02 juillet 2006
Deuil et Pillage cohabitent au Congo
Malgré le communique que vous allez decouvrir l'équipe de l'eurofor au Congo nous livre deja les morts,on ne cessera jamais de le dire cette force est allé à Kinshasa pour tuer nos familles
Au nom de la paix tuons les negres,2 beau-frères tués par les troupes Nazies Ce pauvre étudiant ne verra jamais la 3me republique COMITE DES OBSERVATEURS DES DROITS DE L’HOMME CODHO Organisation Non Gouvernementale Sans But Lucratif REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Immeuble Vévé Center, 1er étage, L. 4 - 2, Rue Bongandanga, Quartier Anciens combattants, Commune de Kasa-Vubu, Kinshasa; B.P. 185 Kinshasa 11, RD Congo E-mail : codho_kinshasa@yahoo.fr, Téléphone : +243(0)815089970 ; Fax : 001-831-850-3959 ; Compte bancaire en (Euro) : 840-4019560-63 (BIC – Banque internationale de crédit à Kinshasa/ Gombe)
Document destiné au public Kinshasa, le 01 juillet 2006
Communiqué de presse n° 53/CODHO/KN/06
RD Congo : Manifestations du 30 juin à Kinshasa : blessés/Arrestations et détentions arbitraires
Kinshasa, le 01 juillet 2006 - Le Comité des Observateurs des droits de l’Homme (CODHO), une ONG basée à Kinshasa est très préoccupé par le sort des manifestants pacifistes en République démocratique du Congo, notamment en la période de campagne électorale des échéances présidentielles et législatives qui a débuté le 28 juin et se clôture le 29 juillet 2006.
Le présent rapport intérimaire concerne uniquement les manifestations de la ville de Kinshasa. Les manifestations qui ses sont déroulées dans l’autres villes feront l’objet des rapports particuliers du Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO).
A Kinshasa, au cours des manifestations du 30 juin 2006 les membres Réseau National d’Observation des Manifestations publiques issus des différentes ONGs de défense des droits de l’homme déployés dans tous les coins chauds de la ville ont constaté des cas de violation flagrante des droits de l’homme et des liberté publiques.
Les forces de l’ordre et de la sécurité, notamment des éléments de la police d’intervention rapide (PIR) et de la garde républicaine dépendant du seul Président de la République Joseph KABILA ont fait usage des armes à feu en tirant sur les manifestants, ou les brutalisant par des coups cross des fusils, des ceintures, poignards et cordelettes militaires en certains endroits. Ceci en violation de la législation nationale et internationale en matière de la tenue des manifestations publiques, notamment les articles 25 et 26 de la Constitution du 18 février 2006 et des dispositions du décret-loi N° 196 du 29 janvier 1999 non contraires aux articles précités de la Constitution, d’une part et le Code de conduite par les responsables de l’application des lois adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa Résolution N° 34/169 du 17 décembre 1979 et aux Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois adoptés par le 8ème Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants qui s’est tenu à la Havane (Cuba) du 27 août au 07 septembre 1990 d’autre part.
Il a été constaté plusieurs victimes parmi les manifestants, notamment des blessés grave et léger, des arrestations et détentions arbitraires, bref le bilan est sombre à Kinshasa, particulièrement dans les communes de Limete, Lemba, Kintambo, Bandalungwa, Kalamu, N’djili, Masina et Kinshasa.
Les normes relatives à l’intervention des forces de l’ordre lors des manifestations ou réunions publiques.
En ce qui concerne l’intervention des forces de l’ordre lors des manifestations ou réunions publiques, il y aura à se référer ici au Code de conduite par les responsables de l’application des lois adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa Résolution N° 34/169 du 17 décembre 1979 et aux Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois adoptés par le 8ème Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants qui s’est tenu à la Havane (Cuba) du 27 août au 07 septembre 1990.
Le Code de conduite, dans son article 3, stipule clairement : «Les responsables de l’application des lois peuvent recourir à la force seulement lorsque cela est strictement nécessaire et dans la mesure exigée par l’accomplissement de leurs fonctions. »
Quant aux Principes sus évoqués, nous insistons ici particulièrement sur les principes 9, 12, 13 et 14 qui stipulent respectivement ceci :
-Principe 9 : « Les responsables de l’application des lois ne doivent pas faire usage d’armes à feu contre des personnes, sauf en cas de légitime défense ou pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave, ou pour prévenir une infraction particulièrement grave mettant sérieusement en danger des vies humaines, ou pour procéder à l’arrestation d’une personne présentant un tel risque et résistant à leur autorité, ou l’empêcher de s’échapper, et seulement lorsque des mesures moins extrêmes sont insuffisantes pour atteindre ces objectifs. Quoi qu’il en soit, ils ne recourront intentionnellement à l’usage meurtrier d’armes à feu que si cela est absolument inévitable pour protéger des vies humaines. » ;
-Principe 12 : « Comme chacun a le droit de participer à des réunions licites et pacifiques, conformément aux principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, les pouvoirs publics et les services et agents responsables de l’application des lois doivent reconnaître que la force et les armes à feu ne peuvent être employés que conformément aux principes 13 et 14. » ;
-Principe 13 : « Les responsables de l’application des lois doivent s’efforcer de disperser les rassemblements illégaux mais non violents sans recourir à la force et, lorsque cela n’est pas possible, limiter l’emploi de la force au minimum nécessaire. » ;
-Principe 14 : « Les responsables de l’application des lois ne peuvent utiliser des armes à feu pour disperser les rassemblements violents que s’il n’est pas possible d’avoir recours à des moyens moins dangereux, et seulement dans les limites du minimum nécessaire. Les responsables de l’application des lois ne doivent pas utiliser d’arme à feu en pareils cas, sauf dans les conditions stipulées dans le Principe 9. »
Dans tous les cas, le CODHO comprend aisément que le recours à la force par les agents de l’ordre lors des manifestations publiques est conditionné strictement aux impératifs de la nécessité absolue et de la proportionnalité des moyens utilisés.
