immokasaiterre

Campagne électorale: pas encore la vitesse de croisière

Commencée jeudi 29 juin dernier à minuit, la campagne électorale n’a pas encore pris sa vitesse de croisière. Elle connaît même déjà quelques difficultés ça et là. Certains partis politiques en appellent à l’autorité publique pour une bonne sécurisation de cette opération préélectorale, rapporte radiookapi.net

A Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Occidental, deux jours après le lancement officiel de cette campagne, la ville n’a montré aucun signe probant du démarrage de cette activité. Deux candidats seulement ont essayé de donner le ton le vendredi dernier par des caravanes motorisées et autres tapages. Samedi, ils n’ont plus donné signe de vie. Les rares photos de candidats affichées en ville ont presque totalement disparu. Certains responsables chargés de campagne déclarent avoir été agressés dans certains coins de la ville. D’autres affirment qu’ils fignolent encore leurs stratégies. D’autres disent attendre encore les résultats des concertations politiques amorcées à Kinshasa.

A Goma, au Nord-Kivu, ce sont les étudiants de l’Université de cette ville qui sont montés au créneau. Ils ne veulent plus des tapages de campagne électorale sur leur campus. Pour cela, ils ont chargé leur brigade de surveiller les alentours de leur établissement pour que désormais plus aucun candidat ne vienne troubler leur quiétude. Dans un communiqué signé le 1er juillet par le «ministre» de la Défense du collège des étudiants de cette université, il est même souligné que l’Université est apolitique.

Dans la capitale du pays, si Pierre Pay Pay, candidat à la présidentielle, a annoncé ses couleurs en lançant sa campagne samedi au siège de son parti situé dans le quartier Mont-Fleury, dans la commune de Ngaliema, les militants du Parti Lumumbiste Unifié (PALU), le parti d' Antoine Gizenga ont été l’objet de provocations par des «parlementaires debout» au niveau de la 12ème rue à Limete. C'était vendredi, alors qu'ils posaient leurs affiches et calicots de propagande. D’après le premier secrétaire permanent adjoint de ce parti politique, Godefroid Mayobo, deux militants du PALU ont été blessés. Ce parti exige ainsi que l'Etat congolais veille à la sécurité de ses dirigeants et ses membres, faute de quoi, il le fera lui-même.

A propos de ce genre de comportement, à Lubumbashi, dans la province du Katanga, le gouverneur Urbain Kisula Ngoie veut prévenir tout dérapage. Il met en garde les candidats qui déchirent les affiches de leurs concurrents. Il l’a signifié dimanche au bâtiment du 30 juin lors d’une séance de restitution des directives reçues du ministère de l’Intérieur sur le déroulement des élections et le comportement des candidats.

c'est de cette manière que nous devons punir les gens qui veulent passer à la mangeoire en enlevant les affiches partout sur l'etendue de la RDC,nous devons savoir que tous les candidats aux élections sont des traitres de la nation et participent à la derstruction de notre pays par la fraude électorale: il est temps de les frapper pour qu'ils comprennent que le Congo a son maître et ce n'est pas un bien à vendre.

Samy MUSAMPA BATENA BABO    Dynamique de Liege

Mail:sammusampa@hotmail.com