18 février 2006
MEMORANDUM DES COMPAGNONS D’ETIENNE TSHISEKEDI AU COMITE INTERNATIONAL D’ACCOMPAGNEMENT DE LA TRANSITION,CIAT
MEMORANDUM DES COMPAGNONS D’ETIENNE TSHISEKEDI AU COMITE INTERNATIONAL D’ACCOMPAGNEMENT DE LA TRANSITION ,CIAT.
1. Nous, Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI, suite au mutisme et à la duplicité du Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT), devant la volonté entêtée et avérée des Ex- belligérants et alliés d’exclure l’UDPS et son Président National, Monsieur Etienne TSHISEKEDI du processus électoral en cours, venons ce jour protester de vive voix et prévenir que nous n’entendons pas voir l’UDPS et son Président National faire les victimes résignées, encore moins accepter de voir les sacrifices durement consentis après 25 ans de combat démocratique foulés au pieds, au nom des intérêts partisans de certains pays occidentaux membres du CIAT,bien identifiés.
2. Aussi rendons-nous , la Communauté Internationale responsable des conséquences qui résulteront de l’exclusion programmée de l’UDPS dudit processus.
3. En effet comme tout le monde le sait, l’UDPS et son Président National se sont investis depuis 25 ans comme aucun autre parti politique et aucun autre leader ne l’ont fait pour l’avènement d’un Etat de droit en République Démocratique du Congo, en affrontant à découvert et par les moyens pacifiques,les différentes dictatures qui s’y sont succédé .
Pour ce faire, l’UDPS a payé le prix le plus fort fait des pertes d’emploi ,des viols,des arrestations, des relégations, des emprisonnements et des tueries de plusieurs de ses membres.
C’est également à ce prix que le peuple congolais s’est identifié à l’UDPS pour son affranchissement. Ce qui a permis l’implantation effective du Parti sur toute l’étendue de la République au point de devenir et de demeurer ,en dépit de l’intolérance et de a politique de l’usure qu’on lui impose ,l’un des partis politiques les plus représentatifs de notre peuple.
4. Malheureusement, nonobstant cette forte représentation , l’UDPS sans doute pour n’avoir pas pris les armes, n’a mérité aux yeux de la Communauté internationale que mépris et arrogance.
5. C’est ainsi que celle-ci s’est autorisée à rompre l’inclusivité consacrée par l’AGI et la constitution de la Transition sous NAMANGA NGONGI. Plus est , la Communauté internationale n’a pas trouvé mieux que de fermer les yeux devant la trouvaille de ce qu’on a appelé consensus majoritaire en violation, encore une fois, de l’AGI et de la Constitution de la Transition.
6.Dans ce même ordre d’idée, en dépit du fait que l’UDPS , conformément aux dispositions de la loi 004 /02 du 15/03/2004 devrait être reconnue en vertu de la loi de 1990 et en sa qualité de signataire de l’AGI, s’est vu refuser le droit de figurer sur la liste des partis politiques transmise à la CEI .Près de deux ans se sont écoulées sans que la Communauté internationale ait honoré sa promesse d’aider à rétablir ce parti dans ses droits.
7.Lorsque après que les animateurs de la transitions ont perdu le temps dans la balade, l’UDPS s’est insurgée d’une part, contre la prolongation automatique de la transition, et pour des raisons autres que celles liées à l’organisation des élections et d’autre part, contre le lancement dans la précipitation de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs destiné à sauver le pouvoir en place de la date butoir du 30 juin 2005, la Communauté Internationale a pris fait et cause en faveur des auteurs du retard observé du fait du manque de la volonté politique et de la mauvaise gouvernance, fait qu’elle avait pourtant fustigé à maintes reprises.
Les membres du CIAT se sont , sans la moindre retenue due à leur statut, déplacés à l’intérieur pour défendre publiquement, avec menace, l’opération d’enrôlement avant de doubler la mise lors de la campagne référendaire en faveur du oui défendu par le pouvoir qu’elle a appuyé avec des moyens matériel, logistique et médiatique, notamment la radio Okapi qui couvre tout le territoire national.
Plus grave, lors des événements du 30 juin, après avoir pratiquement livrés les manifestants pacifiques qui comptaient sur la présence dissuasive des éléments de la MONUC sur les lieux ,la Communauté Internationale s’est contentée de comptabiliser des arrestations, des blessés par balles ; des morts , des cas de viols de vols et des pillages dans le rang des membres de l’UDPS, comme le témoigne le rapport partiel de la MONUC sur les événements de Mbujimay de juillet 2005.
8. Mais à l’opposé, quand dans l’affaire Major Kasongo et à l’occasion de massacre de Gatumba ou du limogeage des ministres incriminés pour détournement le RCD et le MLC ont menacé de se retirer des institutions de la transition ,cette même communauté n’a pas hésité de se jeter à l’eau pour une solution négociée entre belligérants, sans doute parce qu’elle redoute la force de feu dont chacun d’eux dispose.
9. Soucieux de voir la transition atterrir en douceur et garantir la crédibilité aux résultats qui sortiront des urnes, condition d’une paix durable l’UDPS est revenue à la charge à travers son Mémorandum à la Délégation du Conseil de Sécurité venue évaluer le processus électoral en RDC. A la demande du Secrétaire Général de l’ONU éclairé par la pertinence des propositions de l’UDPS, le CIAT a initié une série des rencontres politiques dites rencontres exploratoires entre les quatre majeurs UDPS, PPRD, MLC et RCD en décembre2005, Ces contacts qui devaient permettre aux Congolais de se réconcilier et de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, ont été systématiquement sabotés par le PPRD de Joseph KABILA, sans que le CIAT ait pu lever son petit doigt.
10.Bien au contraire se moquant éperdument de l’UDPS,considérée comme la proie facile, le CIAT a exercé des pressions sur elle pour qu’elle se prononce pour un oui ou pour un non au référendum qui s’annonçait, alors que le CIAT sait que jusque là l’ UDPS était exclu du processus, n’étant pas formellement alignée comme parti politique à cause du conflit d’homonymie créé de toute pièce par le Ministre PPRD de l’Intérieur, Théophile MBEMBA.
11.Tirant les leçons l’organisation chaotique du Référendum et de la volonté de la majorité des Congolais clairement exprimée à travers le boycott, (d’ou le très faible taux de participation) et le non ,en dépit de la fraude massive et prenant acte du souhait de la Communauté Internationale et de la demande pressante de notre peuple, le Président National de l’UDPS a, dans son message de vœux du 02/01/2006, annoncé solennellement la décision du Parti de s’impliquer dans le processus et d’accompagner les Congolais à la victoire finale.
