31 mars 2007
06/04/2007 marche de soutien aux peuples
LA GUERRE COMME A LA GUERRE
DIEU
BANA-CONGO
MOUVEMENT DE PRESSION POUR LA LIBERATION DU CONGO
GRANDE MANIFESTATION
PEUPLES DU CONGO, D’AFRIQUE ET D’EUROPE VENEZ SOUTENIR LE PEUPLE OTAGE CONGOLAIS QU’ON CONTINUE A EXTERMINERPAR LES CRIMINELS DE GUERRE KABILA ET GIZENGA, EX REBELLES NON REPENTIS.
ILS ONT OUVERT UN GENOCIDE AU CONGO AVEC LE SINISTRE LOUIS-MICHEL ET SON RESEAU.
QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE (SURTOUT L’U.E) RETIRE TOUT SOUTIEN ET SANCTIONNE LE MAUVAIS PRESIDENT KABILA ET L’INCOMPETENT GOUVERNEMENT DE GIZENGA.
JOUR : LE 06/04/2007
HEURE : 12H à 16H 00
DEPART DE LA PORTE DE NAMUR A L’U.E
CONCTAT : 0485402723 0484550122
13 mars 2007
Flahaut sur la trace de Louis MICHEL au CONGO KINSHASA
Cette information est tirée de la presse belge parue ce matin dans La Libre Belgique
Défense
Un procès-verbal désigne le ministre Flahaut
Ch. Ly.
Mis en ligne le 13/03/2007
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C'est bien lui qui a proposé un titre de docteur honoris causa au président Kabila.
Bauweraerts
Décidément, André Flahaut devra boire le calice jusqu'à la lie dans cette histoire de docteur honoris causa qu'il voulait décerner au Président de la république démocratique du Congo, Joseph Kabila.
Après s'être fait tirer les oreilles par le Premier ministre Guy Verhofstadt, voici qu'un vent favorable fait atterrir sur nos bureaux le procès-verbal définitif de la réunion du conseil d'administration de l'Ecole royale militaire (ERM).
Nous sommes le 14 février, à la veille du départ du ministre de la Défense pour Kinshasa où il compte annoncer la bonne nouvelle au président Kabila. La version officielle, soutenue par le cabinet Flahaut, puis répétée par le ministre sur les antennes de la RTBF le 27 février, est que c'est le conseil d'administration de la vénérable institution qui lui a soufflé le nom du président Kabila. Pas du tout : dans le PV approuvé le 7 mars, on peut lire que c'est bien le ministre qui a en a fait la demande au lieutenant général Singelé, président de l'ERM. "Lors d'un entretien avec le ministre de la Défense, ce dernier a émis le souhait de voir examiner, après l'ancien commissaire européen Philippe Busquin et le ministre Alliot-Marie, la possibilité de remettre le titre de docteur honoris causa au président Kabila , souligne le PV. Ce souhait se fonde sur la reconnaissance des efforts constants du président Kabila pour faire face aux défis politiques majeurs auxquels est confronté son grand pays, notamment en ayant organisé en juillet 2006 des élections libres". Manifestement, la proposition ne fait pas l'unanimité autour de la table, le 14 février, car plusieurs membres du CA s'interrogent. A-t-on contacté les Affaires étrangères ? "Le ministre prendra les aspects politiques à sa charge." Est-ce que le curriculum de Kabila est disponible ? Ne risque-t-on pas d'instrumentaliser l'ERM ? Que se passe-t-il s'il y a des exactions au Congo ? Le PV conclut la discussion par une phrase très alambiquée. "En l'absence d'objection à la prise de considération de la proposition et à la poursuite de son examen , le CA marque son accord pour que le général poursuive la procédure en informant le ministre des observations ci-avant, sans fermer la porte à d'autres personnalités." Le 16 février, devant la presse à Kinshasa, M. Flahaut annonçait que le titre allait être décerné.