Le rapport intérimaire ci-dessous a été produit par le Réseau National d’Observation des Manifestations Publiques dont les membres ont été déployés dans tous les coins chaud de la ville. Une cellule de crise composée des délégués des ONGs et quelques membres du cabinet du Président de l’ONDH a coordonné l’opération d’observation des manifestations du 30 juin à Kinshasa. Il s’agit des ONGs suivantes : Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO), Ligue des Electeurs (L.E), Observatoire congolais des droits humains (OCDH),Toges Noires (T.N) et Œuvres sociales pour le développement (OSD).
RAPPORT SYNTHESE INTERIMAIRE D’OBSERVATION DES MANIFESTATIONS PUBLIQUES DU 30 JUIN 2006 DANS LA VILLE DE KINSHASA
En prévision des manifestations publiques annoncées tant par le Secrétariat Général du Gouvernement (Marathon pour la paix) que par les partis politiques de l’opposition (marches pacifiques) pour le 30 juin 2006, l’Observatoire National des Droits de l’Homme (ONDH), par le biais de son Réseau National d’Observation des manifestations publiques, a déployé près de cent (100) Observateurs dans la Ville de Kinshasa.
Selon sa mission, ce Réseau a pour but d’observer objectivement le déroulement des manifestations publiques et le comportement aussi bien des organisateurs et des manifestants que des agents chargés du maintien de l’ordre public en rapport avec le principe du respect des normes nationales et internationales relatives à l’exercice responsable des libertés publiques et à la protection des droits de l’homme.
- Du déroulement de l’observation des manifestations
De manière générale, l’on a noté un calme relatif dans la Ville de Kinshasa qui a ressemblé plus à une ville morte, marquée par l’absence de circulation des véhicules de transport public, la fermeture des magasins, boutiques, marchés et autres officines, etc.
Cependant, dans certains coins de la Capitale, considérés généralement comme des points chauds, particulièrement à l’Est de la Ville, l’on a noté quelques échauffourées entre les manifestants et les policiers appelés sur ces lieux à maintenir l’ordre public.
En effet, un important dispositif de sécurité comportant des policiers de la Police d’Intervention Rapide (PIR), de l’Unité de Police Intégrée (UPI) ainsi que de l’Inspection Provinciale de la Police/Ville de Kinshasa (IPKIN), dont certains munis des armes létales, a été déployé à travers toute la Capitale, notamment dans les lieux réputés traditionnellement chauds.
Présence militaire et policiers armés
L’on a également noté la circulation à travers la Ville des éléments de la Garde républicaine (ex- GSSP) et d’autres éléments des FARDC, surarmés et quadrillant continuellement les rues de Kinshasa.
Les Communes de Limete, Lemba (au niveau de l’Echangeur et de la FIKIN), N’djili, Kimbanseke, Ngaba, Kalamu, Bandalungwa et Gombe ont été particulièrement les plus mouvementées.
Ainsi, dès 07H30’ du matin, on a relevé au niveau de la 10ème Rue de Limete quelques regroupements des manifestants, notamment autour du siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). D’autres regroupements ont été observés aux mêmes heures à Bandalungwa / Tshibangu (le long de l’Avenue Kasa - Vubu), au Quartier 1 de N’djili, à la Place Victoire de la Commune de Kalamu, au Rond-point Ngaba ainsi qu’au Rond-point Bongolo.
On a également noté la présence significative des enfants parmi les manifestants à ces divers endroits.
Les tentatives de marches amorcées par ces différents groupes ont été dispersées souvent avec violence par les policiers commis à ces divers endroits. L’on a noté le recours à l’usage abusif des armes à feu, manifesté par des tirs à balles réelles en l’air, des arrestations accompagnées d’actes de torture et de mauvais traitements.
