Alexis Mutanda dénonce le comportement des brebis égarées qui ne croient pas à sa véracité
Kinshasa, le 02/10/2009

Au cours du point de presse de l’Udps de ce mercredi 30 septembre 2009, animé par son Secrétaire Général, Alexis Mutanda à la permanence du Parti dans la Commune de Limete, il a été question, pour le Secrétaire Générale, d’annoncer l’espoir qui renaît au sein de l’Udps, de l’interview de Etienne Tshisekedi accordée à Radio Okapi après un long mutisme.

Il s’avère, a-t-il fait savoir, que certaines brebis égarées n’ont pas authentifié la voix du maître et ont mis en doute la véracité de l’interview. Parlant de la révision de la Constitution, l’Udps a qualifié cette tentative de violation grave et d’inconstitutionnelle.

Le Parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba propose à la CEI la réouverture des bureaux pour l’enrôlement de ses militants qui n’ont pas pu le faire.

Ci-dessous l’intégralité des propos du Secrétaire Général de l’Udps.

Chers amis de la presse, Notre dernière rencontre remonte au mardi 18 août 2009. Nous avions échangé sur :

- La parution du virus AH1N1 sur le sol de la République Démocratique du Congo ;

- La vie du Parti et

- La participation de l’UDPS aux élections à venir.

Par ailleurs, nous avons saisi cette occasion pour rendre public le mémorandum que l’UDPS avait adressé à Mme Hillary CLINTON, la Secrétaire d’Etat Américaine, lors de son dernier séjour à Kinshasa ainsi que les correspondances adressées à la CEI dans le cadre de la révision du Fichier électoral, étape de Kinshasa.

Au cours de notre rencontre de ce jour, nous reviendrons sur :

- l’interview accordée en exclusivité par le Président National de notre Parti à Radio Okapi, le 28 septembre 2009 ; nous échangerons tout naturellement sur la vie de l’UDPS avant d’aborder les questions politiques ;

- la question liée au projet de révision de la Constitution ;

- des élections futures au moment où les deux chambres du Parlement réunies en session de septembre 2009, se pencheront respectivement sur la Loi portant création de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), et au moment où le Gouvernement a décidé d’organiser le recensement de la population et que la Commission Electorale Indépendante (CEI) cherche plus de 400 millions de dollars américains pour organiser les élections urbaines, municipales et locales ;

- Nous parlerons enfin de la situation sociale explosive que connaît notre population.

1. De l’interview du Président National à Radio Okapi Chers amis de la presse Après un long silence diversement interprété, le Président National de l’UDPS et Leader historique du peuple congolais a accordé une interview exclusive à Radio Okapi appelée « Radio de la paix ».

Je remercie toute la presse pour avoir relayé fidèlement et parfois intégralement les propos de celui que vous avez coutume d’appeler Sphinx, Lider Maximo, Leader charismatique, Père de la démocratie ou Leader tout court. Le commun des congolais pour sa part aime l’appeler YA TSHITSHI.

Dans leurs conversations, ses proches quant à eux le désignent par les mots « Président » ou tout simplement « Chef ». Des journalistes de la presse internationale ont honoré son long combat et sa constance en le surnommant « Vieil Opposant ». Ils sont nombreux, ces congolaises et congolais qui, pour avoir de ses nouvelles demandent comment va le « Vieux » ? Qu’a dit le « Vieux » ?

Chers amis de la presse, De cette importante interview, j’ai noté avec joie ce qui suit :

a. Le Président National va bien et sa santé évolue positivement. Il a ainsi mis fin aux folles rumeurs qui circulaient à ce sujet. Que l’Eternel Dieu soit loué et daigne lui accorder longue vie.

b. Le Président National a confirmé la participation de l’UDPS aux élections de 2011 contrairement à ce que rependait un petit groupe des membres qui battent campagne pour la non participation à ce scrutin et déclaraient ne participer qu’aux élections de 2016. Les Président a affirmé ne pas revenir sur cette décision compte tenu de l’expérience du passé et du fait d’avoir pris des garanties pour que les choses soient prises au sérieux. Je note que notre Président répondait à une question précise du journaliste.

