Après la publication de notre article : « Louis Michel serions-nous dans le temps ? »,la réponse du tout puissant commissaire européen à l’aide humanitaire n’a pas tardé,cette fois-ci il a évité les journaux belges connus de tous les congolais à savoir La Libre Belgique de Marie France CROSS et Le Soir de Colette Braeckman.
Tonton Michel nous a répondu par le truchement d’un journal libéral La Dernière Heure à la page 9 sous le titre « On a sous-estimé le travail ». Dans cet article signé par Hubert LECLERCQ qui n’a jamais osé publier la réponse de l’UPDS/WALLONIE à un de ses articles critiquant Etienne Tshisekedi en le réduisant au niveau d’un leader tribal.

Il introduit son article par une vision folklorique qui ne correspond pas à la réalité du dossier congolais dont son maître se tape d’être le géniteur principal en ces mots « Louis Michel n’a pas changé depuis qu’il a emménagé dans les bureaux de la commission européenne. Ce qui est faux car son discours est déjà mouvant dans ce même article.
« A l’approche de la date de la tenue des élections en RDC, le commissaire est sollicité de toutes parts. Parfois on pense qu’il est lui-même en campagne », sourit un autre, tant les visites se succèdent ou son téléphone sonne sans cesse.
Pour le naïf cette phrase a son pesant d’or ,car pour l’opposition congolaise Louis Michel est un candidat déclaré à sa succession à la tête du Congo ; son valet Malu Malu ne cesse de prendre l’avion au frais de contribuable congolais pour faire rapport chaque semaine à son chef.
Selon Hubert LECLERCQ le commissaire est intarissable quand il s’agit de parler des échéances attendues au Congo. Pas question de remettre en cause la tenue des scrutins, même s’il avait martelé qu’il fallait s’en tenir à la date initialement fixée au 30 juin prochain.
« Je ne pense pas qu’un retard de quelques jours va remettre en cause tout le processus. On a vraiment franchi le Rubicon et le processus est définitivement irréversible. »
Pourtant, le processus a été lancé il y a plus de deux ans et les échéances étaient connues d’entrée de jeu. Faut-il y voir une mauvaise volonté congolaise ?
« Non, je pense pas, même si je n’exclus pas ce type de comportement dans le chef de certains. Par contre, je pense que la communauté internationale a sous-estimé l’ampleur de la tâche qui l’attendait et qui attendait les congolais. »
Pour vous, ce retard n’est pas politique ?
« Absolument pas. L’abbé Malu Malu vient d’annoncer qu’il fallait prolonger l’enregistrement des candidats jusqu’au 2 avril parce que certains territoires ne disposaient pas de candidats. Quand on connaît les dimensions de cet Etat et la déliquescence de ses axes routiers, on peut comprendre que certains candidats ont éprouvé de difficultés pour s’inscrire.
Sans oublier la paperasserie qui n’est jamais évidente, même en Belgique. Ajoutez-y la difficulté d’imprimer les bulletins de vote différents pour les 170 territoires et les innombrables listes et, pour couronner le tout, les distances qu’il faudra parfois faire parcourir à ces documents pour qu’ils puissent atterrir entre les mains des électeurs et on peut alors se dire qu’un reta rd de quelques jours n’est pas la fin du monde. »
Politiquement, selon vous, tout le monde a fait son boulot ?
« Dans l’espace présidentiel, c’est évident. Et, ici, j’inclus le président et les quatre vice-présidents dans cette affirmation. »
Et du côté de l’opposition ?
« Si on parle de Tshisekedi, il faut simplement se dire qu’il a encore tout le loisir de s’inscrire comme tous les autres. Ni plus, ni moins. Et il le sait pertinemment bien »
L’Europe est le principal bailleur de fonds de ce scrutin, a-t-elle débloqué tous les fonds prévus ?
« Affirmatif. Aujourd’hui, le PNUD nous demande une rallonge de 25 millions d’euros. Notamment parce qu’il faudra ouvrir 166 bureaux de collectes des bulletins plutôt que les 50 initialement prévus afin que le dépouillement se fasse plus rapidement et que l’on puisse donc connaître le verdict dans des délais raisonnables. »
Vous avez ce montant ?
« je le cherche,mais je cherche aussi à limiter les coûts qui me sont présentés par le PNUD,l’Europe n’est pas une immense tirelire où il suffit de puiser.. .


Il est aujourd’hui certain que les élections en RDC n’auront plus lieu le 30/06/2006 malgré la prolongation tant souhaitée par les tenants du pouvoir de Kinshasa. Pour sortir le pays de la crise, la nécessité d’organiser un dialogue entre les principaux acteurs et l’UDPS s’impose.
Un dialogue comme celui qui a vu les ivoiriens se réunir est aujourd’hui vital pour remettre le train de la transition sur le rail.
La population du Congo, elle, délaissée ne sait plus sur qui compter. Il est étonnant de constater la façon dont l’abbé Malu Malu multiplie de promesses sur la tenue de ces élections hypothétiques.
Le fait-il pour satisfaire ses maîtres, Kabila, Louis Michel ? Pourquoi ne démissionne-t-il pas ? Il est simplement le reflet de la culture congolaise, s’accrocher à un poste lucratif, même si l’on sait bien que l’on atteindra pas l’objectif fixé ; pour amasser l’argent facile et les privilèges.
Tshisekedi aura de nouveau raison comme lorsqu’il avait adressé avec les 13 parlementaires la lettre ouverte à Mr Mobutu en 1980. Il fut traité de fou puis 25 ans après tout le peuple est unanime pour appuyer les mêmes revendications.
Mr Malu Malu n’est fort que pour contrer la vraie opposition. Pourquoi n’a-t-il pas démissionné lorsque Kanambe a promulgué la loi électorale en retard, hypothéquant de fait la tenue de ces élections dans le délai.
Pourquoi reprend-t-il systématiquement les mêmes positions que Kanambe, Louis Michel sur les décisions de ne plus rouvrir les bureaux d’enrôlement ?
La commission dont il est le président n’est indépendante que de nom mais ses prises de positions le contredisent. A quoi auront servi finalement toutes les missions de médiation auprès de Tshisekedi pour l’implication de l’UDPS dans ce processus. De Koffi Anan à Sassou,en passant par Baroso,Solana,Guehenno,Louis Michel. La réouverture de bureaux d’enrôlement ne fût ce qu’une semaine aurait résolu en grande partie la crise.

N.B:
evitons le mensonge l'UDPS n'aura pas droit à la contestation