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NPM: MM. Karl Vanlouwe, Etienne Tshisekedi, François de Donnea et Mbuyi, PHOTO cheikfitanews

Etienne Tshisekedi, Président de l’UDPS, leader de l’opposition congolaise et candidat à la présidentielle congolaise  de 2011 a été reçu  le mercredi 25 mai 2011 entre 9h15 et 9h55 au parlement belge par messieurs François de Donnea et Karl Vanlouwe, respectivement président  de la commission des affaires étrangères du parlement et du sénat.

D’entrée de jeu, la parole est donnée à monsieur Tshisekedi.

Après avoir remercié ses interlocuteurs pour l’accueil et pour l’invitation, le candidat-Président brosse brièvement la situation générale du pays.

Pour les élections qui arrivent, le pouvoir en place multiplie des manœuvres de tricheries. La grande démonstration a été la révision constitutionnelle unilatérale pour établir un seul tour à l’élection présidentielle.

 

Pour cela, il est du devoir des pays amis d’accompagner le peuple congolais dans ce processus électoral, en faisant pression sur le régime finissant au Congo, pour la tenue d’élections véritablement libres et démocratiques en RD Congo.

Durant trop longtemps et jusqu’à ce jour, la RD Congo a été gérée selon les humeurs du Président. C’est la raison de la longue lutte de l’UDPS son parti depuis trente ans : établir un état de droit.

Une fois Président, le challenge de monsieur Tshisekedi sera l’instauration en RD Congo d’un véritable état  de droit.

 

Grâce à un état de droit, le climat des affaires sera plus serein et des investisseurs ayant pignon sur rue pourraient venir investir.

La RD Congo a fait marche arrière et le pays n’’est que l’ombre de lui-même dans le concert de nations.

Puis la série des questions :

Les points suivants sont entre autres évoqués:

-         Les attentes du président de l’UDPS et de l’opposition en général, par rapport au processus électoral en cours en RD Congo.

-          Le programme électoral du candidat Étienne Tshisekedi, et qu’il mettrait en œuvre, une fois élu.

-         La lecture de monsieur Tshisekedi par rapport à la situation politique actuelle en RD Congo.

-         Le regroupement ou non de l’opposition autour d’un candidat unique face à monsieur Kabila, tour unique oblige.

-         L’éventualité des candidats de complaisance

-         La situation au Kivu

-         Les relations avec le Rwanda e l’Ouganda à l’est du pays

-         Les contrats chinois.

Monsieur Tshisekedi, par moment complété par ses collaborateurs, s’est plié à cet exercice oral, et comme à son habitude, sans recourir à un texte écrit.

Outre l’établissement d’un état de droit, socle de tout, l’action gouvernementale sera axée essentiellement sur l’Homme :

-         La santé, l’emploi…

-         L’assainissement du climat des affaires et permettre à de vraies sociétés d’œuvrer en RD Congo, à la place d’entreprises véritablement maffieuses qui rapinent actuellement le pays.

-         L’interconnexion de différentes zones du pays par des infrastructures en permettant ainsi aux populations rurales, non seulement d’évacuer leurs produits agricoles, mais surtout de ne plus fuir le village, et grossir la population urbaine.

-         Le rapprochement du citoyen au dirigeant grâce au fédéralisme et surtout à l’administration locale. Sur ce point, monsieur Tshisekedi regrette que les élections locales n’aient toujours pas été organisées. Elles qui auraient dû l’être en premier, selon les accords du dialogue inter-congolais de Sun city en  2002.

-         Le rétablissement de l’échelle des valeurs dans le chef des citoyens, échelle de valeurs renversée depuis belle lurette.

L’opposition s’est-elle déjà groupée autour de la candidature d’Etienne Tshisekedi ?

« Dès mon retour au pays après trois ans de séjour ici en Belgique, j’ai lancé  un appel à l’unité de toute l’opposition.

Une grande dynamique de véritables partis de l’opposition s’est déjà prononcée pour la candidature de monsieur Tshisekedi. »

Quid de l’enrôlement ?

La liste électorale tarde à prendre corps. L’enrôlement a été repris à zéro. Dans bien de contrées, les bureaux sont très éloignés, décourageant les citoyens à s’y rendre. Volonté délibérée ?

L’enrôlement lui-même est des plus lents. A Kinshasa la capitale par exemple, certains bureaux n’arrivent à enregistrer qu’à peine dix personnes en une journée. Que dire de l’intérieur ? Comment espérer tout terminer avant le 30 juin ?

Monsieur Kabila ne suscitera-t-il pas des faux candidats comme opposants ?

Pour monsieur Tshisekedi, non. Monsieur Kabila a déjà assez de problèmes avec sa très grande impopularité à travers le pays. Mais cela n’empêchera pas certains de tenter l’aventure.  

Et la candidature de Kamerhe, est-ce un désavantage ?

« Il vient à peine de rejoindre les rangs de l’opposition. Nous l’observons. »

Quelle stratégie avec le Rwanda et l’Ouganda ?

Une fois au pouvoir, L’UDPS et les partis qui le soutiennent joueront franc-jeu avec les pays voisins afin d’éviter les déstabilisations réciproques.

L’entente entre les états est primordiale. Des projets économiques sous régionaux seront mis en place avec l’appui de la BAD et de la Banque mondiale,  en évitant bien sûr les agendas cachés.

SECURITE A L’EST

N’y a-t-il pas eu les opérations « Kimia » ?

Le calme n’est toujours pas revenu. La population continue à souffrir, des bandes armées sévissent. Mais la population désabusée espère beaucoup l’avènement d’un pouvoir non issu des armes. Et si les maï-maï sont encore actifs, c’est parce qu’ils sont mécontents, ils avaient été roulés après les négociations avec le pouvoir en place. Mais ils ont du respect pour nous.

DES CONTRATS CHINOIS

Ces contrats sont caractérisés par une grande opacité. C’est plus une affaire entre individus qu’entre deux états.  

Lors de la brève interview qu’il nous a accordée à la sortie du parlement, Monsieur Tshisekedi nous a affirmé que ses interlocuteurs ont été très attentifs aux problèmes qui se posent à notre processus électoral.

« YA TSHITSHI ! »

Alors qu’il s‘apprêtait  à monter dans sa voiture pour poursuivre son programme de la journée, des étudiantes et étudiants dont une majorité d’origine congolaise, une dizaine environ, sont entrés dans l’enceinte du parlement belge pour une visite.

Soudain, l’une d‘elle demande à  ses condisciples :

« Oyo Ya Tshitshi te ? » Entendez : Ce n’est pas Ya Tshitshi là ? Ya Tshitshi étant un diminutif de Tshisekedi bien sûr !

C’est alors la ruée vers le candidat-Président de la RD Congo pour une photo-souvenir unique.

Cheik FITA

Bruxelles, le 25 mai 2011

 


TSHISEKEDI AU PARLEMENT ET SENAT BELGE par CONGOLAISDEBELGIQUEINFO

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