c. Le Président pense qu’il faut que tout le monde participe aux élections. C’est pour cela qu’il a demandé au Secrétaire Général d’engager le Parti dans cette voie pour que tout le monde puisse se faire enrôler. En disant cela, le Président National confirme le Mandat qu’il avait donné au Secrétaire Général le 4 juin dernier d’engager le Parti dans le cadre des opérations de révision du fichier électoral et dénonce implicitement ceux qui ont battu campagne contre l’enrôlement à Kinshasa.

d. Répondant toujours à une question précise du journaliste, le Président TSHISEKEDI a déploré les divisions qui existent au sein du Parti. Il a promis de prendre des décisions pour ramener tout le monde à l’unité et la cohésion autour de lui pour préparer le Premier Congrès et mettre le Parti en ordre de bataille pour la conquête du pouvoir qui demeure l’objectif ultime de l’UDPS pour appliquer son projet de société.

1. Le Président National affirme que l’UDPS prépare son tout premier Congrès précisant par ailleurs que son Parti n’en a jamais tenu un seul. Je reste convaincu que tous les membres de l’UDPS ont compris la teneur de cet important message. Toutes les congolaises et tous les congolais savent qu’il faut compter désormais avec ETIENNE TSHISEKEDI en 2011. Je déplore les propos tenus par ceux-là même à qui le Président National a tendu la main malgré le tort qu’ils lui ont fait ainsi qu’au Parti. Ils n’ont pas hésité, toute honte bue, de qualifier de montage cette importante interview que toute la presse nationale a largement diffusée et commentée positivement. Une interview qui a redonné de l’espoir à notre peuple.

2. La vie du Parti Chers amis de la presse, La vie au sein de notre Parti est dominée par la session de formation qu’ont organisée nos partenaires du Parti Social Démocrate Suédois à l’intention de nos membres venus des organes de base du Parti aussi bien de Kinshasa que de l’intérieur ainsi que des groupes informels. Pour la première fois, nous avons accueilli des délégations venues de l’intérieur du pays notamment des Fédérations de Goma, Kananga et du Bas- Congo. Au nom du Président National, je remercie une fois de plus, le Parti Social Démocrate Suédois pour les efforts qu’il déploie en vue de former nos membres.

Chers amis de la presse, Je suis peiné de vous parler de ce qui s’est passé au Quartier Mutoto à Matete, le 20 septembre 2009 où un petit groupe de membres qui se comportent depuis un certain temps comme des électrons libres au sein du Parti, ont tenté d’animer une conférence de presse pour une fois de plus diffuser des informations contraires aux options levées par le Chef du Parti, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba. En effet, ce groupuscule, comprenant en son sein des cadres déchus de leurs mandats en bonne et due forme conformément aux statuts du Parti, et donc n’ayant plus qualité d’engager celui-ci mais qui malheureusement continuent de se présenter comme Présidents fédéraux, a battu campagne contre l’enrôlement des combattants dans la ville de Kinshasa.

Dieu merci, les engouements observés dans les centres d’enrôlement leur ont démontré que toute la base de l’UDPS et tout le peuple congolais ne peuvent plus se laisser duper par des fauteurs en eau trouble.

Chers amis de la presse,

3 La vie politique du pays Chers amis de la presse, La vie politique du pays est dominée par :

- La mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),

- Les opérations d’enrôlement organisé à Kinshasa,

- Le recensement de la population ;

- Les élections municipales, urbaines, locales et générales ;

- La situation sociale

3.1 Concernant la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’UDPS demande aux deux Chambres du Parlement d’adopter la « Loi portant création de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) » au cours de la session en cours, car le temps presse et 2011, c’est déjà demain. Il faut permettre à cette structure de s’installer à temps pour ne pas bâcler l’organisation des échéances électorales futures. L’UDPS renouvelle sa requête adressée aux deux Chambres du Parlement pour qu’un quota de deux places soient réservées aux Partis politiques signataires de l’Accord Global Inclusif de Sun City exclus aussi bien de la Transition qui a découlé de cet Accord que du scrutin de 2006. Une de ces deux places devrait logiquement revenir à l’UDPS. La requête adressée par notre Parti aux Présidents de deux Chambres le 01 juin 2009 avec copies à tous groupes parlementaires est suffisamment motivée. En accédant à cette requête, les deux Chambres du Parlement auront donné la preuve qu’elles s’engagent dans un processus électoral réellement inclusif, libre, démocratique et transparent. En effet, il faut apaiser tous les esprits et assainir l’environnement politique avant les élections futures. Cela évitera à notre pays des conflits inutiles dont notre peuple a tant souffert.

