'avoir rédigé le projet de constitution en lieu et place de l'assemblée nationale et du sénat comme stipulé dans la constitution de la transition et l'accord global et inclusif. Allons nous approuver un projet rédigé par un sujet étranger? En plus, dans l'exposé des motifs de ce projet de constitution, il est dit qu'entre 1996 et 2003, il y a eu une guerre civile au Congo. Mais la Cour Internationale de Justice, dans l'arrêt rendu dans l'affaire de l'Ouganda déclare qu'il y a eu agression perpétrée par ce pays au courant de la même période. Il s'agit là d'une grave contradiction qu'aucun nationaliste ne peut tolérer. Il y a ensuite certains articles qui sont de nature à créer la confusion quant à leur interprétation, notamment les articles 9, 10,40, 214, 217. Notre démarche devant la Cour Suprême de Justice ne doit pas être considérée comme une volonté de perturber le processus électoral, car si elle invalide ces résultats, les nouveaux élus qui sortiront des urnes auront l'occasion de rédiger un projet de constitution qui tiendra compte des véritables intérêts de la nation congolaise.

Le dit projet de constitution prévoit son mode de révision de sorte que si vous gagnez les élections, il suffira de réunir dans une pétition plus de cent mille signatures pour obtenir sa révision, pourquoi n'attendez-vous pas ce moment pour agir ?

Le jeu doit être clair. On ne peut pas se permettre de bâtir la nation congolaise sur du sable mouvant. En disant qu'il faut avancer même si les choses ne sont pas claires. Qui oublie que lors de la Révolution française, les troupes avançaient et derrière elles l'ennemi reprenaient les territoiresconquis? Nous ne voudrons pas ce genre de démarche qui fait semblant d'avancer mais en réalité on ne fait que du sur place pour revenir à la case du départ. C'est ce que Louis Michel veut imposer au peuple congolais. Dans une interview accordée au Potentiel, il déclarait que des progrès avaient été réalisés dans le programme de brassage des troupes en vue de sécuriser les élections. Je suis aujourd'hui étonné d'apprendre que l'on a prévu des opérations militaires des forces de l'Union Européenne pour sécuriser ces élections pendant et après. De deux choses l'une. Ou ces forces vont venir imposer des dirigeants qui ne seront pas élus et mater notre peuple ou alors pourquoi on ne prend pas son courage avec les deux mains pour reconnaître que l'on n'a pas atteint les objectifs fixés par l'accord global et inclusif, notamment la pacification du pays, le programme de brassage des troupes avant la tenue des élections et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national. Il faut dire la vérité aux congolais et ne plus continuer à gérer le Congo comme à l'époque de la guerre froide où les choses ne marchaient pas mais on laissait faire et on fermait les yeux parce que le protégé avait été placé au pouvoir pour endiguer la montée du communisme. Et les résultats ont été catastrophiques: 32 ans de pouvoir et l'on est revenu à la case du départ

Revenons au débat qui fait rage dans les salons politiques et les chancelleries. Que pense le M 17 de la requête de l'UDPS pour rouvrir les bureaux d'enrôlement pour permettre à ses combattants de se faire enregistrer?

D'une part au M 17 on a eu à dénoncer les mécanismes dans lesquels les opérations d'enrôlement se sont déroulées. D'autant qu'on a délivré des cartes d'enrôlement sans pour autant identifier au préalable la personne qui se présentait. Combien d'étrangers se sont ils fait délivrer cette carte d'enrôlésdont la seule possession donne droit à la nationalité congolaise? Le M 17 reste convaincu que les opérations d'identification des nationaux relève de la compétence exclusive du ministère de l'Intérieur. La CEI n'est pas outillée pour ce genre d'opérations et au M 17, nous signons et persistons que la détention de cette carte d'enrôlement ne doit pas donner droit à la nationalité congolaise. Ce sont là des préalables que nous allons soumettre aux autres partenaires politiques et si l'on arrive à une harmonisation, nous pouvons continuer. Si l'UDPS est convaincue qu'en entrant dans le processus avec des sièges à la CEI et à la HAM, les élections ont plus de chance d'aboutir à des résultats satisfaisants et acceptables, nous lui souhaitons bonne chance.

Selon des sources encore confidentielles, certaines person-nalités congolaises seraient impliquées dans des crimes contre l'humanité commis dans l'Ituri.