12.Cependant, pour que cette implication ne soit pas une simple figuration, pour légitimer un simulacre d’élection, l’UDPS a soumis au CIAT un certain nombre de propositions réalistes pour garantir l’organisation des élections crédibles et ouvertes à tous que notre peuple appelle de tout son vœux .Ces propositions ont été abordées lors des contacts exploratoires et rappelées dans sa correspondance du 03 janvier 2006.Il s’agit de :
• mettre fin à l’homonymie ;
• permettre l’intégration de l’UDPS dans les rouages de l’organisation des élections , ce qui implique l’assainissement de l’environnement politique;
• ouvrir les bureaux d’enrôlement en faveur de ses membres pour des raisons évidentes d’équité et d’égalité de chance.
13. Mais depuis, et malgré ce signal fort à la demande du CIAT, l’UDPS attend le retour de l’ascenseur qui ne vient pas alors que nous nous approchons chaque jour qui passe des échéances électorales.
La Communauté Internationale on le sait, est consciente du chaos qui s’annonce et consécutif aux élections bâclées auxquelles elle veut amener les Congolais pour justifier son engagement financier. C’est pourquoi, elle envisage déjà l’envoi par le biais de l’Union Européenne de 3000 hommes de troupes pour venir réprimer et tuer les Congolais qui oseront se lever contre cette imposture.
14. De ce qui précède, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’ en prenant fait et cause en faveur du pouvoir en place et en jouant la montre pour placé après coup l’UDPS devant le fait accompli, la responsabilité de la Communauté Internationale est largement établie et engagée sur tout ce qui surviendra .
15. A cet effet, les Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI demandent à la communauté internationale de se ressaisir en remplissant sa part du contrat qui consiste à œuvrer à l’organisation des élections transparentes qui n’excluent personne.
16. En attendant, les compagnons d’Etienne TSHISEKEDI rappellent à l’opinion tant nationale et internationale ce qui suit :
• ils ne toléreront pas , quoi qu’il en coûte, l’exclusion de l’UDPS et de son Président National, du processus électoral en cours ;
• ils ne sont pas prêts à accumuler d’autres humiliations et d’autres frustrations tout simplement parce que il faut faire la volonté des prédateurs étrangers et de leurs agents locaux ;
• ils ont perçu et bien capté le message de la Communauté Internationale qui ne semble prendre en considération que le langage des armes et qu s’évertue à tourner en dérision les méthodes démocratiques du combat politique et la volonté d’un peuple souverain ;
• la patience a des limites.
Fait à Kinshasa, le 07/02/2006
Pour les Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI
Serge MAYAMBA M.
LUMUMBA Raoul NSOLWA MUYE
Kovo INGILA BOKONDO
Jacquemain SHABANI LUKOO
Christian NZEBA KASHAMA
17 février 2006
UDPS sur la voie de la detente entre les membres
Par son collège des fondateurs
UDPS SUR LA VOIE DE LA DETENTE ENTRE LES MEMBRES
L’unité, la solidarité, la réconciliation sincère encouragées
La date du 15 février marquant le 24ème anniversaire de la naissance de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social, Udps, n’est pas passé inaperçue. Même si ces manifestations populaires pour commémorer cette journée n’ont pas été organisées à travers les permanences de cette formation politique tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Le collège des Fondateurs a profité de cette date pour adresser un message aux membres des organes centraux et hauts cadres du parti dans le but de recréer un climat d’entente nécessaire à l’harmonie interne. Cette démarche a été initiée pour améliorer l’ambiance entre les organes centraux dans le cadre d’arriver aux résultats encourageants lors des élections après plusieurs années de lutte.
En sa qualité d’autorité morale,le collège des fondateurs a choisi des mots justes adaptés aux réalités du moment à la suite de la méfiance entre les uns et les autres pour bien apaiser les esprit. La violence, indique-t-on dans ce document est proscrite. Des sanctions exemplaires seront prises à l’endroit de apprentis sorciers qui s’illustreront par des actes barbares frisant la déconsidération de la dignité humaine. L’unité, la solidarité, la réconciliation sincère sont désormais encouragées entre les membres, la maison «Udps» doit, selon le collège des fondateurs, refléter de l’intérieur comme à l’extérieur l’image d’une formation politique comptant des membres aux préoccupations.
LE COLLEGE DES FONDATEURS COMPTE SUR CES VALEURS POUR L’INTERET DU PARTI FACE AUX ENJEUX DE L’HEURE QUE SONT LES ELECTIONS. CI-APRES L’INTEGRALITE DE CE MESSAGE.
Message du Collège des fondateurs
l. Du rapport des valeurs cardinales de l’UDPS
Comme le Président National a eu l’occasion de vous le dire et de le souligner le 10 septembre 2005 à l’occasion de sa causerie morale en cette salle, notre Parti est assis sur un socle des valeurs fondamentales qui constituent son cachet, il s’agit notamment:
1) de ta liberté;
2) de la tolérance;
3) du dialogue;
4) du pardon;
5) de la fraternité;
6) de la bonne gouvernance;
7) de l’esprit d’initiative;
8) de l’engagement politique et de la détermination à construire un Etat de droit en République Démocratique du Congo, dans une société démocratique;
9) du solidarisme;
10) et de la non-violence comme méthode de lutte.
Il s’impose donc que chaque Cadre du Parti est tenu de faire un effort permanent pour intérioriser et pratiquer les valeurs susmentionnées.
Un membre des organes centraux doit pouvoir prêcher par l’exemple avant d’encadrer la base dans la pratique quotidienne de ces mêmes valeurs.
II Des réalités de la société humaine
S’il est vrai d’une part, que la violation intentionnelle de ces valeurs ne peut demeurer impunie; parce que l’Udps n’est pas une association des malfaiteurs, et qu’aucun Cadre ne peut s’autoriser à poser des actes, ni à encourager des pratiques contraires aux valeurs cardinales, à l’honneur et à la réputation de l’Udps; il est vrai également que là où il y a des hommes et des femmes, il y a toujours des problèmes liés au caractère, aux humeurs, aux malentendus et aux difficultés de toutes sortes.
Et des personnalités pétries de sagesse de modération, d’esprit d’harmonie et de réconciliation ne manquent jamais.
En cas des difficultés internes, le Collège des Fondateurs encourage telles personnalités à ne jamais se fatiguer à prêcher le « PARDON » la « FRATERNITE » et la « SOLIDARITE » au sein du Parti pour conforter l’unité et la cohésion, de manière à confondre ainsi ceux qui se réjouissent des dissensions ou divisions au sein de l’UDPS.