A regarder de près dans ce dossier le ministre de la defense belge doit avoir touché quelques bouteilles de diamant pour octroyer ce titre à Mr KANAMBE,cette logique a existé dans notre pays à l'epoque du marechal MOBUTU. Cette ivresse d'argent pousse les parrains de la dictature à promettre ciel et terre à leurs kapitas médaillés comme preuve du soutien international aux predateurs locaux de notre pays
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Samy Musampa Batena Babo
Liège
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10 mars 2007
Joseph Kabila entraîne l’Angola dans l’erreur.
Il est impensable de ne pas présenter à notre population un éclaircissement lui caressant le poil dans le bon sens. Et il est vrai que Kahemba est bel et bien occupé par l’Angola. Parlons-en ! On ne peut s’empêcher de faire une marche en arrière dans la Genèse de la guerre de l’AFDL de 1996 où selon certaines sources digne de fois expliquerait ce comportement « contre nature »,et lui attribue ses origines. Le pays de l’ingénieur civil José Eduardo dos Santos a toujours entretenu de très bonnes relations avec l’ensemble de ses voisins et en aucune fois n’a osé violer le territoire d’un autre pays souverain quand bien même il marque sa présence dans différents conflits qui embrasent la région. Sa présence significative au Congo Brazzaville, précisément à Pointe-Noire, à partir de la préfecture de Tshiamba le long de la forêt dense de Maiombe jusqu’à Dolezi et au Congo Kinshasa depuis bientôt dix ans, s’explique par crainte de protéger son territoire contre l’opposition armée scindée en deux groupe dont Le Flec/Flac de l’enclave de Kabinda et le « Galo Negro » De Jonas Savimbi connu sous le nom de l’Unita.
Prêt à braver eaux houleuses et tempêtes violentes, décidé à repousser les limites de ses adversaires politiques, Le pays de Ngola Kiluanji se mêle dans le conflit interrégional avec un but clair et précis. Comment empêcher L’Unita de Isaias Samakuva, Chitombe et Paulo Lukamba Gato de recourir encore aux armes, soit de se servir du Congo Démocratique en Base arrière comme à l’époque du destructeur Mobutu, ce dernier considéré pour son soutien à l’opposition et beaucoup d’autres méfaits comme l’incarnation du Diable et le porte malheur du peuple Angolais pendant 35 ans de Guerre digne de son nom. Il importe donc de signaler qu’en 1996 la quasi-totalité de matériel et logistique stratégique engagé dans la guerre de l’Afdl venait du Gigantesque arsenal militaire Angolais évalué selon certaines sources à un peu plus de deux milliards de $ Usa. Contrairement à d’autres petits pays de la coalition pauvres, complexés et avares, l’Angola n’a jamais réclamé une quelconque récompense et n’en réclamera jamais. Un imminent professeur d’université, analyste de flux financiers, a déclaré à la radio BFM, de Belgique que « l’Angola est le seul pays d’Afrique noire qui dispose plus de moyens qu’il en désir ». Son pétrole exploité par les deux géants Américains, Chévron et Téxaco à côté de Sonangol lui donne la place du deuxième producteur Africain après le Nigéria, en suite premier exportateur sur l’ensemble d’hydrocarbure consommé en Chine. Qu’on le veuille ou non, les gars ont suffisamment de moyens.
Certes, on commence à s’habituer de l’agression comme quelque chose de normale, ce n’est pas logique, même s’il n’existe pas de réponse toute faite à ce nouveau défi, il y a lieu de faire une corrélation entre le diamant du sang et la présence de l’ONU dans cette contrée où se trouvait sa base la plus importante juste en face de Kahemba de l’autre côté de la frontière dans le district de Kwango en Angola dans le conflit (Governo /Unita), qu’elle n’avait jamais terminé. Il n'y a donc pas si longtemps que l'ONU avait commencé dans le même territoire aujourd'hui occupé, les manœuvres de rapatriements de 301 réfugiés Angolais partant de Kahemba à Kamaxilo territoire frontalier de la province de Lunda norte en Angola. Toutefois ils doivent donner des explications à ce comportement opportuniste à défaut il y a lieu de faire des simulations qui doivent à présent succéder la réflexion.
