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UDPS Liège

Journal de la dynamique section UDPS Liège

25 avril 2008

Bas-Congo : Un ruban noir en signe de boycottage de la caravane de la paix

Nouvel article à publier‏
De : mantoto bula (bula_mantoto@yahoo.fr)
Envoyé : mardi 22 avril 2008 18:58:34
À : Sammusampa@hotmail.com

Salut Sam,

J'espère que tu te portes bien. Voici un nouvel article à publier si possible. Merci d'avance.

Blaise


Bas-Congo : Un ruban noir en signe de boycottage de la caravane de la  paix

Au moment où la flamme olympique a du mal à se frayer son chemin à Paris, Londres, New Delhi, Islamabad, USA etc  au Congo-Kinshasa Denis Kalume, le ministre de l’intérieur de Joseph Kabila se prépare à donner le coup d’envoi d’une caravane de la paix à travers les grands centres du Kongo-central (Bas-Congo)

N’est-ce pas une insulte que d’organiser cette caravane aux allures plutôt triomphalistes ? N’est-ce pas cracher sur toutes ces morts innocentes jetées dans le fleuve ou encore enterrées sans dignité aucune dans des fosses communes au moment où les bourreaux de ces victimes vivent en toute impunité ? Quel culot pour Kabila, Denis Kalume, le gouvernement congolais… d’organiser une telle caravane après avoir incendié de centaines de maisons de Ne Kongo et condamnés ceux-ci  à  l’errance ou à une vie primitive dans la forêt ?   Quelle incongruence,  que de chercher à y associer Ne Muanda Nsemi dont le mouvement a été proscrit, et ses frères ainsi que ses sœurs Ne Kongo  massacrés, violés, pillés … ?

S’il faut considérer l’indifférence dont ont fait montre les gouvernements congolais successifs depuis 2002 à ce jour face aux massacres récurrents d’adeptes de Bundu dia Kongo (BDK) ;

S’il faut se rendre compte de la décision du gouvernement Gizenga d’interdire  ce mouvement au cours d’un conseil de ministres tenu à Matadi en terre Ne Kongo sous la direction de Joseph Kabila, sans aucune pensée ou observation d’une minute de silence en hommage aux victimes innocents ;

S’il faut constater qu’au moment où Denis Kalume s’affaire à lancer cette caravane, les bourreaux de toutes ces victimes Ne Kongo cités pourtant dans différents rapports internationaux (Monuc, Human Rights Watch,… ) continuent à vivre en toute  quiétude  pendant que la chasse aux adeptes de BDK et assimilés se poursuit comme le dénoncent les réseaux locaux de défense des droits de l’homme (Reprodhoc et Renadhoc ) :

Quand  Joseph kabila de concert avec son ministre de l’intérieur Denis Kalume  déversent tout un contingent militaire dans lequel se trouve des soldats étrangers notamment rwandais et angolais pour maintenir le Kongo Central en état de siège et condamnés ses fils et filles à  l‘ errance ;

S’il faut constater que le gouvernement parallèle de Joseph Kabila sous la direction de Denis Kalume ait réussi à faire disparaître nuitamment toute trace   de fosses communes d’adeptes de BDK et assimilés découvertes à Manterne près de Boma ;

Bref, toutes ces incohérences du gouvernement central congolais amènent à constater que cette caravane, c’est de la poudre aux yeux. Comment donc inviter symboliquement la population à la paix et " dépêcher à la fois un millier d’hommes en uniforme (policiers de la Pir, la Garde républicaine basée à Mbanza- Ngungu, d’autres unités des Fardc et d’autres venus d’Angola comme vient de l’indiquer récemment M. Pamphile Mbwangi  secrétaire exécutif du Réseau provincial des Ongdh du Bas-Congo,(Reprodhoc), ? "

Comme on peut le constater le plan machiavélique de Kabila et sa bande contre la province du Kongo Central et ses ressortissants n’a pas été mis au frigo contrairement aux intentions de paix affichées. Il appartient donc au peuple Ne Kongo de ne pas se laisser prendre au piège si joliment tendu par ceux qui foulent aux  pieds sa tradition humaniste et de respect pour les morts.

