Plusieurs dizaines d'opposants congolais, 150, selon la police, et "au moins 300" selon les organisateurs, ont manifesté vendredi après-midi à Bruxelles pour protester contre le dialogue envisagé par le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et l'éventuelle participation du principal parti d'opposition, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi, afin de maintenir l'actuel chef de l'Etat au pouvoir.
"Stop au dialogue", "stop au glissement" (qui semble désormais inéluctable des élections prévues en RDC entre octobre 2015 et novembre 2016), étaient les slogans de cette manifestation, a constaté l'agence Belga.

Les opposants se sont rassemblés vers 14h30 Porte de Namur avant de se diriger, bruyamment, vers le rond point Schuman, dans le quartier européen, sous les invectives de quelques femmes, partisanes déclarées de M. Tshisekedi, et avec une escorte de policiers.

Tshisekedi père et fils en position de faiblesse
Selon l'un de ses leaders, Joseph-Salomon Mbeka, qui préside le "Conseil international congolais" (CIC), la diaspora "s'oppose au projet de prolongation sans fin du pouvoir mafieux" de "Joseph Kabila", qu'elle appelle "Hyppolite Kanambe", un nom à consonance rwandaise.

Les manifestants dénonçaient aussi le "projet de dialogue dans lequel on embarque de force Etienne Tshisekedi par abus de faiblesse par une petite bande de jeunes aventuriers voulant juste faire un coup pour se faire du pognon sur le dos de la misère endémique du peuple congolais".
M. Mbeka a en particulier critiqué le fils du président de l'UDPS, Félix, qui serait selon lui prêt à accepter le poste de Premier ministre dans le cadre d'un gouvernement de transition. "Cela veut dire qu'il (Felix Tshisekedi) accepte que Kabila reste au pouvoir", a-t-il souligné.
SAMY MUSAMPA BATENA BABO
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Dynamique UDPS Liege/Federation BELUX