Dans le plus grand secret, Kabila est entouré d’un Lobby financier fort, assoiffé d’argent et Mafieux qui cherche par tout le moyen à s’enrichir follement et lui force à de montage institutionnel péniblement bricolé auquel l’Angola a cédé malgré lui. Ce spectre d’une anarchie régionale source de chaos généralisé tire son origine dans l’esprit de l’autorité congolaise plongée dans l’impérialisme depuis le système Mobutien et veut entraîner à tout prix les autres dans la danse, comme, on le fait avec Kunda à l’Est du pays qui touche régulièrement sa dîme du Gouvernement de Kinshasa par la bénédiction de Kabila il faut aussi le faire avec l’Angola. Cependant, depuis la chute du communisme, l’Angola n’a jamais refermé les archives de l’idéologie Marxiste et regarde avec mépris l’impérialisme Américain même si il jouit de la protection de ceux derniers, son esprit est toujours tourné à ce qui se passe à Moscou dont il garde de très bon souvenir ; comme par exemple : le respect de la chose publique, la notion d’Etat comme pouvoir centralisateur et, l’amour manifeste de sa patrie. Raison pour laquelle malgré les dépenses engagées dans ces différents conflits de la région n’a pu penser en aucune fois d’occuper le territoire d’un quelconque pays voisin pour enfin y exploiter au prix de la prime aux armes. Il est donc crucial d’être réceptif à ce que la réalité exprime et chercher à comprendre cet acte dans ses complexités. N'exagérons rien…Mais pensons à se poser une question de savoir pourquoi ce pays membre important de la coalition à-t-il attendu plus de dix ans pour faire ce que les autres ont fait en un mois?
Mais aussi envisager les choses sous un angle pragmatique au vrai sens du terme en se référant au succès d'un pays comme le Congo Brazzaville qui négocie en ce moment un Budget national de 7 milliard de $ Usa, de part sa taille et le poids total de sa population il ya de quoi louer une telle performance. Notons encore que notre pays et le seul dans la région qui patauge en favorisant les prédateurs au jour le jour au détriment de notre peuple.
Peuple congolais, voulez-vous assurer votre avenir ? Méfiez-vous de joseph Kabila.
Tenez bon, l’Udps vaincra !
Par Kayembe Tshipamba (Kay-Tchim) UDPS/Wallonie/Louvain-La-Neuve.
Jean.kayembe@student.uclouvain.be
Ancien de l’Unikin.
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SAMY MUSAMPA BATENA BABO
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Dynamique UDPS Liege/Federation BELUX
07 mars 2007
Zambien Moise KATUMBI recherché par la justice zambienne
La Zambie demande à la RDC d'extrader un gouverneur accusé de corruption
AFP
07 mar. 07 - 12h49
LUSAKA, 7 mars 2007 (AFP) - La Zambie a demandé à la République démocratique du Congo (RDC) d'extrader le gouverneur de la province congolaise du Katanga (sud-est) accusé de corruption et détournement de fonds publics, a-t-on appris mercredi de source officielle.
Max Nkole, chef de l'unité spéciale de lutte contre la corruption, a déclaré que le ministère zambien des Affaires étrangères avait transmis la requête à Kinshasa afin que Moses Katumbi, qui a la double nationalité zambienne et congolaise, soit extradé le plus rapidement possible.
"Les suspects dont l'extradition est requise sont le gouverneur du Katanga en RDC, Katumbi, et (l'ancien patron des services de renseignement zambiens) Xavier Chungu", a-t-il précisé dans un communiqué.
Katumbi est accusé d'avoir détourné des fonds publics lors de contrats négociés avec son proche allié, l'ancien président zambien Frederick Chiluba (1991-2001), lui-même inculpé pour plusieurs affaires de corruption et de détournement de fonds publics.
Les affaires et les biens de Katumbi en Zambie, qui comprennent une pêcherie et des minoteries, ont été confisqués au profit de l'Etat après sa fuite en RDC il y a environ trois ans.