III. Des enjeux politiques du moment
Notre Parti est fier de se considérer comme la cathédrale de la démocratie, mais à quel prix? Que des arrestations, des relégations, des privations et des souffrances ont jalonné le chemin de croix de l’Udps, or la croix, au sens biblique du terme, tue pour mieux sauver (l’ensemble de l’humanité).
Si l’Udps peut réussir à organiser dans les meilleurs délais son Congrès dans l’unité, la joie et la concorde, si l’UDPS peut réussir à sortir son candidat à la Magistrature Suprême dès le premier tour du scrutin, en donnant à ce futur Président de la République une majorité parlementaire conséquente pour lui permettre d’appliquer le projet de société de l’UDPS, alors les Cadres et les Membres du Parti auront rempli leur part du contrat vis-à-vis de notre peuple et de l’histoire.
Nous pourrions dire avec sourire que la République Démocratique du Congo sera gouvernée autrement et durablement de manière que les enfants de ce pays et chaque catégorie socioprofessionnelle soient capables non seulement de mesurer la différence considérable entre une gestion maffieuse et une gestion transparente de la chose publique, mais également de goûter aux fruits de la bonne gouvernance de l’Etat.
Mais attention, la bible nous apprend qu’un Royaume divisé entre lui-même ne peut réussir dans un combat quelconque.
Donc l’Udps ne peut réussir à remporter la victoire, dans cette année électorale 2006, que dans l’unité, la solidarité sincère et la franche collaboration entre d’une part le Comité National et le Secrétariat National, et, d’autre part, entre les Membres du Comité National entre eux ainsi qu’entre les Membres du Secrétariat National entre eux.
IV. Concernant le problème de violence et d’insécurité
Le Collège des Fondateurs, en accord avec le Président National vous garantissent que les actions de violence et d’insécurité que nous déplorons tous et à propos desquelles les enquêtes sont en cours à notre niveau, ne se reproduiront plus jamais à la Permanence du Parti ni dans ses environs.
Les apprentis sorciers qui tenteront de récidiver ces actions s’en prendront à eux-mêmes.
A bon entendeur salut!
V. Appel
1) Le Collège des Fondateurs demande donc et insiste qu’à partir de ce jour, ce soit la grande détente, la sincère réconciliation entre vous tous afin que nos adversaires constatent et admirent la solidarité de la maison « Udps », une forte fraternité déterminée à gouverner ce pays demain et pour longtemps.
2) Le Collège des Fondateurs est conscient qu’il y a des préoccupations pertinentes qui pourraient provoquer des changements d’hommes à l’intérieur de chaque organe, mais le Collège des Fondateurs vous demande de prendre en considération le contexte politique du moment pour transformer l’eau en vin et confondre les prophètes de malheur de l’intérieur et surtout de l’extérieur.
3) Le Collège des Fondateurs se réserve de poursuivre certaines situations et certaines enquêtes à son niveau, et de produire, le moment venu, les résultats de ce travail.
4) Le Collège des Fondateurs refuse de considérer qu’il y ait d’un côté un certain triomphalisme, alors que l’UDPS n’est pas encore au pouvoir, et de l’autre, des vaincus alors que tout débat politique honnête est enrichissant et pour les uns et pour les autres.
5) Le Collège des Fondateurs, Autorité Morale du Parti, demande enfin à chacun de vous à partir de cet instant un effort de dépassement pour plus de fraternité, plus de solidarité, plus des débats d’idées afin que triomphent les idéaux de notre Parti.
Nous vous remercions.
Fait à Kinshasa, le 15 février 2006
Pour le Collège des Fondateurs
Zéphirin Diayikwa Kimpakala
Marie Lukalu Kanana (empêché)
Raymond Albert Mukoka M.K.
Bernard Nkwedi Lusielo (indispose).
soyons nombreux le 17/02/2006 devant monuc/kinshasa
De : raoul nsolwa <lescompagnonsdetiennetshisekedi@yahoo.fr>
Envoyé : jeudi 16 février 2006 14:39:52
À : pascabeltchika@udps.net, sammusampa@hotmail.com, udps@udps.net, maska3y@hotmail.com, kalamuke@yahoo.fr, kikangalamm@yahoo.fr, therese22kb@yahoo.fr
Objet : Sit in à la Monuc à Kinshasa
| | | Boîte de réception
devant le bureau de monuc/kinshasa
Chers Compagnons,
l'heure est grave nous devons nous assumer pour sauver notre nation qui est en danger.Banissons la peur , soyons unis comme un seul Homme et agissons.Voilà pourquoi nous vous demandons d'être nombreux à la Monuc ce Vendredi 17 février 2006 à 11 heures pour avoir la réponse au Mémo que nous avions introduit en date du 07
février 2006 car la PATIENCE A DES LIMITES.
RAOUL NSOLWA MUYE Président
16 février 2006
24ème anniversaire de l'UDPS à BRUXELLES le18/02/2006
FEDERATION DE Belgique et Grand-duché de Luxembourg
Invitation à la soirée commémorative du 24ème anniversaire du Parti UDPS
Cher(e) Combattant(e)
A l’occasion de la commémoration du 24ème anniversaire du Parti UDPS, le Président du Comité Fédéral UDPS/BELUX vous invite à prendre part à la soirée de réflexion sur les stratégies d’accompagnement de notre Parti à la victoire finale lors des prochaines échéances électorales qui seront organisées à partir du mois d’avril 2006 en République Démocratique du Congo.
Date et lieu : Ce samedi 18 février 2006 dans la salle de fête du centre Culturel Nekkersdal de Laeken au 107 Bd Emile Bockstael (Metro Bockstael)
Heure : 15h00n très précises.
Il est important pour le parti que chaque membre qui reçoit cette invitation puisse marquer de sa présence cette rencontre afin de contribuer positivement par son apport tant financier qu’intellectuel à la mobilisation tout azimut pour le triomphe de l’idéal UDPS.
Un pot de d’anniversaire sera organisé à cet effet. Il sera aussi projeté des Films Vidéo retraçant le long parcours du combat UDPS. Nous aurions souhaité voir certains combattants parmi nous qui ont un témoignage quelconque à faire sur ce combat nous contacter pour les insérer dans le programme.
Contact : 0494 61 49 20
Ordre du jour :
• Un seul point à l’ordre du jour : Discours du Président du Comité Fédéral suivi d’un débat.
N’oubliez pas d’apporter votre contribution de 15€ pour les dépenses de la journée.
Fait à Bruxelles, le 10 février 2006
Pour le Président du Bureau du Comité Fédéral
Alexis KABEYA KALALA
1er Secrétaire Rapporteur du B.A.F.