En réponse à cette profanation et cruauté vis-à-vis du peuple Ne Kongo, celui-ci, toute tendance confondue, doit impérativement boycotter cette caravane soit disant de la  paix. Aussi doit-il arborer une banderole noire à l’entrée de la province, de ses centres urbains et ses villages en signe de deuil et de boycottage de cette caravane contre productive. Dans le même ordre d’idées, l’appel est aussi à lancer à nos sœurs et frères résidants au Kongo central comme à Kinshasa  de porter ostensiblement   un ruban noir  pour dénoncer les violations de droits humains non seulement au Kongo central, mais  aussi au Kivu, Equateur, Kasaï occidental et oriental, province orientale, Bandundu, Katanga et Kinshasa.

Aussi convient-il encore de lancer un appel en direction de Ne Muanda Nsemi "  N’longi a Kongo " à  se désolidariser de ce projet humiliant de « caravane soit disant de la paix » et de se  concentrer à son initiative de traduire le gouvernement congolais devant la Cour Pénale Internationale. Cette initiative, c’est aussi un autre ruban noir  à apporter à cette cour le moment venu.

Blaise B. Mantoto
Courriel : bula_mantoto@yahoo.fr

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14 avril 2008

Ne Muanda Nsemi avec Les Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI‏:Rencontrele samedi 12/04/2008

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D9Photo des compagnons d'Etienne Tshisekedi après leur rencontre avec Ne MUANDA NSEMI

CHERS COMPATRIOTES?

Nous avons été réçu par Monsieur Ne Mwanda Nsemi le samedi 12 avril 2008 chez lui à Macampagne.A cette occasion  nous lui avons donné notre communiqué comndanant ce qui est arrivé au Bas- Congo et ANNONCANT la GRANDE MARCHE le 25 JUIN 2008 qui partira du Rond Point  Victoire jusqu'à la PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE contre la VIE CHERE,MAUVAIS SALAIRE,SOUFFRANCE et LA MAUVAISE GESTION DU PAYS PAR l'Alliance pour la Majorité Présidentielle.Il était content de nous récevoir et nous également.

RAOUL NSOLWA MUYE

081 81 13 009

raoulnsolwa@yahoo.fr

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12 avril 2008

Discours de Thomas SANKARA

Discours de Thomas SANKARA

La patrie ou la mort

Discours de Thomas SANKARA à Addis-Abeba, le 29 Juillet 1987, quelques mois avant sa mort.

Au sujet du fonctionnement de l’OUA

C’est pourquoi je voudrais proposer, Monsieur le président, que nous établissions un barème de sanctions pour les chefs d’États qui ne répondent pas présents à l’appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent régulièrement, comme nous par exemple, (rires de l’assistance et regard sage de Yasser Arafat) puissent être soutenus dans certains de leurs efforts. Exemple : les projets que nous soumettons à la BAD, la Banque africaine de développement doivent être affectés d’un coefficient d’africanité (applaudissements). Les moins africains seront pénalisés. Comme cela tout le monde viendra aux réunions ici...

Au sujet de la dette des pays africains

Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par ses origines. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme . Ceux qui nous ont prêté de l’argent, ce sont ceux-là qui nous ont colonisés. Ce sont les mêmes qui géraient les États et les économies. Ce sont les colonisateurs qui endettaient l’Afrique auprès des bailleurs de fonds, leurs frères et cousins (regards approbateurs de Kenneth Kaunda et attentifs de Samora Machel).

Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer.

La dette, c’est encore les néocolonialistes ou les colonisateurs qui se sont transformés en assistants techniques. En fait, nous devrions dire qui se sont transformés en assassins techniques. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des bailleurs de fonds, un terme que l’on emploie chaque jour comme s’il y avait des hommes dont le bâillement suffisait à créer le développement chez d’autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des montages financiers alléchants, des dossiers. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous a amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.

Mais la dette, sous sa forme actuelle, contrôlée et dominée par l’impérialisme, est une reconquête savamment organisée, pour que l’Afrique, sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. On nous dit de rembourser la dette. Ce n’est pas une question morale, ce n’est point une question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser.

Monsieur le président, nous avons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu’elle est intervenue ici même. Elle a dit, elle qui est européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. Je voudrais simplement la compléter et dire que la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également.