Max Nkole a ajouté que Lusaka cherchait à arrêter Chungu, qui a fui le pays et est soupçonné de s'être réfugié dans la RDC voisine.
Chiluba, Chungu et Katumbi sont aussi accusés d'une fraude au détriment de l'Etat zambien d'un montant d'environ 25 millions de dollars lors d'un accord d'armement approuvé par l'ancien chef d'Etat.
N.B:La congolité doit se poursuivre pour connaitre tous les étrangers qui dirigent le Congo Kinshasa,Moise KATUMBI CHAPWE elu gouverneur au KATANGA est de nationalité zambienne et doit comparaitre devant la justice de son pays, c'est à l'AMP de prendre de dsipostions necessaires pour eviter que la Zambie voisine vienne nous envahir avec ses militaires pour recuperer l'argent que le zambien KATUMBI avait amassé par les moyens illegaux.
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Samy Musampa Batena Babo
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Famille MOBUTU:condamnée par le tribunal belge
Belgique: un frère de Jean-Pierre Bemba condamné à 2 ans pour escroquerie
AFP
07 mar. 07 - 18h16
BRUXELLES, 7 mars 2007 (AFP) - Bere Bemba Pollet, dit Jean-Jacques, frère de l'ancien candidat aux présidentielles en République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, a été condamné en son absence à 2 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bruxelles, a rapporté l'agence Belga.
Lors du même procès, Telo Mobutu Zemanga, un petit-neveu de l'ancien dictateur congolais Mobutu Sese Seko, a été condamné à 3 ans de prison, dont la moitié ferme.
Jean-Jacques Bemba Pollet, 40 ans, Telo Mobutu Zemanga et quatre autres prévenus ont été reconnus coupables d'escroqueries.
Celles dont Jean-Jacques Bemba s'est rendu coupable lui ont rapportées quelque 550.000 euros entre 1999 et 2001.
M. Bemba ne s'est pas présenté à son procès, mais il a multiplié les rencontres avec des journalistes pour protester de son innocence, selon Belga.
La présidente du tribunal a ordonné son arrestation immédiate.
Un ancien général de la garde présidentielle congolaise, André Olela Okuka, 55 ans, a réussi à spolier un notaire belge d'au moins 1,55 million d'euros.
Il a été condamné à 4 ans de prison, dont 2 fermes.
Les prévenus se voient confisquer 1,5 million d'euros, ainsi que leurs Jaguar, Mercedes et autres bijoux Cartier. Telo Mobutu se fait saisir sa maison et son terrain à Overijse, près de Bruxelles, précise l'agence de presse belge.
Ce que nous devons retenir de cette affaire ce que le bien mal acquis ne profite jamais,et aux belges nous leur demandons d'eviter de distraire la population par les procès bidon au lieu de restituer à la RDC l'argent que le dictateur MOBUTU avait spolié à la population et placé en Belgique.
La première cooperation que nous demandons à cette Belgique (avec en tete tous les leaders de la Wallonie prospère) genereuse est de nous donner avant toute chose ce que nous meritons
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Samy Musampa Batena Babo
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05 mars 2007
MANTOTO BLAISE: Fini la récréation au Général Kalume d’abord
Les massacres de 143 civils au Kongo-central parmi lesquels de nombreux adeptes de Bundu dia Kongo (BDK) continuent de défrayer la chronique. A la suite de ce carnage perpétré par la police et l’armée régulière congolaise contre des populations civiles dénonçant démocratiquement la corruption qui a émaillé l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur en janvier dernier, dans la province du Kongo-central, l’assemblée nationale congolaise, forteresse du pouvoir " pseudo-démocratique " de Kinshasa a entendu au cours de sa plénière du 23 février dernier, deux membres du gouvernement notamment le ministre de l’intérieur Monsieur Denis KALUME et son collègue chargé de la défense nationale CHIKEZ DIEMU.