15 février 2006
TAUX MENSUELS DE COTISATION DES MEMBRES DU PARTI
14 février 2006
Transition/RDC eventuelle prolongation selon MALU à Brussel
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INTERVIEW du Président de la CEI l’Abbé MALU MALU
Au micro de Cheik Fita, Malu Malu président de la CEI en RDC s'est exprimé pour dire qu'il n'est pas maitre du calendrier électorale car n'étant pas la seule institution àintervenir. En effet c'est le parlement, à travers les contraintes qu'il introduit dans les lois q u'il vote qui allonge ou raccourci le calendrier électoral. Que ceux qui ne veulent pas de la prolongation du regime après le 30 juin 2006 suivent mon regard et aillent donc faire pression sur les bonnes personnes et avant qu'il ne soit trop tard...
Désiré Katompa
Cheik FITA, je suis membre de l ‘APPA, agence panafricaine d’information
J’ai juste deux petites questions. La première : quelle est en fait le dernier calendrier avant le 30 juin ; les dates qu’on pourrait retenir sans risque de se tromper.
MALU MALU : Nous n’avons pas encore de dates. Comme je viens de l’annoncer , cette semaine sera décisive pour pouvoir apprécier les choses . Pour fixer lae date, il faut nécessairement qu’il y ait la date électorale . et la loi électorale est conditionnée par la promulgation de la nouvelle constitution. Ce sont ces deux événements que nous attendons avant d’établir le calendrier.
Cheik FITA : la deuxième question c’est par rapport au temps matériel. Est-ce qu’on peut s’attendre à ce qu’on tienne jusqu’au 30 juin ou bien il y a risque que le temps matériel manque ?
MALU MALU : Il est difficile déjà de répondre parce que vous savez que le chronogramme des élections se fait sur base des exigences de la loi électorale. C’est la loi électorale qui va nous donner le délai des inscriptions des candidats, le délai des campagnes électorales, le délai de la convocation des élections par rapport au mandat du président de la république, et puis le système électoral lui-même ; qui va nous guider quand à la production des bulletins de vote. Donc voilà un certain nombre de contraintes qu’il faut avoir… avant de pouvoir fixer les délais. Mais ce que je peux vous dire, ce que la Commission Electorale Indépendante fera tout ce qui est en son possible pour accélérer le processus. Mais quant à dire quand est-ce qu’on finira, ça, ça dépendra des délais que les députés et les sénateurs auront décidé de définir dans la loi électorale.
Propos recueillis par Cheik FITA et François KASONGO
PEUPLES CONGOLAIS, LUTTONS POUR LA VRAIE DEMOGRATIE
PEUPLES CONGOLAIS, LUTTONS POUR LA VRAIE DEMOGRATIE
EN REPUBLIQUE DEMOGRATIQUE DU CONGO
Peuples congolais, il est temps de nous réveiller.
Nous avons beaucoup souffert, la division nous affaibli. Province Orientale, Bas-Congo, l’Equateur, Katanga, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Nord Kivu, Sud Kivu, Maniema, Bandundu et Kinshasa formons un corps indivisible parlons un seul langage, celui de la vraie démocratie.
Notre pays la République Démocratique du Congo, un grand pays au cœur de l’Afrique, doit être aussi un grand pays sur le plan économique et politique dans ce continent.
Nous devons bâtir un pays fort, réellement démocratique et libre, fondé sur une justice distributive et où chaque congolaise et congolais trouve sa part.
Nous ne pouvons pas remettre au pouvoir des personnes ayant leurs mains trempées dans le sang des innocents et des paisibles citoyens, on ne doit pas faire confiance aux pilleurs qui ne créent que désolation et misère, tuent et mettent en prisons ceux qui luttent pour l’avènement d’un Etat de droit.
Peuples congolais qui peut nous donner le chiffre réel, des congolais tués parce qu’ils ont demandé la vraie démocratie ? Qui peut alors nous donner le chiffre des congolais tués par des guerres sans nom ?
La guerre tribale ou ethnique ne nous amène nulle part mais seulement donne à ses commanditaires l’occasion de piller et de profiter de nos richesses du sol et de sous-sol.
Soyons vigilants et Restons unis.
Que nos politiciens disent la vérité au peuple, afin que notre pays la République Démocratique du Congo retrouve sa place dans le concert des nations en Afrique et dans le Monde.
Vous nos élites : Professeurs d’université, de l’enseignement Supérieur, Secondaire et Primaire, les Fonctionnaires de l’état et Agents des Sociétés ; le Congo a besoin de vos connaissances et de la qualité de vos services pour son développement.
Notre pays la République Démocratique du Congo est malade de corruption et pillage systématique de nos richesses par des bandits armés, il est temps de vous réveiller pour ne pas commettre les erreurs du passé, pas de pouvoir pour les incultes et pas de pouvoir pour les irresponsables.
Hommes de Dieu, hommes d’affaires, païens et tout hommes de bonne volonté ; nos yeux sont tournés vers vous. Fuyons la corruption et cherchons la vérité pour que le pays aille de l’avant et progresse dans tous les domaines de la vie. Luttons pour la charité, pensons à servir qu’à se servir. Que la vérité triomphe sur les mensonges.
Etudiants; futurs cadres de demain, regardez ce qui se passe au pays actuellement, dans vos établissements d’enseignement, l’état a démissionné de son rôle de former les élites de demain, la charge des vos études revient à vos parents qui du reste sont impayés depuis de long mois, je vous lance un défi : barrer la route aux irresponsables actuels et choisissons les vrais compatriotes soucieux du bien être de la population. Lutter pour la vraie démocratie dans le pays de nos ancêtres.
Que personne ne vous manipule avec de discours de division pour vous affaiblir, restons unis pour mettre au pouvoir les hommes responsables.
M.NG.LOUIS
MEMBRE DE L’UDPS LIEGE/BENELUX
12 février 2006
congo pour la justice/communiqué de presse
Congo pour la JusTice
Parti Politique
LE PRESIDENT NATIONAL
Communiqué de Presse
Je soussigné Maître Théodore NGOY ILUNGA WA NSENGA, Pasteur, Avocat, Président du Parti Politique « Congo pour la Justice » C.Just, en sigle , reconnu par récépissé n° 10556 du 08 août 2005 conformément aux dispositions des articles 14 à 16 de la Loi n° 04/002 du 15 mars 2004 sur les partis politiques, CANDIDAT PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, j’ai l’honneur d’informer l’opinion nationale et internationale des faits graves attentatoires à ma liberté et à ma vie aussi bien politique que physique du fait de l’instrumentalisation de la justice par le Chef de l’Etat, son cabinet, le Ministre de l’Intérieur et celui de la Justice :
1. J’ai été enlevé de ma résidence le 29 décembre 2006 vers 10h00 par une quarantaine d’éléments armés bien connus du Colonel Raüs et du Ministre de l’Intérieur Théophile MBEMBA. Ce dernier m’avait contacté de son portable le vendredi 09 décembre 2006 à 23h00 pour m’assurer que c’était sur son ordre que 12 éléments armés avaient été dépêchés ce soir là à 21h45 à ma résidence au motif que j’aurais proféré des injures contre le Chef de l’Etat au cours du journal télévisé de Canal Kin du jeudi 08 décembre 2006. En réalité, en réponse à une question de la journaliste, j’avais avoué n’avoir pas été convaincu par les réponses du Chef de l’Etat aux questions des journalistes relatives à sa nationalité.