C'est l'un des points que l'on doit examiner pour aboutir à l'accord électoral de manière à clarifier le jeu et le M 17 en fait un préalable. Notamment introduire le principe selon lequel tout celui ou celle qui aurait commis des crimes contre l'humanité, des crimes économiques soit écarté de la compétition électorale pour qu'au lendemain des élections le président de la République, le premier ministre ou le président de l'une des chambres du parlement ne soit pas poursuivi par le juge de la Cour Pénale Internationale. Tout récemment, la presse nationale a fait état des dépassements budgétaires exorbitants commis par les animateurs principaux des institutions de la transition. Quels sont les garde fou que l'on a mis en place pour que des actes de ce genre ne puissent pas se répéter? Voilà où doit nous conduire cet accord électoral que le M 17 appelle de tous ses voux afin que les échéances électorales prochaines se déroulent dans la sérénité et la transparence. Et que les résultats soient acceptés par tout le monde.

Un autre débat qui fait rage dans le microcosme congolais concerne la loi sur l'amnistie. Deux courants s'affrontent, d'un côté celui qui défend la thèse selon laquelle cette loi doit s'étendre aux condamnés dans l'affaire de l'assassinat de L.D. Kabila et de l'autre côté, celui qui refuse de considérer l'assassinat d'un chef de l'Etat comme un crime politique. Où se situe le M 17?

Dès lors que les patriotes congolais regroupés dans le M 17 exigent la révision de ce procès pour connaître les véritables commanditaires de ce crime crapuleux, nous ne pouvons pas accepter que les 30 condamnés soient amnistiés avant qu'une juridiction de droit commun n'ait dit le droit sur la base d'une enquête diligentée par une commission d'enquête internationale. Aujourd'Hui la communauté internationale se mobilise pour une enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri. Comment alors faire profiter la loi sur l'amnistie à des gens qui sont accusés d'avoir tué un chef de l'Etat en exercice de ses fonctions? D'un côté, on veut faire bénéficier la loi d'amnistie à ceux qui ont tué un chef de l'Etat et de l'autre côté, on met toutes les batteries en marche pour traquer par tous les moyens ceux qui ont tué un ancien Premier ministre. N'est ce pas une politique de deux poids deux mesures? Ce dossier devrait être confié à une juridiction internationale du fait que c'est une autorité belge du nom de Louis Michel qui a été la première personne au à informer le monde que le chef de l'Etat congolais venait d'être assassiné. Il y a donc des ramifications internationales que seule une juridiction internationale est en mesure d'examiner efficacement. D'autre part, l'arme du crime n'a jamais été retrouvée et d'autre part que l'assassin n'a pas été attrapé. Si c'est celui qu'on nous a présenté comme assassin l'a été réellement, on aurait retrouvé l'arme du crime sur lui. Tout indique que le véritable assassin est venu de l'extérieur et après son forfait il doit avoir bénéficié de certaines complicités pour prendre la clé des champs.

Selon la version officielle, M. Emile Mota, le directeur adjoint du cabinet du chef de l'Etat était présent lorsque Rachidi a tiré sur L.D. Kabila.

Souvenez-vous que cet arrêt rendu par la Cour d'Ordre militaire a établi que l'enquête se poursuivra. En outre, lors du procès le procureur général Alamba avait réfuté la version de M. Emile Mota selon laquelle il avait été présent quand Rachidi avait tiré sur le président de la République. Le M 17 reste convaincu qu'il faut une révision de ce procès car les familles des 30 condamnés continuent à clamer que la Cour d'ordre militaire n'a pas pu établir les preuves de culpabilité.

Le Phare: L'Ouganda vient d'être condamné par la justice internationale pour agression contre la RDC.Mais il reste le Rwanda.

A.Kikukama: Comme une juridiction judiciaire internationale a déjà dit le droit pour un cas similaire, il revient à notre gouvernement d'utiliser les voies diplomatiques et politiques pour saisir le conseil de sécurité qui par le canal d'une résolution pourra imposer des pénalités financières à l'Ouganda et entrevoir le cas du Rwanda qui en sa qualité de membre à part entière de l'ONU ayant bénéficié d'une assistance indéniable pour l'instauration d'un tribunal pénal international pour juger les criminels du génocide ne devrait pas ses soustraire de ses responsabilités dans les crimes d'agression et de pillage des ressources naturelles de la RDC.

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