Ceux qui nous ont amenés...ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme dans un casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue. (Applaudissements)

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé.

On parle du Plan Marshall qui a refait l’Europe économique. Mais l’on ne parle pas du Plan africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes hitlériennes lorsque leurs économies étaient menacées, leurs stabilités étaient menacées.

Qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique.

On en parle très peu. On en parle si peu que nous ne pouvons, nous, être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas chanter nos louanges, nous en avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l’Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du nazisme.

La dette, c’est aussi la conséquence des affrontements. Et lorsque on nous parle aujourd’hui de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n’est pas venue de façon subite. La crise existe de tout temps et elle ira en s’aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leurs droits face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd’hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus. Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l’Afrique. Il y a crise parce que face à ces richesses individuelles que l’on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos et dans les bas quartiers. Il y a crise parce que les peuples partout refusent d’être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte et l’exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoir financier à s’inquiéter.

On nous demande aujourd’hui d’être complices de la recherche d’un équilibre. Équilibre en faveur des tenants du pouvoir financier. Équilibre au détriment de nos masses populaires. Non ! Nous ne pouvons pas être complices. Non ; nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leurs démarches assassines.

Monsieur le président : Nous entendons parler de clubs, club de Rome, club de Paris, club de Partout. Nous entendons parler du groupe des cinq, des sept, du groupe des dix, peut-être du groupe des cent, que sais-je encore ? Il est normal que nous créons notre club et notre groupe. Faisons en sorte que dès aujourd’hui Addis-Abeba devienne également le siège, le centre d’ou partira le souffle nouveau : Le Club d’Addis-Abeba.

Nous avons le devoir aujourd’hui de créer le front uni du Club d’Addis-Abeba contre la dette. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons dire aux autres, qu’en refusant de payer, nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse mais au contraire dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique. Mais Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe. Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d’Addis-Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saura être payée. Quand nous disons que la dette ne saurait être payée ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n’y a pas la même morale.

La Bible, le Coran, ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité. Il faudra qu’il y ait deux éditions de la Bible et deux éditions du Coran. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle de dignité. Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle du mérite de ceux qui paient et de perte de confiance vis-à-vis de ceux qui ne paieraient pas. Nous devons au contraire dire que c’est normal aujourd’hui. Nous devons au contraire reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre quand il vole ne commet qu’un larcin, une peccadille tout juste pour survivre et par nécessité. Les riches, ce sont eux qui volent le fisc, les douanes et qui exploitent les peuples.

Monsieur le président, ma proposition ne vise pas tout simplement à provoquer ou à faire du spectacle. Je voudrais dire ce que chacun de nous pense et souhaite. Qui ici ne souhaite pas que la dette soit purement et simplement effacée ? Celui qui ne le souhaite pas, il peut sortir, prendre son avion et aller tout de suite à la banque mondiale payer. Nous tous le souhaitons. (rires et applaudissements)

Ma proposition n’est pas non plus... Je ne voudrais pas qu’on prenne la proposition du Burkina Faso comme celle qui viendrait de la part de jeunes sans maturité, sans expérience. Je ne voudrais pas non plus qu’on pense qu’il n’y a que des révolutionnaires à parler de cette façon. Je voudrais qu’on admette simplement que c’est l’objectivité et l’obligation. Et je peux citer, dans les exemples de ceux qui ont dit de ne pas payer la dette, des révolutionnaires, comme des non révolutionnaires, des jeunes comme des vieux. Je citerai par exemple, Fidel Castro a déjà dit de ne pas payer, il n’a pas mon age, même s’il est révolutionnaire. Mais je pourrais citer également François Mitterrand qui a dit que les pays africains ne pouvaient pas payer, les pays pauvres ne peuvent pas payer. Je pourrais citer madame le premier ministre...je ne connais pas son age et je m’en voudrais de le lui demander. Mais...(rires) c’est un exemple. Je voudrais citer également Félix Houphouët Boigny, il n’a pas mon age. Cependant il a déclaré officiellement et publiquement, du moins pour ce qui concerne son pays, la Côte d’Ivoire ne peut pas payer. Or, la Côte d’ivoire est classée parmi les pays les plus aisés d’Afrique, au moins d’Afrique francophone. C’est pourquoi il est normal qu’elle paye plus, en contribution, ici (éclats de rires).