3.2 Des opérations d’enrôlement à Kinshasa Il y a lieu de déplorer i le fait malgré les deux petites prolongations décidées par la Commission Electorale Indépendante (CEI), suite aux deux demandes respectives de l’UDPS concurremment à celles des autres forces politiques de la Capitale, des files des candidats à l’enrôlement ont été encore observées à cette échéance du 20 août à 17 heures. De nombreux compatriotes n’ont pu obtenir jusqu’à ce jour leur carte d’électeur. L’UDPS demande à la Commission Electorale Indépendante d’examiner cette situation et d’y apporter une solution. Une réouverture des bureaux pour quelques semaines encore devait être envisagée.

3.3 Du recensement de la population L’Accord Globale et Inclusif signé en Afrique du Sud à l’issue du Dialogue Inter congolais (DIC) avait prévu l’organisation des opérations d’identification et de recensement de la population avant l’organisation des élections. Le recensement n’a pas été fait. A l’initiative de l’actuel Président des Etats Unis d’Amérique, Monsieur BARACK OBAMA, alors Sénateur de l’Etat d’ILLINOI, le Congrès Américain avait voté la loi « Democratic Republic of the Congo, Relief, security and Democracy Promotion Act of 2006 qui fut promulguée par le Président Georges W BUSH, le 30 juin 2006. Cette loi exigeait notamment que des élections libres, démocratiques et transparentes soient organisées en République Démocratique du Congo après le recensement de la population. Cette Loi n’a pas été appliquée, le recensement de la population n’a pas été organisé et les Autorités Américains avaient malgré cela soutenu le processus électoral 2006 du début à la fin. Cette Loi reste d’actualité. L’Udps a toujours exigé l’organisation et l’identification et du recensement de la population et prend acte du voeu du Gouvernement congolais exprimé par son Ministre du Plan d’organiser enfin un recensement, le deuxième depuis l’accession du pays à l’indépendance et le premier depuis 25 ans. L’Udps a noté que le Gouvernement congolais a besoin de plus de cent soixante dix millions de dollars américains pour réaliser cette opération, base de la fixation du nombre des sièges à l’Assemblée Nationale et dans les Assemblées Provinciales. Etant donné les implications du recensement sur tous les scrutins à venir et compte tenu du fait qu le Gouvernement actuel ne jouit pas de la confiance de toute la lasse politique, l’UDPS demande que cette opération se fasse dans les plus brefs délais suivant les normes internationalement admises en la matière.

3.4 Des élections urbaines, municipales, locales et générales Il ressort des informations diffusées par la Commission Electorales Indépendante (CEI) que celle-ci a évalué à plus de quatre cents millions de dollars américains son budget pour l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Ces scrutins devraient se tenir en 2010, c\'est-à-dire l’année prochaine et à moins d’une année des élections générales prévues en 2011. De ce montant de 400 millions USD, le Gouvernement congolais n’est prêt à contribuer qu’à hauteur de 30 millions USD soit moins de 10% du budget prévu. Chers amis de la presse, Arrêtons-nous un instant pour examiner ces chiffres. Il faut 170 millions USD pour financer les opérations de recensement, plus de 400 millions USD pour organiser les élections urbaines, municipales et locales. La poursuite des opérations d’enrôlement exigerait plus de 110 millions USD. Toutes ces opérations doivent être effectuées en 2010 et devraient coûter plus ou moins 680 millions USD 30 millions part attendu du Gouvernement congolais. Il se dégage donc une impasse de 650 millions USD. Comme toujours, le Gouvernement congolais demandera aux bailleurs des fonds traditionnels (Union Européenne, Gouvernement Américain, l’Afrique du Sud et l’Angola) de mettre la main à la poche. Si ces bailleurs de fonds, s’inspirant de la malheureuse expérience des élections de 2006, ne manifestant de l’empressement pour décaisser la part attendue d’eux, aucune de ces opérations ne sera réalisée. Or, il faut déjà prévoir au moins 500 millions USD pour organiser les élections générales en 2011, ce qui porte le total du budget à plus d’un milliard de dollars américains. Si les élections provinciales, sénatoriales, législatives et présidentielles ne sont pas organisées à la date prévue, il y aura un vide institutionnel parce que toutes les Institutions issues des élections de 2006 seront fin mandat. Or la Constitution n’a pas prévu un mécanisme pour leur succession en dehors des élections. Ce sera la CRISE. Une crise qu’auront malignement préparée les gouvernants actuels pour se pérenniser au pouvoir. Ceci serait-il la raison de la mie en place de l’actuelle Commission chargée de revêtir la Constitution ?