Le Chef de l’Etat avait répondu : « le chien aboie, la caravane passe ; la caravane peut même écraser le chien ».
J’avais alors exprimé mon opinion selon laquelle c’est le droit de tout congolais de s’assurer que toute personne assumant les hautes fonctions de Chef de l’Etat est congolais. Les compatriotes qui auraient exercé ainsi leur droit de savoir ne pouvaient, en aucun cas être traités de chien écrasable par la caravane. C’est pour cette opinion que le Sieur Théophile MBEMBA se servait des éléments armés contre ma liberté et même contre mon intégrité physique ;
2. Conduit, menottes aux poings au parquet de Grande Instance de Kinshasa-Gombe, je me suis trouvé en face du Procureur Paul MASUDI BOLIA, étonné de me voir devant lui traité comme un scélérat alors qu’il n’avait lancé contre moi aucun acte de procédure. En effet, le 21 décembre 2006, après 6 jours de séquestration à Kin Mazière depuis mon enlèvement du Boulevard Triomphal en pleine campagne référendaire, j’avais été transféré à l’office de ce même Procureur « Garant de ma liberté et de mes droits fondamentaux violés en l’espèce (article 147, alinéa 3 de la Constitution de la Transition). Le Procureur MASUDI préféra couvrir l’irrégularité en me plaçant le même jour sous mandat d’arrêt Provisoire pour violation des mesures d’ordre général fait prévu par l’ordonnance-loi n° 25-55 du 06/11/1959 et punissable de 7 jours. C’était une violation de l’article 28 du Code de procédure Pénale qui interdit de placer un citoyen en détention préventive pour des faits punissables de 7 jours. Immédiatement après j’étais mis en liberté. Le dossier ouvert l’avait été sous R.M.P. 3952/PR.21/BOS ;
3. Ce 29 décembre, j’aurai pu à la rigueur faire l’objet d’un mandat de réincarcération pour violation de la liberté provisoire. Mais pour couvrir, une fois de plus l’irrégularité, le procureur Masudi a établi un mandat d’amener toujours pour violation des mesures d’ordre général sous le même dossier RMP 3952/PR.021/BOS en y ajoutant tout de même l’outrage aux membres du gouvernement et aux dépositaires de l’autorité. Il y a lieu de rappeler que l’infraction d’outrage au Chef de l’Etat ne peut JAMAIS être poursuivi en droit Congolais sans une plainte préalable de la victime (art 138 ter du Code Pénal Congolais livre II) ;
4. Alors que j’étais prétendument arrêté sous R.M.P 3952/PR.21/Bos pour les faits susvisés, le Magistrat NGALAMULUME après m’avoir posé des questions sur une éventuelle injure au Chef de l’Etat dans une émission qu’il supposait avoir eu lieu à une date qu’il ignorait, me placera sous Mandat d’arrêt Provisoire le 31 décembre 2005 sous R.M.P.39.676/ Pr.021/NGAL pour outrage envers les membres du Gouvernement et outrage à magistrat. A la suite de cette décision j’ai été conduit à Makala à grande vitesse dans un Mini- bus SAVIEM avec gyrophare et lance voix invitant tout véhicule à céder le passage. J’ai beaucoup souffert le 31 décembre 2006, les poignets endoloris, menottés sur mon dos jusqu'à l’entré de la prison. Je ne connaîtrai ces incriminations que lors de ma présentation en Chambre du Conseil. Lors de ma défense assisté de mes Confrères Avocats, je fis remarquer au juge qui statuait sur la régularité de ma détention que mon arrestation et ma détention étaient irrégulières notamment pour :
- Absence de tout acte de procédure à mon enlèvement par la police ;
- Incompétence de l’autorité judiciaire ayant ordonné mon arrestation et ma poursuite, celles-ci, s’agissant d’un pasteur et d’un avocat étant strictement réservées aux seuls Procureurs Généraux près les Cours d’Appels, le Ministre de la justice avisé des poursuites ainsi que le Bâtonnier compétent ou du ressort s’agissant de l’Avocat que je suis (Circulaire intérieur au Parquet n°3/008/IM/PGR/1970 du 16 mai 1970);
- Absence d’une plainte préalable des personnes en matière d’outrages, plainte des personnes lésées exigée par l’article 138 ter du Code Pénal Congolais livre II ;
- Absence d’indices de culpabilité notamment du fait de l’absence de plainte et d’audition sur ces faits, l’existence des indices sérieux de culpabilité étant une condition de fond pour placer une personne en détention préventive au terme de l’article 27 du Code de Procédure Pénale ainsi qu’en avait aussi jugé la Haute Cour, en l’espèce ;
Mais le Juge MWANGA MUKIDI AKIM, tout en constatant « que pour tout dossier, l’officier du Ministère Public n’a présenté en Chambre du Conseil qu’un projet de l’ordonnance de détention préventive, un mandat d’arrêt provisoire ainsi que la note de rapport de l’officier du Ministère Public porté à la connaissance du Procureur de la République, promettant ainsi au Tribunal de visualiser la bande vidéo ayant servi de support aux déclarations outrageantes faites pat l’inculpé » ( Bande inexistante et que le Tribunal n’a donc jamais vu), a décidé paradoxalement de me refuser la liberté provisoire par son ordonnance n°005/2006 du 06 janvier 2006 au motif fallacieux et dolosif libellé comme suit : « qu’ainsi, le Tribunal trouve qu’il faille visualiser cette bande et entre-temps, ordonnons sa détention préventive pour quinze jours ». En appel, le Ministère Public a reconnu sans ambages devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe que ma détention était irrégulière et illégale du fait qu’elle n’avait pas été ordonnée par l’autorité judiciaire compétente, savoir, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe. Il a demandé de ce fait au tribunal de séant d’en tirer toutes les conséquences de droit en ma faveur. Mais le juge Kasonga Bopaul et ses deux collègues qui l’assistaient, obéissant à d’autres maîtres que la loi a confirmé ma détention préventive qui a expiré le 20 janvier 2006. Depuis, plus aucun acte de procédure tendant à statuer sur la régularité de ma détention n’a plus été posé. Je continue donc à être détenu en violation notamment de l’article 31 alinéa 4 du Code de Procédure Pénale;