Mais, Monsieur le Président, ce n’est donc pas de la provocation. Je voudrais que très sagement vous nous offriez des solutions. Je voudrais que notre conférence adopte la nécessité de dire clairement que nous ne pouvons pas payer le dette, non pas dans un esprit belliqueux, belliciste, ceci, pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner. Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serais pas là à la prochaine conférence. Par contre, avec le soutien de tous, dont j’ai besoin, (applaudissements) avec le soutien de tous, nous pourrons éviter de payer. Et en évitant de payer nous pourrons consacrer nos maigres ressources à notre développement.

Et je voudrais terminer en disant que chaque fois qu’un pays africain achète une arme, c’est contre un Africain.

Ce n’est pas contre un Européen, ce n’est pas contre un Asiatique, c’est contre un Africain. Par conséquent nous devons également dans la lancée de la résolution de la question de la dette trouver une solution au problème de l’armement. Je suis militaire et je porte une arme. Mais Monsieur le président, je voudrais que nous nous désarmions. Parce que moi je porte l’unique arme que je possède, d’autres ont camouflé les armes qu’ils ont. (rires et applaudissement)

Alors, chers frères, avec le soutien de tous, nous pourrons faire la paix chez nous. Nous pourrons également utiliser ses immenses potentialités pour développer l’Afrique parce que notre sol et notre sous-sol sont riches. Nous avons suffisamment de bras et nous avons un marché immense, très vaste du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Nous avons suffisamment de capacité intellectuelle pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pourrons les trouver.

Monsieur le président, faisons en sorte que nous mettions au point ce front uni d’Addis-Abeba contre la dette. Faisons en sorte que ce soit à partir d’Addis-Abeba que nous décidions de limiter la course aux armements entre pays faibles et pauvres. Les gourdins et les coutelas que nous achetons sont inutiles. Faisons en sorte également que le marché africain soit le marché des Africains : produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin et consommons ce que nous produisons au lieu de l’importer. Le Burkina Faso est venu vous exposer ici la cotonnade, produite au Burkina Faso, tissée au Burkina Faso, cousue au Burkina Faso pour habiller les Burkinabé. Ma délégation et moi-même, nous sommes habillés par nos tisserands, nos paysans. Il n’y a pas un seul fil qui vienne de l’Europe ou de l’Amérique. (applaudissements) Je ne fais pas un défilé de mode mais je voudrais simplement dire que nous devons accepter de vivre africain. C’est la seule façon de vivre libre et de vivre digne .

Je vous remercie, Monsieur le président.

La patrie ou la mort, nous vaincrons. (applaudissements nourris)

Posté par ngstephane à 15:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2008

Aperçu: Interdit, Bundu dia Kongo plus fort que jamais

Aperçu: Interdit, Bundu dia Kongo plus fort que jamais

Un nouvel article‏
De : mantoto bula (bula_mantoto@yahoo.fr)
Envoyé : mercredi 9 avril 2008 17:02:23
À : sammusampa@hotmail.com

Salut Sam,
j'espère que tu vas bien. Voici un nouvel article à publier si possible. Merci d'avance. Blaise