Chers amis de la presse, Sentant venir cette crise, l’UDPS avait déjà préconisé une solution à travers son mémorandum adressé à la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies lors de son dernier passage en RD-Congo. Se fondant sur les éléments ci-après, l’UDPS avait proposé que les élections urbaines, municipales et locales prévues au calendrier électoral 2006 et qui devraient être organisées en 2010, c\'est-à-dire à quelques mois seulement de la fin de la législature en cours soient intégrées au calendrier électoral 2011.

En effet : - La RD-Congo est en banqueroute et ne compte plus que sur la bonne volonté de la Communauté Internationale pour organiser tous ces différents scrutins ; - La coalition au pouvoir a, en violation de la Constitution de la République, nommé des animateurs dans les villes, communes et collectivités ; - La législature en cours touche à sa fin.

Chers amis de la presse, Ce n’est pas par peur d’affronter les scrutins urbains, municipaux et locaux que notre Parti fait cette proposition. En effet, l’échec cuisant de ce pouvoir qui s’est avéré incapable de traduire en actes ses promesses électorales, a davantage augmenté les chances de notre Parti à remporter haut la main les élections à tous les échelons c\'est-à-dire de la collectivité à la Présidence de la République. Monsieur Etienne Tshisekedi et son Parti, l’UDPS, restent l’unique espoir du peuple congolais aujourd’hui clochardisé.

3.5 Du Projet de révision de la Constitution Chers amis de la presse Parlons à présent du Projet de révision de la Constitution. Démentie d’abord par le Ministre d la Communication et Presse qui, curieusement, y est ensuite revenu le lundi 28 Septembre 2009 au cours de sa rencontre avec la presse, la rumeur de la révision a été confirmée par le Président du Sénat qui répondait à une motion d’information. Cette révision porterait sur trois dispositions à savoir : - Le découpage territorial, il s‘agirait de renoncer à la mise en place des nouvelles provinces ; - Le mandat présidentiel dont la durée passerait de 5 ans à sept ans et deviendrait illimité ; - L’intégration du Chef de l’Etat dans le Conseil Suprême de la Magistrature.

L’UDPS rappelle au Chef de l’Etat, aux Présidents de deux Chambres du Parlement (Sénat et Assemblée Nationale), au Premier Ministre ainsi qu’au Premier Président de la Cour Suprême de Justice dont les délégués réfléchissent sur cette question ce qui suit :

a. L’article 220 de la Constitution est formel. « La forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la représentativité du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». De ce fait, le débat devient sans objet concernant les deux derniers visés par la fameuse révision. – La durée des mandats présidentiels et leur nombre ; – L’intégration du Chef de l’Etat dans le Conseil Suprême de la Magistrature qui violerait le principe sacré de séparation du pouvoir, socle de toute démocratie.