5. A l’examen des pièces du dossier parvenu au parquet près la Cour de Sûreté de l’Etat en transitant dans une course rapide par l’office du Procureur Général KIKOKA, j’ai découvert des actes posés après mon enlèvement par le Procureur MASUDI pour trouver un motif pouvant couvrir les poursuites irrégulières. La lecture des pièces dévoile les vrais motifs de ma détention :
- Par sa réquisition d’information n° 6660PR.030/021/1813/Sec/ej du 24 décembre 2005 ( je suis déjà au parquet ) le Procureur Masudi délègue l’IPJ en Chef, Chef de Brigade Criminelle de me poser un certain nombre des question parmi lesquelles celles qui suivent :
« La loi référendaire à laquelle vous faites allusion dans vos différentes interventions dans les chaînes nationales et étrangères vous autorise-t-elle en tant qu’Avocat à insulter les membres du gouvernement et les dépositaires de l’autorité ou de la force publique ? » ;
« Note d’IPJ ; Donnons lecture de l’article 141 de la constitution de la Transition. Etes-vous en droit de traduire le Chef de l’Etat en Justice ? », allusion faite à la plainte du « Rassemblement Pour le NON » « RPN » dont je suis le Porte-Parole contre le Chef de l’Etat, le Vice-Président Ruberwa, les Ministres Théophile Mbemba, Kisimba Ngoy pour violation, notamment, des articles 52, 56 et 59 de la Loi Référendaire. Voilà l’une des véritables causes des traitements cruels et dégradants dont je fait l’objet depuis cette violente séquestration qui me victimise gravement ;
6. En effet, c’est ma candidature annoncée à l’élection présidentielle prochaine qui explique toutes ces atteintes à ma personne mais ainsi que mes opinions libres et démocratiques lors de la campagne référendaire. C’est ce qui ressort du document n° 0004 RMP 39.670/PR.021/NGAL du 03 janvier 2006 (je suis déjà à Makala ) adressé à l’IPJ en Chef, Chef de Brigade Criminel de Kinshasa/Gombe. Il porte la signature du Substitut Jean-Claude Ngalamulume Ntumba et le paraphe en guise de visa de Paul Masudi Bolia, Procureur de la République.
Voici ce qui est lisible sur ce document.
1. Faits et rétroactes : Lors d’une émission télévisé sur la chaîne de télévision CCTV, Monsieur Théodore Ngoy a affirmé solennellement que le journal officiel a en dehors du projet de constitution de l’Assemblée Nationale présenté pat le Commission Electorale Indépendant, trois autres projet de constitution mettant ainsi les électeurs dans l’embarras du choix.
2. Devoir
- « Descendre au Journal Officiel aux fins de vérifier la véracité de ses allégations ;
- Vous livrer à tous autres devoirs utiles à la manifestation de la vérité ;
- Nous faire urgemment rapport ».
Je suis donc poursuivi en réalité pour des opinions émises au cours de la campagne référendaire et qui sont tout à fait fondées. Mais celles-ci ne pouvant offrir un prétexte aux magistrats pour me punir au nom et pour le compte des commanditaires, le Procureur Masudi s’est chargé de rechercher des faits pouvant donner lieu à n’importe quelle qualification, pourvu que je sois poursuivi et condamné. Par sa réquisition d’information n° 6650/Pro30/02/1810/Sec/05 le même Chef de Brigade est sollicité. L’IPJ YUNGU est dépêché « pour exécution urgente de la réquisition pour « procéder à la saisie de la bande de l’émission à laquelle était conviée le Pasteur Théodore Ngoy entre le 26 et le 27 du mois en cours » ;
7. C’est cette bande qui a été vite envoyée à la Cour de Sûreté de l’Etat où je suis cité à comparaître le 16 février 2006 non plus pour outrage (faute de fait et de plainte) ou injure mais pour prétendument « avoir publiquement commis l’offense envers la personne du Chef de l’Etat ». Selon la citation à prévenu sous RP 2507 me signifié le vendredi 03 février 2006 dernier à 12h40 sur mon lit d’hôpital par le Greffier Sebastien Mpia Osey-Mbey, je suis poursuivi devant cet instrument d’élimination politique voire physique des opposants depuis Mobutu (Tshisekedi y fut condamné à 18 mois de prison en 1986 pour Offense au Chef de l’Etat) pour avoir, selon le Procureur Général Mupier Ndyriata et le Magistrat instructeur Mayingi «Tenu les propos suivants : « Le Président de la République a vendu le territoire de Minembwe dans la Province du Sud Kivu au Vice-Président Ruberwa et au Rassemblement Congolais pour la Démocratie propos qui sont de nature à froisser la susceptibilité et le crédit du Chef de l’Etat auprès de sa population ».
Pourtant l’offense prévue et punie par l’odonnance-Loi n° 300 du 06 décembre 1963 vise des faits s’attaquant à la personne du Chef de l’Etat et non des critiques des actes que le Chef de l’Etat pose cette qualité sur des questions d’intérêt national. Cela est vrai aussi bien en RDC qu’en France par exemple. Comme le reconnaissent plusieurs spécialistes de la question dont MINEUR, le législateur congolais n’interdit pas du tout la critique publique des choix ou des actes du Chef de l’Etat mais punit des attaques contre sa personne. Or, dans le cas d’espèce, le Chef de l’Etat Congolais, qui au terme de la Constitution de la Transition convoque et préside le gouvernement doit expliquer à la population « la décision prise par le gouvernement au cours de sa réunion du 19 septembre 2003 relative à la reconnaissance des actes juridiques pris par les autorités politico-administratives sur l’ensemble du territoire National ». C’est ce qui ressort de « la commission chargée d’examiner les actes de création des entités territoriales pendant la guerre dans la province du Sud-Kivu » du Ministère de l’Intérieur daté du 05 décembre 2005 et portant les signatures de Sieurs :
1. David BYAZA SANDA LUTALA, Secrétaire Général,
2. Albert NZAZI, Conseiller Chargé de la Tutelle des entités Administratives et Décentralisées ;
3. Etienne KISUNGA, Conseiller Juridique ;
4. KABANGE MUYA, Directeur Chef de Service, 2ème Direction
5. Gaston MONDANGE, Directeur Chef de Service, 5ème Direction.
Ce rapport confirme dans ses pages 5 à 8 la décision de création du Territoire de Minembwe par le Chef du Département de l’Administration du Territoire du RCD Maître Joseph MUNDUMBI.