Interdit, Bundu dia Kongo plus fort que jamais
L’interdiction du mouvement Bundu dia Kongo (BDK) décidée par le gouvernement congolais dernièrement à Matadi, n’a pas été une surprise pour nombre d’observateurs avertis. Après une campagne de diabolisation tous azimuts à l’échelle tant nationale qu’internationale, Joseph Kabila, Denis Kalume, John Numbi, Raus Chalwe… doivent-ils se targuer d’avoir réussi leur mission de sape contre BDK ?
N’ont-ils pas vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué ?
C’est clair, ils l’ont vendu précipitamment en retirant en toute illégalité et unilatéralement l’agrément de fonctionnement accordé à ce mouvement, sans se référer à la loi sur le fonctionnement des associations culturelles, réservant cette compétence aux cours et tribunaux.
Quoi qu’il en soit BDK interdit est plus fort que jamais. Les idées défendues par ce mouvement traduisent les aspirations de tout un peuple. Et ces idées ne pourront pas être anéanties par les roquettes, lance-flammes, armes de guerre utilisées par Joseph Kabila et ses vassaux Denis Kalume, John Numbi, Raus Chalwe contre les populations civiles au Kongo central.
L’occasion donnée à Ne Muanda Nsemi de s’exprimer devant l’assemblée nationale à la suite de la question orale initiée par le député Kiakwama a permis aux congolais de tous les horizons ethniques de se retrouver dans les revendications présentées par BDK.
Quel développement pour nos provinces si elles ne disposent d’une enveloppe budgétaire conséquente pour subvenir à leurs besoins cruciaux ? la question de rétrocession de 40% aux provinces, la part de provinces dans les richesses naturelles parsemant leur sol et sous-sol, la priorité donnée aux autochtones en matière d’embauche pour juguler le chômage notamment des jeunes et lutter contre l’exclusion injustifiée des cadres ressortissants de nos provinces dans les entreprises implantées dans leurs territoires respectifs, les tracasseries policières incessantes, les injustices de toutes sortes, l’impartialité de la justice, la présence d’une police plutôt politique dans nos provinces opérant comme en territoire conquis dans l’irrespect des traditions, cultures et langues locales, en outre, conditionnée pour la traque des citoyens défendant des idées contraires aux dogmes du pouvoir …
A ce jour, nombre de provinces au Congo-Kinshasa sont confrontés à de degrés divers à tous ces problèmes. Cela explique entre autre le fait que la prestation du leader de BDK devant l’assemblée nationale ait convaincu le peuple congolais dans son ensemble sur la justesse de la lutte entreprise par son mouvement face à un pouvoir déterminé à réduire au silence l’opposition sur toute l’étendue du pays.
Il faut reconnaître que cet examen oral réussi par le député national Ne Muanda Nsemi, permet aujourd’hui à l’opinion nationale congolaise de se rendre compte du plan machiavélique orchestré par Joseph Kabila et ses vassaux pour discréditer le leader de BDK et le crucifier comme cela a été le cas pour d’autres dignes filles et fils du Congo-Kinshasa.
Finalement, l’opinion congolaise ayant compris la pertinence du combat mené par BDK s’est opposé à la levée de l’immunité parlementaire du leader de ce mouvement. Et par la même occasion, elle élève désormais le chef de BDK au rang des fils du Congo digne de ce nom, sur lesquels non seulement la province du Kongo central mais aussi le pays dans son ensemble peuvent compter dans la lutte pour la renaissance d’un Congo nouveau où la devise « l’unité dans la diversité » ou « la diversité au profit de l’unité » recouvrira tout son sens.
Quand l’assemblée nationale constituée majoritairement de Kabilistes se prononce entre autre pour une table ronde au Kongo central et contre la levée de l’immunité parlementaire du leader de BDK, on ne peut qu’en déduire, interdit BDK est plus fort que jamais.
En dépit de cette prise de position de l’assemblée nationale, il est évident que rien est acquis dans un pays où habituellement les recommandations ne sont pas suivies d’effets ou tout simplement « broyées » par une machine exécutive toute puissante.
En réaction à ces agissement du pouvoir exécutif congolais devenus monnaie courante, l’initiative du leader de BDK de saisir la cour pénale internationale (CPI) et les Nations Unies à la fois pour le massacre des populations du Kongo Central de 2002 à 2008 et l’impunité de ses commanditaires, quelque soit la complexité de la procédure, montre la détermination de BDK à poursuivre sa lutte en dépit d’entraves de toutes sortes. Trois fosses communes viennent d’être découvertes entre Boma et Matadi ainsi que des corps sur le fleuve Congo. D’autres preuves irréfutables sont entrain d’être rassemblées. C’est aussi en cela qu’interdit, BDK est plus fort que jamais.
C’est clair, sa lutte, ses idées, ses revendications justes partagées aujourd’hui par nombre de provinces et de congolais ne pourront être brisées par aucune arme quelque soit la puissance et la portée de celle-ci. C’est dire qu’interdit, BDK est plus fort que jamais.
Blaise B.Mantoto
Courriel : bula_mantoto@yahoo.fr

Samy Musampa Batena Babo
Liège
Belgique
Notre E-mail: sammusampa@hotmail.com
Notre Blog : http://udpsliege.afrikblog.com/

Posté par ngstephane à 17:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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