1° INTRODUCTION.

Ce texte avait été conçu au départ comme motion de défiance de membres de l'UDPS-BELUX à l'encontre des membres du défunt Comité d'organisation du 1er Congrès de l'UDPS afin de soumettre les acteurs de deux camps antagonistes à la même sanction punitive. Présentée à l'assemblée lors de la réunion plénière du 22 septembre 2009 pour y être amendée et adoptée,celle-ci a estimé que ledit organe étant dissout,il n'était guère utile de recourir aux dispositions statutaires pour le sanctionner:ce serait ressusciter un défunt déjà mort de sa belle mort ! Mais compte tenu de la qualité motivationnelle du texte certains ont demandé qu'il soit publié sous une autre forme. Je l'ai ainsi converti en un article individuel dont j'assume l'entière responsabilité.


L'opinion publique en général et les membres de l'UDPS en particulier se rappellent qu'une grave crise interne a récemment traversé notre Parti. D'abord souterrain suite au refus du Président national d'engager le Parti dans un processus électoral injuste et discriminatoire,la crise est devenue manifeste dès l'apparition de l'indisponibilité matérielle de ce dernier qui l'a vu se transformer cyniquement en une guerre de succession ouverte entre ses anciens collaborateurs divisés en deux camps antagonistes polarisés autour du très contesté Président du Comité National,d'une part et du très autoritaire Président du Comité Organisateur du Premier Congrès de l'UDPS,d'autre part. L'éventualité de la disparition physique du Président National,en toile de fond,a totalement occulté la lutte oppositionnelle du Parti comme force politique pour se centrer uniquement sur la lutte de positionnement des opportunistes venus dans l'Udps à la 25 ème heure pour s'en servir comme tremplin afin d'accéder à un pouvoir de façade destiné à servir de maillon à la féodalité mercantiliste internationale qui a réduit notre pays en cendres et en sang et qui a produit l'actuelle crise économique qui remet tout en question à l'heure actuelle. Ces acteurs politiques opportunistes n'ont guère démontré leurs qualités de rassembleur, encore moins d'opposants à la tyrannie et à l'anarchie qui ont transformé notre pays en une jungle dans laquelle ne règne plus que la loi du plus fort. C'est la raison pour laquelle, pour ma part, les protagonistes de deux camps ont perdu tout crédit politique quelconque à mes yeux. Car "science sans conscience n'est que ruine de l'âme".Ces crises répétitives de l'UDPS nous enseignent à la longue qu'une authentique lutte politique nécessite une appropriation idéologique et philosophique; une appropriation spirituelle intense préalable à la pratique politique quotidienne. Autrement on n'établit pas de différence avec le commun de mortels.

2° DE L'ORIGINE DE L'AUTORITE DE CADRES DE L'UDPS ET DE LA CRISE POLITIQUE INTERNE.

Je commencerai cette analyse par relever une évidence majeure qui fait que l'UDPS connaît par ailleurs ces nombreuses crises internes. Outre l'insuffisance spirituelle de cadres dirigeants,il y a le fait que tant la crédibilité nationale et internationale,l'honneur et la réputation que l'ordre établi de l'UDPS reposent essentiellement sur la légitimité charismatique d'un seul homme: Etienne Tshisekedi wa Mulumba. C'est la raison pour laquelle même ceux qui le combattent se couvrent de son nom afin d'apparaître comme des alliés profitant de cette couverture légitime pour nuire."Kishi kadiadia lukunda n'kadi munda mua lukunda". C'est cette inadéquation entre d'une part la pensée politique du Maître et celle de ses différents collaborateurs d'autre part qui demeure la clé de voûte des crises internes récurrentes de l'UDPS. L'ampleur de ces crises ne pourra restreindre tant que l'élévation d'esprit de dirigeants sera ce qu'il est et tant que l'action des forces centrifuges ne sera neutralisée par celle plus importante des alliés fidèles à la cause. Soulignons que ce charisme lui même repose en grande partie sur le sacrifice consenti auquel sa propre famille a pris une part significative. Il n'y a pas de vrai pouvoir sans sacrifice.


