Le président Joseph Kabila a annoncé lundi 9 novembre aux diplomatiques accrédités en RDC son intention de convoquer incessamment le dialogue national, avec ou sans médiation internationale. Cette médiation constitue pourtant la condition majeure posée par le principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

Joseph Kabila pense qu’après 50 ans d’indépendance, les Congolais sont capables de dialoguer avec ou sans la médiation étrangère, compte tenu du caractère souverain du processus électoral, a rapporté le doyen du corps diplomatique et ambassadeur du Cameroun en RDC, Chungong Ayafor, au sortir de la rencontre avec le chef d’Etat congolais.

«Lui-même a (évoqué) le sujet (NDLR : de la médiation internationale) en indiquant que ce n’est pas un point de blocage. A notre entendement, c’est possible comme ce n’est pas possible», a poursuivi le diplomate camerounais.

Néanmoins, Joseph Kabila souhaite un dialogue inclusif devant se tenir sur le sol congolais, a précisé Chungong Ayafor dans cet extrait sonore:

Intervenant vendredi 6 novembre sur Radio Okapi, Bruno Tshibala, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social, a affirmé que le parti d’Etienne Tshisekedi attendait plutôt le dialogue politique qui serait convoqué par un médiateur international neutre, à designer par le Secrétaire général de l’Onu.

«Nous n’irons pas au dialogue convoqué par M. Kabila pour lui permettre un glissement quelconque qu’on ne veut d’ailleurs pas entendre à l’UDPS», avait-il martelé.

Les parlementaires informés

Le chef de l’Etat a donc communiqué aux ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques accrédités en RDC les conclusions des consultations qu’il avait entamées en juin dernier en vue du dialogue national. Il avait annoncé les mêmes conclusions récemment aux participants à la réunion interinstitutionnelle.

Le contenu de cette réunion a été communiqué à huis-clos, ce même lundi, aux sénateurs et députés par les présidents des deux chambres du Parlement.

Il a été question de transmettre aux députés et sénateurs les grandes lignes des matières à traiter au cours de ce dialogue. Ces matières portent notamment sur :

  • l’enrôlement des nouveaux majeurs
  • la confection d’un calendrier électoral consensuel
  • les moyens financiers à mettre à la disposition de la Ceni
  • la sécurisation de prochaines élections.