Au cours de cette séance, le ministre de l’intérieur s’en est pris au mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo(BDK) et à son digne et patriote chef spirituel Ne MUANDA NSEMI insinuant qu’ " on ne peut dégager aucune responsabilité dans ce massacre sans se poser des questions sur la nature du mouvement précité " Il a justifié, entre autres, ce carnage par l’obstination des adeptes drogués à vouloir en découdre à tout prix avec la police. Finalement pour crucifier davantage Bundu dia Kongo, devant une assemblée majoritairement à la solde du pouvoir dictatorial de Kinshasa, il a projeté des images des cadavres des policiers soit disant mutilés à coups de machettes, armes blanches… par les adeptes de BDK, avant de proposer la suspension des activités de ce mouvement durant la période consacrée à l’enquête.
Et comme pour clore en beauté son " homélie " , il a suggéré la création des emplois par la relance des activités des usines de fabrication d’huiles de la province, croyant foncièrement que cette stratégie suffira à endormir la population du Kongo-central.
Monsieur le ministre de l’intérieur, à propos de la nature de BDK, je voudrais vous rappeler depuis l’année 2000 à ce jour, que les gouvernements successifs en RDC et ceux auxquels vous avez participé, n’ont cessé de s’acharner sur ce mouvement. Tracasseries policières, arrestations arbitraires, emprisonnement, répressions sanglantes, démolitions de ses écoles et autres propriétés… Voilà le traitement infligé à ce mouvement par tous ces gouvernements de transition. S’interroger aujourd’hui sur la nature de ce mouvement après le carnage de ses adeptes orchestré récemment par la police et l’armée régulière congolaise, m’étonne considérablement.
Pourquoi avez-vous attendu tout ce temps ? Cette interrogation n’est-elle pas un alibi de plus pour convaincre non seulement la majorité présidentielle et la justice à la coupe du chef de l’Etat de la soi-disante dangerosité de BDK, et donc de le bâillonner définitivement ? L’argument consistant à dire qu’il y avait une cache d’armes dans la résidence de Ne MUANDA NSEMI à Matadi ou encore la projection des images de soi-disant " camps d’entraînement ", contribuent à exacerber la question sur la nature de ce mouvement, dans le but à le diaboliser sur le plan national et international.
Cette interrogation tardive et surprenante au tour d’un mouvement qui a toujours clamé haut et fort sa nature politico-religieux, vise sans nul doute sa décapitation. L’opinion tant nationale qu’internationale se rappellera que Madame Marie-Thérèse NLANDU et le pasteur KUTHINO croupissent en milieu carcéral à la suite de fausses accusations de détention d’armes.
Monsieur le ministre de l’intérieur, le peuple congolais n’est pas dupe. Il sait qu’à vos yeux, Ne MUANDA NSEMI devient de plus en plus gênant et pour vous en débarrasser, il suffit de l’accuser de détention d’armes ou encore d’organisation de camps d’entraînement. cette stratégie suffira à brandir " démocratiquement " à la face du monde sa prétendue dangerosité.
D’ailleurs, un responsable de la mission de la Monuc avait affirmé à l’AFP au lendemain de cette répression sanglante : "l’armée a été déployée dans plusieurs villes et a fait carton. Les ordres étaient claires d’en finir avec les gens de BDK, de mater toute contestation. Là on glisse de la répression des manifestants au massacre "
Monsieur le ministre de l’intérieur, vous avez proposé précipitamment la suspension des activités de BDK. Cette suspension que vous avez qualifié de temporaire pour de raisons d’enquêtes, je sais qu’elle va se prolonger indéfiniment. Mais quel paradoxe que de s’acharner sur ce mouvement, lequel au fil des années a réussi a tiré vers le haut le peuple congolais et Kongo en particulier à la prise de conscience de son identité et de ses valeurs culturelles, gage de son éveil et son envol progressif vers le développement.
Je disais quel paradoxe, quand on sait que de nombreux pasteurs à la tête des églises de réveil, disons de " sommeil " à la solde de la mouvance présidentielle contribuent à l’appauvrissement mental de nos compatriotes à travers leurs prêches, dont le contenu ne favorise pas l’émergence d’une nouvelle mentalité tournée vers la reconstruction de notre beau pays, en état de décomposition très avancée. Plus grave encore, ces pasteurs " collabos " accusent de sorcellerie des enfants et déciment des familles entières. Conséquence, de milliers d’ enfants abandonnés à eux-mêmes dans les rues de Kinshasa. Ces enfants qui se développent hors du cadre familial, que deviennent-ils, quel type d’hommes seront-ils ?