En début d’après midi, soit aux environs de 14H00’, l’on a également noté un nouveau foyer de manifestation devant le Ministère des Affaires Etrangères où les manifestants s’étaient regroupés après avoir été dispersés ça et là par des policiers, en vue de suivre le déroulement des concertations politiques y convoquées par le Gouvernement.
Des tirs en l’air pour disperser les manifestants, et des arrestations et des détentions ont été aussi enregistrés à cet endroit. L’on y déplore même des cas de blessures par baïonnettes dans le camp des manifestants.
En ce qui concerne le Marathon de la Paix, si on peut relever qu’il s’est déroulé dans le calme de manière générale, il faut néanmoins noter les accrochages survenus entre les marathoniens et les manifestants de l’opposition avec des jets de pierres de ces derniers sur les premiers, au niveau de la 8ème Rue de Limete le long du Boulevard Lumumba. Les policiers sont intervenus pour disperser les manifestants et le Marathon a continué sans désemparer.
Cependant, on a remarqué la présence des enfants parmi les marathoniens. Il a semblé que ces enfants avaient été recrutés pour accompagner les marathoniens avec des chants rythmés pour les encourager.
- Des considérations sur le comportement des manifestants et des agents de l’ordre
- Comportement des manifestants
Généralement pacifiques, l’on a néanmoins observé ça et là quelques manifestations de violence de la part des manifestants, notamment des jets de pierres, la destruction des banderoles des candidats aux élections tant présidentielles que législatives, des slogans hostiles au pouvoir en place et au processus électoral, etc.
Certains manifestants au niveau de la 10ème Rue de Limete s’en sont pris à deux (2) Observateurs des manifestations publiques appelés à observer dans ce secteur. Des documents de travail leur ont été ravis et l’un d’eux a même essuyé des gifles et autres voies de fait.
- Comportement des policiers et militaires
Mis à part les Marathoniens qui ont bénéficié d’un encadrement réel de la part de la Police, les autres manifestants ont été systématiquement dispersés. A beaucoup d’endroits, l’on a déploré l’usage abusif et injustifié de la brutalité et du recours aux armes meurtrières pour disperser ou étouffer la progression des manifestants (tirs des gaz lacrymogènes, tirs en l’air à balles réelles, arrestations et détentions avec tortures, passage à tabac et blessures).
- Bilan provisoire
1. Cas de décès : Néant
2. Cas de blessés : Neuf (9) cas :
- 1 enfant tamponné par une jeep de la Police au niveau de la place Magasin dans la commune de Kintambo ;
- 6 manifestants de l’UDPS : il s’agit de MM. Kalonji Mulopwe, Ntansia Noki, Jean Pierre Bongambe, Benjamin Ngalamulume, Pitshi Tshibanda et Guylain Nsila (blessé à la tête) ,dans la commune de Limete;
- 2 manifestants blessés devant le bâtiment du Ministère des Affaires Etrangères, dont un manifestant par baïonnette, dans la commune de la Gombe.
3. Cas d’arrestations et détentions arbitraires : Cinquante trois (53) cas :
- Au Sous Commissariat du Quartier1 dans la commune de N’djili : 16 personnes ;
- Au Marché de la Liberté de la commune de Masina : 1 personne ;
- Au Sous Commissariat de la Commune de Kinshasa : 6 personnes (dont l’étudiant Lumumba) ;
- A la Place Victoire dans la commune de Kalamu : une dizaine des personnes ;
- A l’Ecole de Navigation de la Commune de Kalamu: 3 personnes ;
- Au Rond-point Bongolo dans la commune de Kalamu : 4 personnes (dont 1 libérée) ;
- A la place Tshibangu dans la commune de Bandalungwa : 2 personnes ;
- A 10ème Rue de la commune de Limete : 2 personnes, dont M. Denis NTANGA (Directeur Général du « Courrier d’Afrique ») qui a été conduit à la maison communale de Limete ;
- A l’Echangeur de la commune de Limete : 3 personnes, dont Dr. EWANGA (arrêté à son domicile), Mr. Musongayi et Mr. Alain Mandwankila ;
- Au Sous Commissariat de la commune de Kintambo : 1 personne ;
- Sur l’avenue Biye (Croisement Avenue de l’Université) de la Commune de Kalamu (Yolo): 2 personnes amenées dans une jeep vers Rond - Point Ngaba ;
- Sur l’avenue minicongo de la commune de Ngaba : 8 jeunes gens qui étaient venus sur le lieu pour un retrait de deuil.
Au moment où le présent rapport est rendu public, plusieurs des manifestants arrêtés ont déjà été relâchés et le Bureau de l’ONDH continue à s’employer auprès des autorités de la Police pour la libération de tous les autres détenus.
On ne peut clore ce rapport sans faire état de la situation tragique survenue dans la Ville de Matadi, Province du Bas - Congo, où la Section provinciale du Réseau d’Observation des manifestations publiques a noté environ 14 morts et plus de 10 blessés.
