Pourquoi l’attentisme ?

Chers combattantes et combattants, jamais l’udps n’a été aussi proche de la conquête pacifique du pouvoir qu’en ce moment, jamais le peuple congolais a vu s’approcher comme aujourd’hui la possibilité de décider de son avenir. Le destin du Congo est dans nos mains pour quoi hésiter ?. Je partage ce point de vue personnel avec vous pour souscrire à l’exhortation qu’a faite sur ce forum notre ami Kalundula : Mettre les forces et les énergies à préparer les élections. Le danger est grand pour certains de s’épuiser avec la guerre psychologique nous imposée aujourd’hui par nos adversaires. Qui n’avance pas recule dit-on !

Il semble que jusqu’ à ce jour aller aux élections n’est pas une détermination pour certains cadres du parti et certains combattants. Notre participation aux élections ne doit pas être en échange d’un éventuel cadeau que nous ferait Kabila ou le Ciat. Nous ne sommes pas un pays démocratique, nous nous battons pour instaurer la démocratie et un Etat des droits au Congo. Nous ne devons pas attendre un comportement juste et démocratique de la part de notre adversaire, C’est serait une utopie ! Nous ne le dirons jamais assez, il faut éviter de jouer le jeu de l’ennemi en ce moment.

Le jeu de l’ennemi en ce moment c’est l’usure de notre temps et l’exclusion ou l’auto exclusion de l’udps du processus électoral. Les motivations de notre adversaire sont claires, c’est une question de vie ou de mort pour notre adversaire. Avant d’envisager quelque stratégie de la part de notre parti, on doit savoir et reconnaître cette vérité élémentaire : Kabila, Ruberwa et le Ciat ne peuvent rien régaler à l’udps. Je n’aimerai pas me moquer de la naïveté de celui qui croit, par moment, en la bonne foi de l’un ou l’autre de nos adversaires !

Nous voulons rappeler à tous que l’Accord global et inclusif n’a pas été un accord signé entre congolais raison pour laquelle l’Udps en est sortie combattue, mais ce fut l’accord des étrangers par interposition des dirigeants actuels de notre pays. Si la fameuse communauté internationale à travers la Monuc et le Ciat est présente en R.D.Congo, c’est pour légitimer et continuer les accords cachés. Admettre l’Udps dans la gestion de la chose publique remettrait en question tout cela. Voilà pour quoi c’est une question de vie ou de mort.

Le Congo a été érigé en territoire d’exploitation en faveur des grandes puissances( Amérique, France, Angleterre, Allemagne) sous la gestion de Léopold II depuis la conférence de Berlin, raison pour laquelle il fut appelé Etat indépendant du Congo. Aujourd’hui, le concept de la globalisation et l’émergence de l’économie libériste basée uniquement sur les intérêts au mépris de la personne et de l’autonomie des nations ont ressuscité chez les occidentaux le vieux rêve d’un Etat indépendant du Congo, c’est à dire d’une nation sans souveraineté, d’une maison sans propriétaire où le premier venu ou le plus apte se sert etc.

Et, aujourd’hui, on découvre toujours que le Congo est entièrement une mine et un réserve des matières précieuses quoi de plus surprenant ! Le Ciat est présent au Congo pour jeter les bases de cet Etat Indépendant du Congo bis. En plus, la communauté internationale est présente au Congo pour protéger et promouvoir ceux qui ont réussi à s’arracher la compassion générale de l’Occident parce que minorité victime de l’intolérance. Les congolais ne doivent ignorer que l’Onu est au Congo pour protéger les Tutsi dans toute la région des grands lacs. La meilleure façon de les protéger est de les mettre ou les maintenir au pouvoir dans toute la région, c’est la stratégie de la paix pour les grands lacs. C’est par ce projet que « Joseph Kabila » est arrivé au pouvoir avec Ruberwa comme vice président etc.

Aujourd’hui, les Tutsi figurent dans les manuels occidentaux, à coté des juifs et des arméniens comme minorités victimes de l’histoire. Pour cette raison, ils ont la compassion générale et le soutien international pour chaque projet visant leur promotion.

Les choses étant telles, les stratégies de l’Udps doivent être réalistes. L’ adversaire, avant d’être Kabila, est le Ciat et la Monuc. Les stratégies d’opposition type frontal ne sont pas bénéfiques pour le parti, il convient de procéder par court-circuits comme ce fut le cas de l’annonce de l’intégration du processus électoral. L’Onu (Ciat et Monuc) était convaincu du refus de l’Udps d’intégrer le processus à ce point. Ils ont été court-circuités et les preuves, on en a assez. Ils sont entrés dans le mutisme et ont porté les masques.

Nous pensons que le parti doit continuer par cour-circuits. A ce stade, il faut travailler sans faire l’économie d’énergies à monter les stratégies électorales réalistes. Le Président Etienne Tshisekedi doit éviter les conseils de ceux qui rêvent debout. L’une des stratégies serait celle de liquider le problème d’homonymie du sigle Udps sans attendre le Père Noël , le fameux Ciat

Ici encore le réalisme oblige, ce serait très réaliste de mettre simplement Udps parti du peuple. Tant il est vrai que cette question devra être déférée à la justice aussitôt celle-ci redevenue indépendante après les élections. La deuxième stratégie réaliste serait la suivante, et je rejoints encore ici notre ami Kalundula , Etienne Tshisekedi ne doit pas s’identifier en ce moment aux seules préoccupations de l’Udps. Les congolaises et congolais le considèrent comme le père de la démocratie congolaise. Tout en travaillant pour conquérir le pouvoir comme Président National de l’Udps, Tshisekedi ne doit pas ignorer qu’il est pour le moment l’homme attendu par la majorité du peuple congolais.

Cette majorité ne se bat plus toute sous le drapeau de l’Udps comme autrefois, mais très probablement avec l’esprit de Tshisekedi. Nous pensons qu’il est temps pour Etienne de laisser aux cadres du parti le soin de continuer les différents contentieux de l’Udps avec le Ciat et le pouvoir de Kinshasa. Au moment où le spectre de la guerre tourne et menace encore la Nation, Tshisekedi doit aujourd’hui prendre la parole et initiatives au nom de la Nation, initier les concertations avec toutes les forces vives de la Nation, les notables de toutes les provinces ainsi que les partis politiques acquis au changement pour signer avec le peuple congolais entier du Nord au Sud, de l’Est à l’ouest un pacte de la sauvegarde de la Nation.

Il faut savoir attendre pour mûrir les décisions, mais il faut aussi éviter de marcher derrière les évènements. Ces concertations à initier avant la campagne électorale ne sont pas une alliance avec quelque parti politique, mais stratégie politique pour unir les congolais en proie aux divisions tribales et régionales sur lesquelles compte l’adversaire pour les prochaines élections ou les prochaines guerres.

N’oublions pas en plus que notre peuple est ignorant à 70% des enjeux de la situation actuelle, les contacts diplomatiques pour arracher un processus électoral inclusif et transparent ne doivent pas nous imposer le silence nuisible en ce moment où le peuple a besoin d’être informé jour après jour, porte à porte des manœuvres des étrangers visant à nier aux congolais un avenir. Sans oublier la force de la diplomatie, il faut reconnaître que la force de notre parti est la population.


A suivre