Écrit par Pierre Kalambayi    

Samedi, 16 Janvier 2010 15:12

Les anciens passeports congolais ayant expiré le 31 décembre 2009 à minuit, bien des congolais de l’étranger éprouvent toutes les peines du monde pour voyager étant donné qu’il faut tout un parcours du combattant pour se procurer le nouveau passeport biométrique.

C’est particulièrement le cas de ceux résidant en Belgique qui ont rempli toutes les formalités administratives et versé les montants exigés par voir bancaire ou effectué le paiement avec la carte de banque, comme c’est la règle à l’ambassade de la République du Congo à  démocratiser, et qui semblent attendre Godot depuis de longs mois.

Le fait qu’à l’ambassade de la RDC à Bruxelles tout paiement ne se fait plus en espèces a été présenté comme le moyen trouvé pour lutter contre l’évasion des recettes dans les poches de quelques individus a été salué par nombre des Congolais comme un signe du début du commencement de changement des mentalités.

Mais voilà que les faits et gestes des représentants de Kabila en Belgique viennent de prouver que le changement tant annoncé ne relève que du monde des idées. Alors que chaque dossier de demande de passeport n’est enregistré que moyennant le paiement total des frais exigés ainsi que l’indiquent les renseignements affichés aux valves à la réception, la mise au point faite par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa a fini par convaincre même les plus optimistes des ex-Zaïrois de Belgique que la mauvaise affectation des ressources de l’Etat reste un sport national tant à Kinshasa que dans les représentations diplomatiques.

Tout en reconnaissant une certaine lenteur dans la livraison des passeports due singulièrement au fait que le centre d’impression se trouve à Kinshasa alors que ceux de capture des données sont disséminés à travers le pays et dans les chancelleries et représentations diplomatiques de la RDC, le porte-parole des Affaires étrangères ne s’est pas privé de tordre le cou au mensonge distillé à l’ambassade du Congo à Bruxelles et qui a fait dire aux requérants de la diaspora congolaise de Bruxelles que le rythme de la livraison est difficile parce qu’il y a limitation du nombre de passeports à établir ; décision qui serait prise par le ministère des Affaires étrangères.

Concernant les passeports attendus par les Congolais de Belgique, le porte-parole des Affaires étrangères fait état de 267 demandes de passeports en souffrance et sur lesquelles n’ont été perçus les frais que pour 100 (en chiffre cent) demandes uniquement. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas imprimer le passeport à Kinshasa alors que nous n’avons pas encore la preuve du paiement du requérant ».

Il ne faut pas un dessin pour comprendre ce message qui n’a pas besoin d’être interprété. Alors, de deux choses l’une : soit le porte-parole des Affaires étrangères ment juste pour sauver la face, soit il dit la vérité et c’est la responsabilité de l’ambassadeur de Kabila à Bruxelles qui est engagé. Car, de toute évidence la magouille est au rendez-vous.

PPRD Oyée

MOVA SAKANYI PPRD OYEE

mova