En effet, contrairement à la version officielle qui parle d’un manifestant de Bundu – dia -Kongo qui aurait arraché une arme à un Policier et aurait ouvert le feu non seulement sur les forces de l’ordre, mais aussi sur la foule, avec un bilan de près de 11 morts, la Section provinciale du Réseau note plutôt que ce sont des éléments non identifiés des FARDC qui auraient délibérément ouvert le feu sur les manifestants de Bundu – dia - Kongo au Rond-point Belvédère, Quartiers Baobab et Pomme, dans la Commune de Nzanza.
- Recommandations
De ce qui précède, l’ONDH tend à rappeler la responsabilité des organisateurs des manifestations publiques, des forces de l’ordre ainsi que du Gouvernement lors du déroulement desdites manifestations.
A cet effet, l’ONDH recommande :
- Aux organisateurs des manifestations publiques :
- d’encadrer avec rigueur les manifestants et de veiller au bon déroulement des manifestations ;
- d’avoir à l’esprit qu’ils sont tenus responsables civilement et solidairement avec les auteurs des dommages éventuels causés aux tiers et aux biens publics et privés, en sus de leur responsabilité pénale personnelle pour les faits infractionnels qu’ils pourraient commettre à l’occasion desdites manifestations ;
- de s’abstenir de recruter les enfants et de les utiliser dans les manifestations publiques pour grossir les rangs ou à des fins propagandistes.
- Aux forces de l’ordre :
- de respecter strictement le Code de conduite des responsables de l’application des lois adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa Résolution N° 34/169 du 17 décembre 1979 et les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois adoptés au 8ème Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants qui s’est tenu à la Havane (Cuba), du 27 août au 07 septembre 1990 ;
- d’encadrer sans discrimination toute manifestation publique quelle qu’elle soit et quels qu’en soient les organisateurs.
- Au Gouvernement :
- de s’abstenir de mêler les forces combattantes dans les missions de maintien d’ordre public réservées à la Police ;
- de diligenter sans délai une enquête sur la situation tragique survenue à Matadi lors de la manifestation des fidèles de Bundu- dia- Kongo ;
- de veiller à une large diffusion et vulgarisation de la dernière circulaire signée par le Ministre de l’Intérieur en date du 29 juin 2006 sur l’organisation des manifestations et réunions publiques, auprès de toutes les autorités politico- administratives nationales, provinciales et locales ainsi que des forces de l’ordre.
Fait à Kinshasa, le 01 juillet 2006.
POUR LE BUREAU DE L’ONDH
Bâtonnier Michel Innocent MPINGA TSHIBASU
Président
Le présent rapport intérimaire a été produit par le Réseau National d’Observation des Manifestations Publiques dont les membres ont été déployés dans tous les coins chaud de la ville. Une cellule de crise composée des délégués des ONGs et quelques membres du cabinet du Président de l’ONDH a coordonné l’opération d’observation des manifestations du 30 juin à Kinshasa. Il s’agit des ONGs suivantes : Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO), Ligue des Electeurs (L.E), Observatoire congolais des droits humains (OCDH),Toges Noires (T.N) et Œuvres sociales pour le développement (OSD).
Pour tout complément d’information, contacter le bureau du CODHO - Kinshasa à l’adresse suivante :
Comité des Observateurs de Droits de l’Homme (CODHO)
B.P. 185 Kinshasa 11, R.D. Congo
Immeuble Veve Center, 1er Etage, L. 4
2, rue Bongandanga, Q/Anciens Combattants
C/Kasa- Vubu, Ville de Kinshasa, R.D. Congo
Téléphone : 00243 (0) 81 508 9970
Fax : 001 831 850 3959
Peuple congolais,Faites la difference
Elections Au Congo Kinshasa :
Peuple Congolais, Faites la Différence
Par Menda Kazayawoko
Menda Kazayawoko mkazayawoko@charter.net
Les élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales prévues en République Démocratique du Congo (RDC) depuis 45 ans auraient été une occasion pour les Congolais, d’élire des femmes et des hommes disposant des atouts nécessaires pour (1) inspirer la confiance aux Congolais pour pouvoir décider leur destinée sans interférence extérieure ; (2) bâtir un Etat de droit démocratique ; (3) promouvoir la transparence dans la gestion économique et financière de la nation; (4) instaurer la sécurité nationale ; (5) promouvoir le progrès politique et socio-économique ; et (6) conduire les congolais à une indépendance totale.
Les Congolais ne doivent pas se permettre de prendre le processus électoral en cours à la légère. Combien d’importants rendez-vous avec l’histoire ce peuple devrait-il louper avant de se ressaisir? Le destin du Congo se trouve actuellement entre les mains de sa population car c’est à elle de faire la différence dans le processus en cours. Nous devons comprendre en ce moment qu’il y a des hommes et femmes dont la motivation est égoïste et qui n’ont pas un cœur honnête pour servir la nation congolaise. L’éloquence, l’élégance physique, la rhétorique et la démagogie ne doivent pas être confondues avec la bravoure, la compétence ou l’habilité de rendre service à la nation congolaise. Il y a ceux qui se sont engagés aveuglement dans le processus actuel et le défend mordicus pour la simple raison de protéger, d’avancer, de servir les intérêts des Européens et Américains au dépend de ceux des Congolais. La population congolaise doit leur barrer la route et reprendre sa destinée puisque l’occident n’a pas d’intérêt à développer ce pays. Il s’attelle plutôt à asseoir sa stratégie de dominance et d’exploitation (nous invitons le lecteur à lire l’article intitule « Elections au Congo Kinshasa : Pourquoi Devrions nous Cesser de Compter sur l’Occident ».
