Le vrai futur cauchemar de l'Afrique


Avec les enlèvement "supposés" de ressortissants européens en cascade en Afrique, la fiction sortie des sous-sols des renseignements généraux devient une triste réalité fictive mais bien réelle dans l'opinion.


Ce qui est train de se passer dans la bande du Sahel et dans toute l'Afrique de l'Ouest était prévisible.

AQMI existe bel et bien, c'est une évidence, mais au service de qui ?

- Quelle est donc sa raison d’exister ?
- Pourquoi dans le Sahel ?
- Avec quels moyens ?
- Quelles est la contribution de BHL sur l'équipement de ces groupes dont on ne sait rien.
- Nous prépare t-on une Afghanistanisation de Afrique subsaharienne ?

En tout cas, avec la guerre en Libye, ce sont près de 10.000 à 20.000 missiles qui ont disparu. Des armes et minutions qui suffisent à déstabiliser toute l'Afrique et ce pour plusieurs décennies.

A-ton cherché à les retrouver ? Non ! Pourquoi ? La raison est que c'était voulu et prévu. On est bien entré dans une nouvelle ère où, s'attaquer aux conséquences à la place des causes est devenu une seconde nature.

Si AQMI fait tant peur au Quai d'Orsay, mais où sont donc passés les puissants satellites de la défense française ?


L'ancien gouvernement malien avait-il eu raison de suspecter Paris d'avoir jouer un double jeu dans le conflit au Nord du pays ?

En tout cas, dans sa livraison du 09 Mars 2012, un haut responsable de l'armée malienne confiait ceci à jeune Afrique :" Pour nous, Mohamed Ag Najem [le chef d’état-major de la rébellion touarègue, NDLR] a fait un compromis avec l’Otan et la France en abandonnant Kadhafi en pleine crise libyenne, affirme-t-il. Le marché était que s’il quittait le sud de la Libye, la France l’aiderait au mieux dans ses revendications au Mali. En plus, Paris a fait en sorte que Niamey ferme les yeux sur le passage du convoi de Ag Najem en direction du Nord Mali".

Jeune Afrique rajoutait ainsi que la rébellion du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui a commencé ses attaques le 17 janvier, a été aussitôt condamnée par la Cedeao, l’Union africaine (UA) et les États-Unis, mais pas explicitement par la France ni par l’Union européenne (UE).

Nous savons par ailleurs que le président malien Amadou Toumani Touré (ATT) avait refusé à Nicolas Sarkozy l’installation d’une base militaire française à Mopti dans le cadre la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

On pouvait donc imaginer la posture du gouvernement de Nicolas Sarkozy sur la crise au Mali.

Et le doute était donc permis sur la crédibilité de Paris concernant son attitude d'avoir oui ou non fait en sorte que Niamey ferme les yeux sur le passage du convoi de Ag Najem en direction du Nord Mal.

C'est pourquoi la véritable question à se poser est : comment avait-on réussit à localiser et neutraliser par les airs, depuis Paris, ceux qui avaient enlevé les 2 étudiants français au Niger l'année dernière ?

La réponse à ces question fournit un schéma clair; en voici le procédé :

1. Ces enlèvements ont été préparés médiatiquement avec une série de reportages sur les différentes chaines, ces dernières semaines, pour préparer l'opinion. L'avez-vous remarqué ?

2. Une fois l'opinion sensibilisée, elle exigera elle-même une intervention pour mettre fin aux enlèvements des leurs. Ils diront tous : "Y'en a marre de ces sauvages. Massacrez-les tous s'ils le faut". Non, ne riez pas, c'est vrai.

3. L'armée aura donc toutes latitudes pour patrouiller dans toutes l'Afrique de l'Ouest, et partout ou il sera, soit disant nécessaire au non de la sécurité des ressortissants français. Inutile de revenir ainsi sur les véritables enjeux à la fois géopolitiques et géostratégiques que revête le continent africain aux yeux des puissances industrielles...

3. A l'heure de la remise en cause tous azimut du franc CFA, de accords miniers, des divers partenariats, des accords de défense... la France n'avait d'autre choix que d'agir ainsi, pour sa propre survie.

Et avec un tel scénario, l'Afrique risque de se voir priver de sa véritable marge de manœuvre pour prendre en main son destin et décoller avec ses propres moyens.

Enfin, après Nicolas Sarkozy, le vrai le vrai futur cauchemar de l'Afrique de l'Ouest risque d'être François Hollande.

En ayant assisté sans rien à dire à l'assassinat de Kadhafi qui était le seul porteur d'un véritable projet sur l'union africaine, les actuels dirigeants du continent noir ont finis de brader l'Afrique.

Samy MUSAMPA BATENABABO
KONGOLO KATOLO
UDPS/Belgique