8. Les populations concernées n’ont pas tardé à réagir farouchement de diverses manières :
Un « mémorandum de la Communauté Bembe de Bukavu à propos du découpage territorial opéré par le RDC à Fizi- Ilombwe (Sud Kivu ) en République Démocratique du Congo » daté du 15/10/1999 à Bukavu, fut adressé au RCD avec copie pour information à plusieurs autorités nationales et internationale dont Messieurs les Secrétaire Généraux de l’ONU, de l’OUA et de la SADEC. Il est signé par plusieurs personnalités des collectivités de Lulenge, Babembe, Nganaja, Mutambala, Tanganyika, Itombwe.
Le 18 décembre 2003, le Ministère de l’Intérieur réceptionna une lettre de la « Communauté des Babembe de Kinshasa » datée du 26/09/2003 relatif au « Dossier Découpage du territoire de Fizi ( Sud-Kivu ) » portant la signature de Maonewa Muzaliwa Mwene Ngoma, Vice-Président.
Le 24 novembre 2005, la « Mutualité EM’Ya, M’Mbondo de Kinshasa, EMO Asbl, Comité de Babembe a adressé « A Son Excellence Monsieur le Président de la République et Chef de l’Etat » la lettre portant « Contestation de la Communauté des Babembe au découpage des entités territoriales des Babembe de Fizi-Itombwe ».
Les signataires Emmanuel Lwanuna, Président, Maonewa Muzaliwa Mwene Ngoma, Vice-Président écrivent au Chef de l’Etat : « Nous vous demandons de faire l’économie d’une nouvelle guerre meurtrière ».
Il qualifient la décision du gouvernement de :
- « Intempestive, … ;
- « Inopportune, … parce que le peuple Bembe n’a jamais émis jusqu’ici le moindre vœu de procéder au découpage de ses entités territoriales » ;
- « Dangereuse … parce que si une telle décision de morcellement de nos terres était prise, cela déclencherait immédiatement de nouvelles hostillités dans toute la partie Sud de la province du Sud-Kivu ( Fizi, Uvira, Itombwe) … la lutte contre l’occupation étrangère de notre pays … que nous avons menée n’avait qu’un seul objectif : défendre nos terres que nous ont léguées nos ancêtres…notre base, sans exception est farouchement hostile à un projet provocateur et « tsunamique » … de ce qui précède, la communauté des Babembe demande à votre Excellence :
1. de renoncer immédiatement et définitivement à ce projet avant l’instauration des institutions légitimes prévues par le projet de constitution, car nous ne voyons ni urgence ni nécessité de statuer là-dessus et de prendre des décisions lourdes des conséquences pour le pays en cette période de transition ;
2. de préserver les acquis de la Transition, en particulier, la paix, la réunification nationale, la restauration de l’intégrité territoriale, la réconciliation nationale et le processus électoraux en cours ».
La question est donc d’intérêt national brûlant. Leader politique et d’opinion, candidat président de la République, j’ai le droit de m’exprimer sur le sujet dans le dessein du prévenir l’irréparable. Une telle opinion ne peut, en aucun cas être assimilable à une quelconque offense à la personne du Chef de l’Etat ;
9. En effet, l’Etat de droit, enseigne KADA dans son lexique de Droit Constitutionnel « c’est un Etat où le pouvoir s’exerce dans le cadre du droit, en se soumettant lui-même à cet encadrement normatif. C’est à cette seule et unique condition l’on peut affirmer que l’arbitraire est alors exclu du pouvoir des gouvernants ». La démocratie est elle-même n’est autre chose que l’exercice du pouvoir dans l’unique but d’assurer aux citoyen et à l’Etat la sécurité juridique et judiciaire.
10.Dans son discours programme du 26 janvier 2001, voici déjà cinq ans, le Chef de l’Etat promettait au Congo et aux Congolais de leur assurer la sécurité juridique et judiciaire.
Cinq ans après quel est le bilan. De Kin Mazière à la Prison de Makala (CPRK) des familles entières sont atteintes dans leur honneur, leur dignité, leur patrimoine par l’arrestation et la détention arbitraire de l’un ou l’autre de leur proches.
A Kin Mazière, j’ai trouvé le DG de la DGRAD et ses collaborateurs séquestrés dans un local où j’ai passé cinq jours avec eux. Ils venaient de la salle de réunion du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat Samba Kaputo où qui avait servi de cachot 3 semaines durant avant d’être jeté précipitamment à Kin Mazière où ils passeront plus de deux mois en toute irrégularités.
L’opinion retiendra que le Ministre de la Justice a adressé au Conseiller Spécial du Chef de l’Etat cette grave violation des règles de forme en matière de poursuite et de détention préventive.
A la Prison de Makala les détenus sont nourris 2 fois par semaine de haricots pourris mêlés au maïs, sans huile, sans sel ou sucre. Nombreux sont à l’article de la mort dans certains pavillons comme les Pavillons 7 et 10. Des détenus préventifs dont certains comptent 1 à 5 ans parfois pour des faits punissables pour des peines inférieures ; Ceux qui auraient dû être libérés conditionnellement constituant le nombre le plus élevé. On y trouve même des personnes ayant accomplis les peines auxquelles elles avaient été condamnées.
Depuis leur arrestation dans l’affaire Eric Lenge, une cinquantaine d’éléments des FARDC sont détenus à Makala sans avoir été entendus plus d’une année après.
Pourtant le Code de procédure Pénale aurait dû être rigoureusement appliqué pour assurer la dignité des personnes poursuivies et/ou détenues.
C’est ici qu’il sied de souligner toute l’importance des règles des formes (Procédure Pénale, organisation et compétence judiciaire) dans la protection de la société autant « que pour la sauvegarde de la liberté individuelle ( car la procédure doit confondre les coupables en dépit de leur dénégation) que pour la sauvegarde de la liberté individuelle ( car elles doivent permettre à l’innocent d’éviter une erreur judicaire, et au coupable d’expliquer sa situation et de faire valoir ses moyen de défense, de façon à ce que la peine qui sera éventuellement prononcée contre lui soit vraiment équitable ) (Levasseur G. et Chavanne A.,Droit pénal et procédure pénale, Sirey, Paris, 1963, p. 57).