Exclusion et Dictature
L’exclusion de certains compatriotes du processus électoral en cours ; sa manipulation et sa mauvaise gérance dans le but de faciliter l’élection de certains candidats ; son financement et son appropriation par la communauté Européenne sont des éléments que les Congolais doivent considérer pour décider d’aller ou pas aux élections. Il est d’avis de nombreux observateurs que les élections prévues en RDC ne seront jamais libres, transparentes et démocratiques. Que peut-on espérer d’un gouvernement formé dans ces conditions ? La résultante ne sera rien d’autre que le renforcement de l’esclavage et du colonialisme, la dictature, la corruption, le détournement des fonds publics, l’expansion du SIDA, et le désespoir. Qu’entendons-nous par «candidat du peuple, candidat d’unité » au moment où des milliers de nos compatriotes sont privés de l’exercice de leurs droits parce qu’ils préconisent la concertation et l’unité nationale? A moins d’ignorer les évidences devant nous, la dictature est entrain de s’enraciner en RDC. Les violations des droits fondamentaux des citoyens, les arrestations arbitraires, la violation de la liberté d’expression sont des marques du système dictatorial.
L’abandon du processus électoral entre les mains des Européens constitue une erreur monumentale et inconcevable pour un peuple qui se proclame libre, souverain, et indépendant. Qu’à t-on fait du principe et de la détermination de libérer ce peuple de l’emprise Européenne? En leur laissant le financement d’un processus si important à la liberté et l’indépendance du peuple, les Congolais se sont dépouillés de leur dignité, souveraineté et indépendance. Peut-on alors se demander de la pertinence de ce processus pour les congolais si les décisions sont prises par les gouvernements Européens et Américains ? En citant les propos du président de la Cenco, Mgr Monsengwo : « ce n’est pas un secret pour personne que, depuis bientôt dix ans, le pouvoir et le gouvernement en RDC ont été assujettis à des gouvernements étrangers. De sorte que le centre des décisions politiques et socio-économiques de la RDC se trouve en dehors du pays. Il est temps que ce centre des décisions des institutions et spécialement celles du gouvernement de la République Démocratique du Congo revienne à l’intérieur du pays. Seul un choix judicieux et responsable des hommes et femmes politiques appelés à diriger les institutions de ce pays peut redonner à la République Démocratique du Congo son indépendance et sa souveraineté ». Le choix auquel les Congolais font face aujourd’hui est celui de continuer à suivre les prescriptions des Européens et Américains qui apparaissent aujourd’hui inefficaces ou d’opter pour un changement réel. Les Congolais ne doivent pas compter sur la bonne foi des Européens et Américains pour normaliser la situation politique et socio-économique dans leur pays. La clef au progrès politique et socio-économique se trouve entre leurs deux oreilles. Les Congolais doivent prendre conscience de leurs responsabilités vis-à-vis de leur nation. Ils doivent arrêter le processus en cours afin de le rapatrier au pays et le relancer sur de bases nationalistes et inclusives.
Front National et Unité Congolaise
Ce n’est pas l’édification des plates-formes électorales (CODECO, AMP, RENACO et FDC), l’exclusion et la force qui vont servir le Congo en ce moment précieux de son histoire. Le problème relié à ce processus de regroupement des partis politiques est qu’il ne sera pas à mesure d’adresser la vraie cause de la crise congolaise. Il risque plutôt d’accentuer les conflits politiques pour une simple raison que ce processus est entrain de naviguer sous la direction et l’autorité Européenne. Le Congo serait mieux servit par les acteurs politiques en montant plutôt une plate-forme nationale pour reconquérir d’abord leur indépendance dans ce processus électoral. Si les Congolais avaient attendus plus de 125 ans pour se libérer de la guillotine Belge et de la dictature Euro-Mobutienne et se retrouver finalement dans la misère, quelques mois de retard pour rapatrier le processus électoral entre les mains des Congolais et entamer des négociations politiques entre les Congolais ne pourraient qu’avoir des effets positifs en court-terme et long-terme sur le plan politique et socio-économique. Les négociations politiques entre Congolais pour bâtir un front national pourraient répondre aux objectives ci-après: (1) reconquérir l’indépendance en refinançant le processus électoral et anéantissant toute intervention européenne à ce processus électoral ; (2) renégocier le prolongement du gouvernement de transition ; (3) réorganiser le processus électoral en tenant compte de la situation qui prévaut aujourd’hui au Congo ; et (4) organiser des élections libres, démocratiques et transparentes pour la restauration d’un Etat de droit et l’évolution de la démocratie dans ce pays. Il appartient aux Congolais de décider s’ils veulent demeurer béquillards, mendiants et sous-développés ou participer à leur guérison en assumant les défis de redévelopper cette nation. Ceux qui s’opposent à l’initiative de réconciliation nationale sont des ennemis et traîtres de la nation et le peuple congolais doit les combattre avec fermeté afin qu’ils ne prennent jamais la responsabilité de diriger ce pays.