Par conséquent force est de constater qu'au jour d'aujourd'hui,l'évidence est telle que la légitimité de l'ensemble de cadres tant des organes centraux que de la base est une dérivé de la légitimité charismatique d'Etienne Tshisekedi,justifiant leur habilitation aux fonctions qu'ils sont appelés d'exercer. En d'autres termes, les membres du défunt COC ne disposent d'aucune légitimité propre en soi au sein de l'UDPS; leurs actes n'avaient de réelle valeur qu'en fonction de leur cohérence avec l'autorité leur conférée par la légitimité du Président National.

L'inadéquation de conception politique s'est manifestée de manière patente, disais-je, à l'occasion du processus électoral défini par l'Accord Global et Inclusif concocté en Afrique du Sud. La mise en chantier du schéma politique subséquent s'est avérée totalement contraire à son prescrit, de sorte qu'elle a jeté le discrédit sur ses auteurs et parrains. Malgré son caractère injuste et discriminatoire, certains membres du Parti et une partie de la population souhaitaient participer audit processus, au besoin pour en découdre avec le système honni. La détermination de la communauté internationale de l'époque, arc-boutée sur ses intérêts matérialistes du sous-sol congolais, était telle que l'affrontement devait conduire à un bain de sang à grande échelle dont on aurait fait porter la couronne à l' UDPS et à Etienne Tshisekedi. Encore une fois, les Balubas seraient tenus pour responsables du massacre. Grâce à sa vision politique Etienne Tshisekedi nous a évité le pire... pour la nième fois. Ceux qui prétendent aujourd'hui que c'était une faute politique ne savent pas lire les signes de l'histoire. Ils devraient tout aussi se rappeler que suite à la pression de certaines forces internationales l'UDPS avait conditionné sa participation à la réalisation des exigences contenues dans le mémorandum adressé à l'ancien Secrétaire Général de l'ONU, auquel cette dernière commence à répondre par des actes allant dans le sens de ces exigences,car en effet ,aujourd'hui tout le monde est comptable des conséquences effroyables d'un processus électoral totalement alambiqué. Ceux de nôtres, avides de pouvoir et fatigués par une si longue opposition ont finis par craquer et procèdent à des subterfuges de mauvaise aloi destinées à évincer Tshisekeki, l'accusant à tort de faire perdurer l'opposition et donc leur calvaire. C'est le scorpion qui retourne sa queue contre son propre corps, faute de ne pouvoir atteindre l'ennemi qui le maintient sous sa domination.

2° DE LA CREATION DU COMITE D'ORGANISATION DU PREMIER CONGRES DE L'UDPS.

Suite à l'ensemble de tous ses éléments mais également à l'incapacité des dirigeants des organes centraux de travailler en équipe dans la conduite des affaires du Parti et de celle de pouvoir sensibiliser,expliquer ,rassembler les masses populaires sur les tenants et aboutissants des objectifs et des écueils rencontrés par le Parti,le Président National n'avait guère d'autre choix que d'organiser le Premier Congrès du Parti au cours duquel toutes ces questions d'orientation et des objectifs devraient être discutées. En même temps qu'il permettrait la ré mobilisation des masses populaires découragées par l'issue du scrutin scélérat. C'est ainsi qu'il a confié cette tâche à une commission ad hoc par la décision n°068/UDPS/PN/07 du 28 octobre 2007.

Cette dernière, profitant de la brèche ouverte par l'indisponibilité temporaire du Président National s"est empressée de se substituer en une nouvelle présidence nationale; siégeant de manière discrétionnaire,modifiant la nomenclature décisionnelle statutaire,l'appellation "combattant"en "camarade",sanctionnant ses"actes" sans aucune référence au Président National -consulté- ou - informé-,se faufilant dans l'habillement statutaire de ce dernier pour procéder à des nominations de complaisance afin de s'assurer une clientèle politique au sein du Parti;s'appropriant ainsi de manière insidieuse les prérogatives exclusives du Président National,au lieu de privilégier au préalable la mobilisation des masses et l'organisation du Congrès qui constituaient sa tâche primordiale;aggravant par conséquent la division qui existait déjà dans le Parti.