11. Hospitalisé depuis le 06 Janvier 2006 sur décision du médecin traitant, j’ai été retenu 3 semaines durant au CPRK (Prison de Makala)sur décision du sieur SIBONDO Surveillant Chef du C.P.R.K. appuyé par le Directeur KITUNGWA aujourd’hui en mission et son adjoint, aujourd’hui intérimaire, Monsieur Pius MAMBALUNGA NTONDO KWETUZOLA. En dépit de la lettre du Procureur Général de la République n° 088.D023/10115/PGR/SEC/2006 du 13 janvier 2006, enjoignant le Procureur de la République Paul MASUDI de me présenter à mon médecin rapidement, ce dernier ne s’était pas cru fondé de s’y conformer. Je ne serai conduit à la clinique Ngaliema que sur la réquisition N° 0817/R.M.P 1029/PGCSE/MAYI du Parquet Général près la Cour de Sûreté de l’ Etat déléguant le Directeur Pius MAMBALUNGA NTONDO KWETUZOLA de me transférer sans délai en extrême urgence auprès de mon Médecin traitant, le Docteur Pascal TSHIAMALA ;
Le soir où il aurait dû me transférer à la clinique Ngaliema le Directeur Pius MAMBALUNGA assisté du sieur SIBONNDO donnera l’ordre à des prisonniers chargés de l’ordre en prison, pour la plupart des condamnés à mort ou à perpétuité, de me tirer de ma cellule n°9 du Pavillon 8 à 22 heures pour m’enfermer dans une toilette servant de cachot au pavillon 6 où je resterai dans le noir total subissant l’assaut des odeurs qui emplissaient les lieux ;
Le but était manifestement de réaliser le vœu des commanditaires de me conduire dans un hôpital psychiatrique car, je pouvais développer une malaria cérébrale. En effet dans le P.V. n° 2686/05du 30.12.2005 établi par l’inspecteur Judiciaire Principale Jules Frédéric MBOYO à l’attention du Procureur MASUDI, cet inspecteur suggère que « que le sieur NGOY soit soumis à un examen psychiatrique ». Selon lui j’aurais fait preuve d’une agressivité contre le Chef de l’Etat qui nécessiterait cet examen. L’opinion se rappellera qu’en son temps, le régime MOBUTU suggéra aussi un examen psychiatrique de l’opposant Etienne TSHISEKEDI, le but étant le même : l’élimination politique ou physique d’un opposant gênant;
Je prie la Communauté Internationale à inviter le Chef de l’Etat, le Ministre de la Justice et la Magistrature congolaise à protéger les libertés fondamentales des Congolais en veillant au respect des règles établies.
Car, la justice c’est la conformité de toute action à la règle établie. Et sans justice, il n’y a pas de dignité, comme l’écrivait Patrice E. Lumumba dans sa dernière lettre.
Je prie la presse et tous les hommes de bonne volonté de combattre avec nous l’insécurité juridique et judiciaire qui est devenue la règle en RDC en diffusant largement le présent communiqué.
Avec mes remerciements à tous.
Fait à Kinshasa, le 04 février 2006
Me Théodore NGOY, Pasteur
representations udps/exterieur doivent faire le compte
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11 février 2006
Que sont devenus les modérés et leurs negociations
Depuis le 02 février 2006, dans son message de fin d’année le PN de notre parti Mr Etienne TSHISEKEDI avait souhaité que l’UDPS intègre le processus électoral à condition que nos exigences sur la réouverture des bureaux de vote pour nos combattants du pays et de la diaspora soit effective et la reconnaissance officielle de notre parti par le pouvoir en place. Le parti a connu une trouble interne qui allait hypothéquer l’avenir de notre peuple suite aux deux courants internes du parti qui se disputent le leadership autour du chef, les noms des extrémistes ont été cités par nos propres combattants parmi lesquels on pouvait lire les noms de : Valentin MUBAKE, François MPUILA, Samy MUSAMPA, Jean de Dieu MITIMA, Gabriel MAINDO MBEMBE, Etienne NGANDU et j’en passe.
Mais avec le temps qui court rien n’est fait par ceux qui voulaient aller vite aux élections, les caisses du parti sont vides, ils ont abandonné les réunions et les lieux de discussion pour le parti, on ne voit toujours pas la participation effective des modérés dans l’œuvre que nous voulons donner à notre peuple.
Allons aux élections oui, mais ça fait combien de temps que vous n’avez pas contribuez dans votre cellule pour le parti, les cartes sont là personnes ne les achètent, les DVD et les insignes du parti sont aussi là, on ne connaît pas même le prix, c’est un peu drôle le militantisme congolais et de l’UPDS mon parti. On laisse tout à Etienne TSHISEKEDI, mais nous voulons le changement, le compte du parti est fonctionnel depuis et cherchons à prouver notre amour envers le CONGO.
Par ce calcul mobilisons 2000000 €, l’UDPS peut réunir 2 millions de personnes et si on se met à placer dans le compte du parti 1€/personne, c’est ça notre devoir en tant que militant du parti.
Car sans se tromper d’objectif, si on veut aller réellement aux élections, arrêtons la comédie des négociations avec la CIAT, tout le monde joue avec le temps pour contrer l’UDPS à renoncer au processus électoral et de ce fait la base du parti est dans une distraction incalculable. Malgré la constance dans la position de la CEI et la CIAT, l’UDPS n’utilise pas les moyens de la non violence pour faire pression. La victoire ne tombera jamais du ciel, c’est une grande inquiétude de la part de la base, les coups de téléphone que nous recevons des hommes politiques en dehors de l’UDPS nous inquiètent :
NB : il est impossible pour un opposant politique d’ouvrir un compte à la banque centrale du Congo ( BCC) sans l’aval de KANAMBE et ses alliés, c’est une preuve que ceux qui dirigent le Congo par défi ont déjà un autre mandat par défi.
Théodore NGOY candidat aux élections présidentielles pour son parti, de son lit d’hôpital nous a fait parvenir un document de 10 pages où il décrit la dépendance judiciaire envers KANAMBE et ses alliés et les souffrances qu’endurent plusieurs congolais hommes politiques et militaires dans les cachots de Kin-Maziere,Makala et bientôt lui-même sera détenu à la cour de sûreté de l’état de Kin Gombe pour offense au chef de état, ceci est fait pour l’empêcher de se présenter aux élections présidentielles.
Comment l’UDPS arrivera-t-elle à faire campagne sans circulation facile des biens et des personnes. Revenons à notre méthode de lutte de 1990 qui était à la hauteur de la dictature.
L’UDPS doit se réveiller avec les pneus, essence pour mettre hors d’état de nuire tous les prédateurs locaux internationaux afin que les bonnes négociations aient lieu.
il faut noter que KANAMBE n'a pas perdu son temps et tout est fait par la CEI et CIAT pour qu'il continue sans que l'UDPS ne bouge, c'est à nous de prendre les initiatives au lieu de subir.





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