Si les Congolais veulent le progrès, ils doivent indépendamment assumer les responsabilités et risques des programmes de développement de la société congolaise. S’ils veulent assurer le progrès, les Congolais doivent être forts. Si les Congolais veulent être forts, ils doivent travailler ensemble dans un Etat de droit démocratique pour repousser d’une façon effective toute intervention européenne qui a pour seul but de les distraire dans leur effort pour bâtir une nation libre, souveraine et indépendante.
Pourquoi devrions-nous cesser de compter sur l'Occident
Elections au Congo Kinshasa :
Pourquoi Devrions-nous Cesser de Compter sur l’Occident ?
Par Menda Kazayawoko
Menda Kazayawoko mkazayawoko@charter.net
Il est révoltant de constater que le Congo se retrouve dans la même situation qu’il y a 45 ans sans un avancement réel dans ses institutions. Rien d’étonnant pour ceux qui suivent l’évolution historique de nos relations avec les Européens et Américains. Il y a maintenant quatre siècles que les Européens et Américains avaient déclaré la guerre sur le plan politique et socio-économique contre le peuple Africain, mais nous continuons à ignorer ou à faire semblant d’éviter cette guerre qui continue à contribuer à la misère du peuple noir et à réclamer la vie de milliers de nos enfants, sœurs et frères. Nous nous sommes plutôt engagés à les aider à gagner cette guerre en complotant à l’extermination de notre peuple et à l’exploitation de nos ressources. Nous massacrons notre population. Nous abusons nos enfants. Nous minimisons nos intellectuels qui peuvent nous aider à combattre effectivement cette guerre. Nous ignorons nos militaires qui peuvent défendre notre souveraineté et protéger notre peuple. Nous leur donnons accès libre et sans réserve à toutes nos institutions dont ils prennent le contrôle afin de coordonner leurs crimes contre notre peuple. Que ne font-ils pas pour arriver à leurs fins ? Ils corrompent nos politiciens, fomentent les conflits politiques, nous traitent comme des cobayes humains dans leurs expérimentations pharmaceutiques, nous vendent des médicaments périmés, nous envoient des produits infectés ou leurs déchets industriels et nucléaires. La liste est longue ! Leur attitude tyrannique dans l’exploitation de nos ressources humaines et matérielles ne contribuent qu’à leurs progrès politique, social et économique sans regard aux conséquences politiques, sociales et économiques que notre peuple est entrain de subir en ce moment. Il n’est pas étonnant qu’ils continuent de se moquer de nous, de nous humilier, de nous qualifier d’idiots et d’imbéciles. Nous continuons d’afficher le même comportement qui fut la cause de la misère que l’Afrique connaît aujourd’hui, l’esclavage. La livraison de notre compatriote Thomas Lubanga à la Cour Pénale Internationale est regrettable et irresponsable. Nous ne sommes pas en accord avec les crimes que certains parmi nous ont commis contre notre peuple, cependant c’est au peuple congolais de les traduire en justice dans notre sol.
L’esclavage et la colonisation des noirs par les blancs , le lynchage des noirs aux Etats-Unis , l’apartheid en Afrique du Sud , l’emprisonnement de Marcus Garvey aux Etats-Unis , l’assassinat de Patrice Lumumba , l’assassinat de Malcolm X , l’assassinat de Martin Luther King Jr. , l’assassinat de Steve Bantu Biko , l’emprisonnement de Nelson Mandela , l’assassinat de Thomas Sankara , la condamnation d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba par l’occident, la ségrégation des noirs aux Etats-Unis , la répression et l’ intimidation des noirs américains par la police américaine , le traitement discriminatoire des noirs en Europe et Amérique , et l’expansion du SIDA en Afrique noire ainsi que dans la communauté noire américaine devraient soulever de sérieuses questions quant à la sincérité de nos relations avec les blancs et à l’humanité qu’ils ne cessent de professer il y a maintenant cinq siècles.