3° DE LA MISE EN OEUVRE DU DISPOSITIF CORRECTEUR DU PRESIDENT NATIONAL.

Pour sauvegarder les intérêts supérieurs du Parti,notamment sa cohésion et son unité,dangereusement menacées par cette usurpation subtile de pouvoir, le Président National a résolu ,comme à l'accoutumée, de ramener la paix,l'harmonie et la concorde dans le Parti par une série des décisions successives de réhabilitation et de réaménagement des hommes et des structures dont principalement les décisions n°073/UDPS/PN/ du 06août2008;074/UDPS/PN/08 du 25 août2008;075/UDPS/PN/08 du 23 septembre 2008;077/UDPS/PN/08 du 16 octobre 2008;078/UDPS/PN/08 du 29 octobre 2008;079/UDPS/PN/08 du6 novembre 2008 et 080/UDPS/PN/08 du 7 novembre 2008.

Malgré le recours du Président National à cette procédure salvatrice des intérêts supérieurs du Parti les responsables concernés

ont persévéré non seulement dans la désobéissance et la division mais également dans un entêtement autistique consistant à remettre en cause les décisions estimées contraires à leurs intérêts personnels d'exercice d'un pouvoir usurpé,notamment au travers de la note référencée 194/UDPS/COC/08 du 13 novembre 2008 de l'ex président du COC adressée au Président National et au recours systématique au négationnisme desdites décisions les qualifiant soit de non conformes aux statuts soit des faux c'est-à-dire d'actes non authentiques.


En qualifiant les décisions du Président National d'actes non conformes aux Statuts les tenants de la thèse négationniste interne ont totalement occulté, dans leur aveuglément, que cette non- conformité entachait de manière substantielle l'acte originaire de création du Comité Organisateur du Premier Congrès de l'UDPS lorsqu'il habilite un organe hors statut d'exercer les prérogatives dévolues exclusivement à l'Organe statutaire exécutif du Parti,à savoir le Secrétariat National;

-Qu'en bon droit cette habilitation était dès origine sans objet et de nul effet dès lors que son effectivité nécessitait une modification préalable des Statuts par le Congrès siégeant en bonne et due forme aux fins de confier à un autre organe que le Secrétariat National l'éventualité de le suppléer en matière exécutive;

-Qu'en l'espèce;et en vertu de la règle du précédent l'acceptation par le dit organe hors Statuts d'exercer les prérogatives non dévolues à un tel organe rendait paradoxalement conforme à l'équité l'acceptation de toute décision ultérieure du Président National visant à corriger,modifier voire supprimer ce vice substantiel originaire,notamment en procédant à la dissolution de l'organe en cause. C'est cette cohérence à l'équité qui confirme et conforte l'authenticité de l'ensemble de décisions susmentionnées auxquelles s'ajoute bien évidemment la décision 081/UDPS/PN/09 du 17 janvier 2009 portant dissolution du Comité Organisateur du Premier Congrès de l'UDPS.

CONCLUSION.

S'il est un conseil à proposer à nos frères de l'ex coc et à leur partisans c'est d'être cohérents et homogènes avec eux-mêmes:qu'ils créent une formation politique, conforme à leurs aspirations politiques, mais également à leur entendement philosophique. L'Etat d'Israël qui est composé des descendants d'Abraham comprend plusieurs partis, pourquoi pas nous?

Car, en effet l'UDPS, dans sa forme actuelle est imprégnée significativement de la pensée politique d'Etienne Tshisekedi, façonnée sur près de trois décennies. et celle-ci repose sur les valeurs rares en politique mais nécessaires pour conduire les hommes vers un véritable idéal de liberté et de progrès social réel. Mais lorsqu'on voudrait exercer un pouvoir axé sur l'acquisition de biens matériels personnels on se trompe de route en s'affiliant à l'UDPS.

A BON ENTENDEUR SALUT !

PIerre-Adolphe Mbuyi K.Mudingila

Président du Comité fédéral de l'UDPS- BELUX