Monsieur le ministre, ne trouvez-vous pas que ces églises de " sommeil " et leurs pasteurs sont une menace sérieuse pour le pays que Ne MUANDA NSEMI qui, à l’instar de Monsieur Etienne TSHISEKEDI, incarne un changement profond dont le pays a besoin pour sa reconstruction réellement démocratique ?
Pourquoi n’envisagez-vous pas la suspension de toutes ces églises de sommeil dont le nombre ne fait qu’accroître ? Je vous rappelle que, d’après une enquête menée en 2005 dans la ville de Kinshasa par le REEJER (Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue) en collaboration avec quelques étudiants de l’enseignement supérieur et universitaire de Kinshasa, il existerait en moyenne 300 églises de " sommeil " par commune. Quand on sait que la capitale congolaise en compte 24. Je vous laisse le soin de conclure…Ces églises en croissance fulgurante et sous l’instigation desquelles, de milliers d’enfants sont chassés du toit familial sont un réel danger pour le pays.
Monsieur le ministre, à propos des images que vous avez projetées montrant des soldats mutilés. Tout ce que je peux vous dire à ce sujet, c’est qu’ avec ces images, vous avez gagné peut-être l’estime de vos partisans de la mouvance présidentielle, mais dans la foulée, vous perdez toute crédibilité auprès de nos concitoyens et de partenaires extérieurs. Savez-vous que la RTBF, TV5-Monde ... ont diffusé au lendemain de ces atrocités, des images des villages mis à feu, de civils subissant la torture administrée par vos policiers et militaires. Et ces images diffusées aux journaux télévisés de la mi-journée et du soir, heures de grande d’audience, le monde entier les a vues. Pourquoi ne les avez-vous pas fait visionner à votre auguste assemblée nationale ? Cette partialité montre combien il est difficile que vos partenaires extérieurs vous fassent confiance en matière de défense des droits de l’homme. Quelle garantie pourriez-vous leur donner encore ? D’ailleurs le moment venu, Ne MUANDA NSEMI brandira des preuves qu’il détient, et vous, Monsieur le ministre, vous serez confondu.
Monsieur le ministre de l’intérieur, vous avez clos votre " homélie " en suggérant la réhabilitation des usines de fabrication d’huiles, estimant que de cette façon vous protégerez la population contre les vendeurs d’illusions. Ce remède au relent démagogique, vous n’y pensez qu’aujourd’hui après ce massacre décrié dans le monde entier ? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour proposer la création des emplois, entre-temps, vous êtes aux commandes du pays depuis plus de cinq ans ? Depuis belle lurette, des pasteurs marchands d’illusions, de miracles en tout en genre s’illustrent dans l’exploitation abusive de la population congolaise en toute impunité. Alors pourquoi ne créez-vous pas des emplois pour protéger tous ces pères et mères de famille abandonnés sous l’emprise de ces prétendus " serviteurs de Dieu " ?
Monsieur le ministre, je voudrais terminer mon propos, en vous rappelant qu’il y a quelques mois, votre chef d’Etat avait lancé le slogan " fini la récréation ". La presse internationale a voulu nous faire croire avec la médiatisation de la condamnation des militaires auteurs des exactions à l’endroit des populations de l’Est du pays, que la récréation avait bel et bien fini. Je suis foncièrement convaincus que la fin de la récréation sonnera avec votre suspension au poste du ministre de l’intérieur. Vous feriez mieux de démissionner pour prouver à la face du monde que " fini la récréation " n’est pas qu’un slogan mais plutôt une mesure opposable à tous, privilégiés ou pas.
MANTOTO BLAISE
Ressortissant du Bas Congo en Colère


