L’esclavage des noirs qui avait commencé au 14ième siècle et a duré plus de 400 ans a contribué à l’extermination de plus de 100 millions de noirs. Dans les plantations américaines, les noirs étaient forcés à travailler jour et nuit sans paiement pour leur travail. Ils étaient fouettés, pendus, abandonnés à leur faim, brûlés vif, castrés, mutilés, dépouillés de leur culture africaine et réduits au niveau des bêtes. L’esclavage des noirs était abolit vers 1848 en Europe et 1865 aux Etats-Unis, soi-disant pour des raisons humanitaires. Comment expliquons-nous trois décennies plus tard que ces mêmes pays d’Europe (Grande Bretagne, France, Portugal et Espagne) qui avaient abolit l’esclavage pour préserver l’humanité s’étaient engagés à la conférence de Berlin de 1884-1885 pour partager et coloniser l’Afrique ? Il faut souligner qu’outre ces pays, trois autres pays Européens (Belgique, Allemagne et Italie) avaient participé à cette conférence. Comme si tout cela ne suffisait pas, en République Démocratique du Congo, des milliers de Congolais étaient exterminés par le roi belge, Léopold II, dans sa conquête pour exploiter les ressources congolaises.
Il y a maintenant plus de deux décennies que le SIDA joue le rôle silencieux d’esclavagiste et de colonisateur. L’Afrique est présentement la région la plus touchée par la pandémie du VIH /SIDA. En 2003, selon l’ Organisation Mondiale de la Santé, le SIDA est actuellement la principale cause de mortalité en Afrique, avec près de 80% (plus de 2 millions) des 3 millions de personnes mortes de la maladie dans le monde et environ 60 to 70% des personnes infectées par le VIH vivent en Afrique. Aux Etats-Unis, le SIDA touche principalement la communauté noire. Les noirs américains ne représentent qu’environ 13% de la population des Etats-Unis mais environ 51% de nouveaux cas d’infection par VIH sont concentrés dans la communauté noire. Il faut aussi se rappeler que dans les années 1930 aux Etats-Unis, le traitement a été refusé pendant 40 ans à 400 hommes noirs infectés par la syphilis, malgré la découverte dans les années 1940 de la pénicilline pour le traitement de cette maladie. La plupart de ces hommes étaient morts de syphilis et des complications reliées à la maladie. Certains avaient même contaminés leurs épouses. Tokeba ! Ils sont prêts à tout pour maintenir leur civilisation, leur puissance mondiale et « their way of life ».
Où en sommes-nous avec les prescriptions politiques et économiques qu’ils ont préconisées pour l’Afrique au cours du dernier demi-siècle? À date, aucune d’entre elles n’a produit des résultats encourageants. En réalité, ces prescriptions ont eu des effets négatifs sur les politiques et économies africaines qui sont caractérisées par des conflits violents, l’absence de capacité de production, l’absence des ressources humaines compétentes, l’absence de la technologie, l’inflation et un fort niveau de chômage.
Nos relations avec les Européens et Américains n’ont jamais été bénéfiques pour le Congo, l’Afrique et le peuple noir. Notre histoire depuis notre contact avec les Européens est caractérisée par la tuerie, la cruauté et l’exploitation politique et socio-économique. Il n’est pas surprenant de voir tous ces conflits politiques dans la plupart de pays noirs et la pauvreté qui engouffre aujourd’hui les Congolais, Africains et le peuple noir en général. Comme race, nous souffrons de l’injustice qui est pratiquée contre nous chaque jour de notre vie, politiquement et économiquement. Notre race n’a pas d’autorité et de pouvoir sur le plan international. Nous ne commandons pas le respect et l’honneur. Beaucoup d’entre nous ont accepté la situation actuelle parce que nous pensons que notre race n’est pas capable d’accomplir des projets d’envergure. Nous avons démontré cette attitude en laissant aux Européens et Américains à prendre part aux décisions directives de nos institutions, médiatiser les conflits qu’ils ont fomentés et financer un processus si important comme les élections. Notre disposition à dépendre aveuglement des Européens et Américains est notre honte et déshonneur. Nous avons contribué à l’horreur que les Congolais, Africains et le peuple noir connaissent aujourd’hui. C’est regrettable que ce soit les plus éduqués de nos frères et sœurs qui mettent le future de notre peuple en jeu et qui se laissent corrompre pour des considérations égoïstes. Cette attitude d’esclavage a même servi aux Européens et Américains pour nous juger et nous dépouiller de toute autorité et respect sur le plan international. Nous devons avoir confiance en nous, malgré notre situation actuelle. Les noirs étaient les premiers à développer une civilisation connue par l’être humain. La civilisation Egyptienne qui était créé et développée par les noirs a eu une influence profonde sur la civilisation Grecque, Romaine et occidentale. Les Grecs voyageaient en Égypte pour étudier l’astronomie, la religion, la loi, la mathématique, la science médicale, l’art et l’ingénierie sous la direction et l’autorité des noirs. Nous avons en nous la capacité de reconquérir notre honneur, autorité et respect en faisant confiance en nous, en travaillant ensemble dans un Etat de droit démocratique, et en nous donnant l’opportunité de commettre des erreurs dans le processus de développer notre société.