b. L’incapacité du pouvoir actuel de mettre en place les quinze nouvelle provinces ne peut justifier la révision de la Constitution. Il faut plutôt savoir pourquoi trois ans après (trente six mois), ceux qui avaient fait accepter le Projet de Constitution notamment parce que des nouvelles provinces naîtraient, se rétractent aujourd’hui. C’est certainement l’argent qui manque. Mais où vont les recettes de l’Etat ? En effet, une enquête diligenté par le Président du Sénat en prévision du budget 2010 a, selon la commission d’enquêtes et les déclaration,s des honorables sénateurs, révélé des fraudes graves ainsi que des violations de la Constitution qui font perdre au Trésor public beaucoup de recettes dans le seul secteur minier. La situation serait plus dramatique encore dans le secteur d’exploitation de notre pétrole. c. Pour notre peuple, la priorité de ce jour n’est pas la révision de la Constitution. Le peuple veut voir ses conditions d vie améliorer. Il veut que les enfants étudient et ceux qui étudient, trouvent du travail. Il veut accéder aux soins de santé et voir les infrastructures réhabilitées. Le peuple veut vivre en paix. Or, ces préoccupations légitimes du peuple sont loin de constituer un souci pour les gouvernants actuels. Au regard de ce qui précède, l’UDPS dénonce ce projet de révision de la Constitution et appelle tout notre peuple à joindre à elle et à son Leader charismatique, M. Etienne TSHISEKEDI pour le combattre.

Chers amis de la presse, A l’UDPS, nous restons convaincus que si l’évaluation de la Constitution s’impose aujourd’hui, elle devrait concerner les violations intempestives ce celle-ci. Tenez. L’article 10 de la Constitution dispose que « la nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ». L’Assemblée Nationale a décrété un moratoire sur cette disposition et ainsi des personnes détenant deux ou plusieurs nationalités trônent dans toutes les Institutions de la République en violation de la Constitution. Personne n’en parle. - L’article 12 dispose que « tous les congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois ». Le journal la Référence Plus, dans son édition du mardi 29 septembre titrait : « 60% des détenus en situation irrégulière au CPRK ». Que dire d’autres prisons ? Les vrais criminels sont en liberté tandis que le commun des citoyens croupit en prison au mépris de toutes les Lois de la République. - L’article 16 stipule que « la personne humaine est sacrée ». Qu’a-t-on fait des fidèles de BUNDU dia Kongo au Bas-Congo ? Qu’a-t-on fait aussi des officiers et soldats originaires de l’Equateur disparus et dont plus personne ne parle ? Qu’a-t-on fait de tous ces déplacés à l’Est du pays, de toutes ces femmes et filles violées par des bandes armées ? - Les disposions de l’article 152 de la Constitution ont-elles été respectées dans la nomination, la promotion et la révocation des Magistrats ? Le Président du Sénat avait, lors de l’ouverture de la session en cours, qualifier les dernières mesures prises dans ce domaine d’anti-Constitutionnelles. La liste n’est pas exhaustive.

3.6 De la situation sociale Chers amis de la presse, J’en arrive enfin à la situation sociale de plus en plus préoccupante. La rentrée des classes a été un véritable casse-tête si pas de la mer à boire pour tous les parents. Des milliers d’enfants ont de nouveau abandonné le chemin de l’école par manque d’argent. Ils viennent ainsi grossir les rangs des shégués, des Kulunas et autres drogués qui constituent une véritable bombe à retardement pour la Société. La grève déclenchée par les médecins aurait trouvée une solution somme toute provisoire. Elle aura été lourde de conséquences en termes de perte en vies humaines qu’elle a occasionnée. Dès lors que les revendications des infirmiers, des fonctionnaires, des enseignants et de tous ceux qui émergent au budget de l’Etat, demeurent, il y a lieu de dire le pouvoir en place est loin de mettre fin aux agitations sur le plan social. Chers amis de la presse, Oui, le pouvoir en place est loin de mettre aux agitations sur le plan social.

En effet, la dépréciation rapide au franc congolais face au dollar américain et l’euro aura des implications néfastes sur les prix et donc un impact direct sur le panier de la ménagère. Après l’échec de l’utilisation de l’enveloppe de 200mille USD mis à la disposition de la Banque Centrale par la Banque Mondiale et Fonds Monétaire International, je ne crois pas que ces Organismes s’embarqueront encore dans la même aventure. Le pouvoir n’a plus qu’une seule solution : relancer la production en vue de stabiliser la monnaie. Or les cinq chantiers annoncés avec tambours et trompettes ne sont plus réduits qu’à quelques actions du reste mal conçues. La dépréciation continue du franc congolais face au dollar américain et à l’euro va contraindre les gouvernements actuels à revoir à la hausse le prix du carburant. Cette révision entraînera l’augmentation de tous les autres prix. C’est l’Apocalypse.

Je vous remercie.

Alexis MUTANDA Secrétaire Général