Allons nous continuer à suivre les mêmes prescriptions au dépend de notre peuple qui continue de porter le poids de notre ignorance ? C’est la question à laquelle chacun de nous doit répondre. Le plutôt serait le mieux, parce qu’il n’y a plus assez de temps avant que nos économies deviennent déformées de manière permanente et probablement assez endommagées pour une reconstruction significative dans le futur. Nous devons comprendre qu’il n’est pas de l’intérêt de l’Europe ou de l’Amérique de développer l’Afrique. Leur exploitation sanguinaire de notre peuple ne leur permettrait jamais de concevoir une telle éventualité. Les Européens ont toujours découragé l’évolution technologique en Afrique et bloqué l’Afrique à avoir accès à la technologie. Ce n’est que d’une façon limitée qu’ils ont introduit quelques aspects de leur technologie en Afrique pour la simple raison d’exploiter l’Afrique d’une façon efficiente, mais la tendance générale a été de sous-développer l’Afrique. Pourquoi la technologie européenne n’a pas fait son chemin en Afrique pendant ces cinq siècles de contact entre les deux continents ? C’est dommage que nous continuons à utiliser le même langage (investissements étrangers, FMI, Banque Mondiale, aide humanitaire et économique, notre intérêt commun, commission pour l’Afrique, nous travaillons avec la communauté internationale pour développer l’Afrique, partenariat entre l’Afrique et le monde) pour redresser nos politiques et économies avant même de monter des stratégies pour déployer et sensibiliser notre peuple à son propre développement. Nous pouvons faire beaucoup de choses, aussi longtemps que nous ne dépendrions plus aveuglement de l’Europe et de l’Amérique, nous ne cherchions plus à imiter aveuglement l’Europe et l’Amérique et nous ne serions pas obsédés par le désir de rattraper l’Europe et l’Amérique. Une personne avertit en vaut deux !
Felicitation la ville de Kananga:Dechirons les affiches
Campagne électorale: pas encore la vitesse de croisière
Commencée jeudi 29 juin dernier à minuit, la campagne électorale n’a pas encore pris sa vitesse de croisière. Elle connaît même déjà quelques difficultés ça et là. Certains partis politiques en appellent à l’autorité publique pour une bonne sécurisation de cette opération préélectorale, rapporte radiookapi.net
A Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Occidental, deux jours après le lancement officiel de cette campagne, la ville n’a montré aucun signe probant du démarrage de cette activité. Deux candidats seulement ont essayé de donner le ton le vendredi dernier par des caravanes motorisées et autres tapages. Samedi, ils n’ont plus donné signe de vie. Les rares photos de candidats affichées en ville ont presque totalement disparu. Certains responsables chargés de campagne déclarent avoir été agressés dans certains coins de la ville. D’autres affirment qu’ils fignolent encore leurs stratégies. D’autres disent attendre encore les résultats des concertations politiques amorcées à Kinshasa.
A Goma, au Nord-Kivu, ce sont les étudiants de l’Université de cette ville qui sont montés au créneau. Ils ne veulent plus des tapages de campagne électorale sur leur campus. Pour cela, ils ont chargé leur brigade de surveiller les alentours de leur établissement pour que désormais plus aucun candidat ne vienne troubler leur quiétude. Dans un communiqué signé le 1er juillet par le «ministre» de la Défense du collège des étudiants de cette université, il est même souligné que l’Université est apolitique.
Dans la capitale du pays, si Pierre Pay Pay, candidat à la présidentielle, a annoncé ses couleurs en lançant sa campagne samedi au siège de son parti situé dans le quartier Mont-Fleury, dans la commune de Ngaliema, les militants du Parti Lumumbiste Unifié (PALU), le parti d' Antoine Gizenga ont été l’objet de provocations par des «parlementaires debout» au niveau de la 12ème rue à Limete. C'était vendredi, alors qu'ils posaient leurs affiches et calicots de propagande. D’après le premier secrétaire permanent adjoint de ce parti politique, Godefroid Mayobo, deux militants du PALU ont été blessés. Ce parti exige ainsi que l'Etat congolais veille à la sécurité de ses dirigeants et ses membres, faute de quoi, il le fera lui-même.
A propos de ce genre de comportement, à Lubumbashi, dans la province du Katanga, le gouverneur Urbain Kisula Ngoie veut prévenir tout dérapage. Il met en garde les candidats qui déchirent les affiches de leurs concurrents. Il l’a signifié dimanche au bâtiment du 30 juin lors d’une séance de restitution des directives reçues du ministère de l’Intérieur sur le déroulement des élections et le comportement des candidats.
c'est de cette manière que nous devons punir les gens qui veulent passer à la mangeoire en enlevant les affiches partout sur l'etendue de la RDC,nous devons savoir que tous les candidats aux élections sont des traitres de la nation et participent à la derstruction de notre pays par la fraude électorale: il est temps de les frapper pour qu'ils comprennent que le Congo a son maître et ce n'est pas un bien à vendre.
Samy MUSAMPA BATENA BABO Dynamique de Liege
Mail:sammusampa@hotmail.com




